‹ Des Prédominances Symptomatiques et Anatomo-Pathologiques dans la Paralysie Générale et dans la Sénilité CérébraleChapitre 19 sur 48 · SAUT · texte numérisé non relu

SAUT

7 mars 1909. La sœur a remarqué que la malade était très affaissée, qu’elle bavait. On n’a pas constaté de crise. Nuit extrêmement agitée.

45 mars. Rétention d'urine. Cathétérisme. « Age?» « Soixante-neuf ans ». (Profession? » « J'étais choriste. »

27 mai. Hier, crise épileptiforme dans le bain limitée à l’hémiface gauche et au bras gauche. Cette nuit, deux nouvelles crises. Pas de morsure de la langue; a uriné et déféqué sous elle. Ce matin, bras gauche paraît un peu plus inhabile que le droit. Réflexes patellaires vifs, paraissent égaux. Babinski?

3 juin 4909. « Je suis Breton, voilà mon camélia.… C'est le duc... le petit duc, vieux salaud! » « Date? » «En 69.. Nous sommes au printemps. Je suis ici depuis un siècle puisque je suis l'écho... Monsieur X... m'a mangé mon caoutchouc ce matin... » (grossièretés).

5 juin 4909. Othématome.

2 juillet. Ictus épileptiforme ce matin, à trois heures. A la visite, tremblements convulsifs généralisés; raideur généralisée, plus accusée à droite. Pas de résidu moteur.

28 juillet. Extrèmement agitée, bain prolongé, déchire tout.

4 septembre. Zona intercostal gauche, au niveau de la glande mammaire. La malade prétend ne pas souffrir. Continuellement agitée. Bains prolongés.

30 septembre. A eu une crise dans le bain avec perte de connaissance, quelques vomissements, miction involontaire.

Au moment de la contre-visite, la malade est insensible à toute excitation extérieure; tête fortement fléchie en bas et à gauche, et les yeux tout déviés dans le même sens. La tête est animée de secousses cloniques, surtout dues à la contraction du sterno-scléido-mastoïdien des deux côtés. Secousses dans bras et jambe gauches, de faible amplitude, peu rapides; on peut en compter cent environ à la minute.

23 décembre. Ictus épileptiforme. Secousses dans l’avant-bras gauche et surtout le pouce gauche. Quelques secousses aussi à la face, prédominance à l’hémiface gauche, secousses peu accusées.

28 décembre. À eu pendant la nuit plusieurs crises épileptiformes, avec convulsions généralisées (pas de prédominance d’un côté au dire de la sœur), pas de résidu parétique.

29 décembre. À eu hier et cette nuit quelques crises épileptiformes,

ER TNRE

mais d'intensité modérée. Ce matin, on constate un degré très net de parésie dans le côté gauche. Maladresse très nette dans le membre supérieur gauche; quand on dit à la malade de donner la main gauche, elle ne peut y parvenir et va chercher la main gauche avec la main droite. Néanmoins quelques mouvements sont possibles, mais d'une amplitude très diminuée. Raideur du membre inférieur gauche; conservation de quelques mouvements.

Réflexe rotulien également vif des deux côtés, pas de trépidation épileptoïde rotulienne ni plantaire.

Diminution de la sensibilité à gauche. L’insensibilité plantaire gauche empêche la recherche du Babinski. La sensibilité plantaire à droite est normale; la piqûre produit une réaction dans tout le membre.

5 mars 4910. « Je vous dis que je n'existe pas (spontanément). Personne n'existe ». Agite la main droite, parésie du bras gauche, réflexes très vifs au membre supérieur gauche, réflexe rotulien très vif des deux côtés. Pas de Babinski,

21 avril. Hier, secousses convulsives à la face, aux membres gauches. Ce matin, rien à la face. Membre supérieur gauche parésié, presque inerte. Réllexe olécranien très vif, membre inférieur gauche, pas de parésie; réflexe rotulien très vif.

12 mai. Accidents convulsifs hier et cette nuit. Ce matin, attitude en chien de fusil, sensibilité plantaire très émoussée.

30 mai. Au membre supérieur gauche, persistance d’une parésie spasmodique; légère parésie faciale gauche.

Membres inférieurs : Il ne paraît pas exister de parésie. Réflexe des orteils nul. Pas d’eschare. Langage très réduit.

11 juin. Crise épileptiforme, secousses convulsives dans tout le côté gauche; prédominance dans le membre inférieur et dans l'hémiface. Dans le membre supérieur, pas de secousses. Le bras est raide; de plus, soulevé, il retombe lourdement sur le plan du lit. Réflexes radiaux et rotuliens très viis des deux côtés, avec prédominance à gauche. Les secousses convulsives dans le membre inférieur provoquent l'extension de l’orteil.

27 juin. L'hémiparésie du côté gauche, avec prédominance dans le membre supérieur persiste. Doigts fléchis, avec pouce en dedans. Cette paralysie partielle durable est à retenir et sera à vérifier anatomiquement.

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