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barres deux à deux avec des anneaux courts. Cette méthode a le grand avantage d’avoir été mise en pratique dans les grands ponts en usage en Angleterre, qui tous sont faits de cette manière; il semble cependant qu’appliquée aux câbles suspenseurs , il devrait en résulter un frottement dans les parties d’assemblage, qui pourrait faire écailler les vernis , et les exposer ainsi à l’action de l'air; mais, comme amarres , elle est à l’abri de cet inconvénient , et , sous ce point de vue , me paraît devoir mériter la préférence. Un autre moyen plus simple et plus ' économique , et présentant à peu de chose près la même sécurité, consiste à replier les barres par le bout en forme de crochet, à F extrémité extérieure duquel on forgera un bourrelet ; lorsque les barres seront en place, enfilées les unes dans les autres (Fig. XXI), on serrera les crochets avec des liens en fer, au moyen d’une clavette ou de deux écrous , en veillant à ce que les parties du fer portent bien exactement les unes sur les autres; que les anneaux ne soient pas trop lai’ges, tant pour éviter le porte à faux, que le redressement des parties, qui, portant sur les angles, finirait par faire allonger la chaîne. Ces cordes ou chaînes seront fixées au cadre de tension , avec les mêmes précautions que les câbles; il sera bien de disposer les points d’attache, de manière que ces cadres ne soient pas trop découpés par les
EN FIL I)E FER
trous , qui ne devront pas être faits au moyen d’un noyau en fondant la pièce , mais bien percés après , pour éviter les bulles d’air qui se dégagent quelquefois des noyaux pendant qu’on coule les pièces, et occasionnent des parties vides connues des fondeurs sous le nom d 'emoufjlures. Revenons à notre exemple; l’effort total de3ooookil. étant divisé sur chacun des côtés, se réduit à i5ooo ; nous avons vu que la résistance de la fonte de fer était de 5o kil. par ligne carrée , nous aui’ons donc besoin de 3oo lignes de fonte pour avoir la même résistance que les câbles ou les amarres. Comme nous avons besoin d’une certaine distance entre les câbles et les amarres, pour serrer ou desserrer les écrous, nous ferons fondre une masse de fer ARCD {Fig. IX) , de 1 8 pouces de hauteur, 8 de large dans le haut, et i4 dans le bas, et de 1 8 lignes d’épaisseur ; nous ferons percer, dans la direction des câbles et des amarres, des trous EFGH d’un pouce de diamètre , disposés comme on voit sur la figure, sur un carré d’un pied de côte. Il est évident que l’effort tendra à faire rompre la plaque dans les directions EF, GH; calculons donc si elle pourra résister.
La section GH , la plus faible , étant d’un pied sur 18 lignes, présente une surface de 2592 lignes; le levier IH étant de 6 pouces, comparé à 9 lignes, ou comme 72 : 9, réduit cette quantité à 324, un peu plus grande que celle dont nous avions besoin.
DES POJVTS
Quant aux amarres des culées, comme elles agissent dans le sens de la longueur , il ne sera question que de diviser les i5ooo par i5o, ce qui nous donnera , comme pour les amarres , ioo lignes, ou deux barres de 7 lignes carrées, que pour plus de sûreté on portera à 8 ou 10, si l’on a quelque crainte sur la qualité du fer.