‹ Des Prédominances Symptomatiques et Anatomo-Pathologiques dans la Paralysie Générale et dans la Sénilité CérébraleChapitre 29 sur 48 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

Marche possible; un peu raide; talonne légèrement; pas de Romberg. Réflexes patellaires exagérés. Babinski en flexion.

20 avril. Ponction lombaire; liquide eau de roche, pression 3. Précipité albumineux, très nombreux lymphocytes.

42 mai. Garde le lit parce qu’elle tombe à chaque pas. Marche possible, mais talonnante, chancelante, ébrieuse ? Démence béate. Gàtisme intermittent. -

23 septembre. Rétention d'urine, cathétérisme et jours suivants jusqu’en octobre.

43 novembre. Eschares fessières. Diarrhée.

1% décembre. Cachexie rapide.

8 janvier 1908. Décès.

Ogservarion XXXII

Femme, quarante-sept ans. Paralysie générale. Légers troubles de la marche.

Résumé.

Nathalie T..., quarante-sept ans, bonne, est entrée à l’Asile le 45 novembre 1906 et y est décédée le 25 février 1908.

Etat mental : Affaiblissement intellectuel ; troubles hypocondriaques. Bienveillance. Pas de délire. Déclare ne pas avoir eu la syphilis.

Etat physique : P. D. => P. G. en myosis; le réflexe lumineux est aboli. Tremblement de la langue. Embarras de la parole. Tremblement des mains. Pas de troubles de la marche à l'entrée. Réflexes patellaires viis. Néoplasme de l'utérus.

Mars 1907. Malade alitée à cause de son néoplasme. Se lève péniblement; marche lente, incertaine. Se plaint de vertiges; mais anémie très intense. Pas de troubles nets de l'équilibre. Evolution sans ictus.

Ogservarion XXXIII

JRiésumé., — Femme, cinquante-six ans. Paralysie générale. Troubles de la marche.

P... femme T..., cinquante-six ans, est entrée à l’Asile le 11 novembre 1906 et y est décédée le 25 février 1909.

Certificat d'entrée : Paralysie générale progressive.

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Antécédents héréditaires : Père et mère morts âgés. Six frères ou sœurs : un frère mort à trois ans, les autres bien portants.

Antécédents personnels el histoire de la maladie : Mariée une première fois, son mari, noceur, serait mort « des femmes et de la boisson ». Remariée il y a cinq ans. Pas d’enfants.

A toujours été sobre; a toujours été « d’une riche conduite ». Fièvre typhoïde vers trente-cinq ans. A la suite, est restée faible d'esprit.

Son mari s’est aperçu qu’elle perdait les idées depuis longtemps. Depuis cinq à six mois, incapable de tout travail, bonne à rien.

12 novembre. « Je m'appelle P... J'ai trente-trois, quarante, trentesix ans ». Embarras excessif dela parole. Incapable de faire une phrase. Ne sait ni le jour ni le mois. «Je suis contente ». Rit; reconnait et nomme les objets usuels : une montre, une clé.

Examen somatique : Rien au niveau de l'appareil pulmonaire, cireulatoire, de l'abdomen. Traces d'albumine dans les urines. Pas de troubles de la motilité oculaire. Pupilles égales, mydriase; réflexe pupillaire à la lumière existe. Acuité auditive normale. Secousses dans l’orbiculaire des lèvres. Tremblement fibrillaire de la langue. Embarras excessif de la parole qui est trainante, bredouillée.

Pas de troubles de la marche ni de l'équilibre. Sensibilité tactile et douloureuse conservées. Réflexes patellaires normaux et égaux.

4% novembre. «Avez-vous eu la vérole? » « Non pas certes (se fâche), j'en ai pas eu, foutre. ». Ne sait ni le jour ni le mois. « Contente ? » « Oui. »

25 juillet 1907. Troubles d’articulation phonétique très accusés.

29 novembre. La malade, très agitée, se lève la nuit, mais elle tombe très souvent en se levant; se lève brusquement, se tient debout les jambes écartées, le corps penché en avant, tête baissée, les bras éloignés du trone, le corps comme soudé; si elle veut marcher, elle se met à courir, oscillant à droite et à gauche et se précipite sur le premier point d'appui qu’elle rencontre.

25 juillet 41908. Rit niaisement. Pas d’inégalité pupillaire nette; le réflexe lumineux parait persister (?) Embarras extrême de la parole. Motilité de la face et des membres supérieurs normale. Réflectivité radiale très vive. Membres inférieurs: mouvements spontanés conservés. Réflexes patellaires abolis des deux côtés. Ne peut marcher que soutenue, Romberg ? Gàtisme.

LRO 8 janvier 1909. Furoncles, laissant des eschares se réparant lente-

ment.

25 février. Décès.

OgservarTion XXXIV

Résumé. — Femme de soixante-seize ans. Démence sénile. Troubles de la marche

Gabrielle T..., veuve B..., soixante-seize ans, est entrée à l’Asile le 26 février 1908 et y est décédée le 8 juin 1908.

Etat mental : Démence sénile; idées délirantes de persécution, de spoliation ; agitation nocturne.

Etat physique : Hypertrophie du cœur gauche. Pas de souffle. Deuxième temps aortique très retentissant. Pouls hypertendu. Pollakiurie nocturne. Traces d’albumine dans les urines. Inégalité pupillaire G. > D.; déformées; réagissent à la lumière. Hypertonicité musculaire généralisée. Marche à très petits pas; élargit le polygone. Raideur spasmodique. En se levant, la malade raidit ses membres et glisse tout d’une pièce sur le bord du lit. Rétropulsion très accentuée.

Ogservarion XXXV

Résumé. — Femme de soixante-dix ans. Démence sénile. Troubles de la marche.

Marie M..., soixante-dix ans, est entrée à l’Asile le 22 octobre 1901 et y est décédée le 17 avril 1908.

Etat mental : Démence sénile, persécutée, spoliée; revendication ; papolage.

11 septembre 1907. Coordination et équilibre; station debout possible mais pas les veux fermés ; dans ces conditions la malade est prise d'oscillations qui entraineraient une chute rapide, si on ne la soutenait.

La marche se fait le corps penché en avant; la longueur du pas est moyenne; la marche suivant une ligne droite est impossible. Pas d'asy-

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nergie cérébelleuse ; la malade monte seule sur le lit sans trop osciller. Force musculaire conservée. Réflexes rotuliens viis.

A1 avril 1908. Ictus. Paralysie gauche surtout marquée au membre supérieur, puis à la face et au membre inférieur.

47 avril. Décès.

OgservarTion XXX VI

Résumé. — Femme de soixante-douze ans. Sénilisme. Troubles de la marche. Mort par ictus

Jeanne M..., femme B..., soixante-douze ans. Date de l'entrée à l'Asile : 41 janvier 4907. Date du décès : 19 mars 1908.

Etat mental : Sénilisme; affaiblissement intellectuel sans délire, sans grande agitation; puérilisme mental.

Etat physique : Cœur, bruits mal frappés; bruit de galop gauche. Artères athéromateuses. Pas de pollakiurie; pas d’albumine ni de sucre dans les urines. Pas de troubles de la motilité oculaire. Blépharo-conjonctivite double. Réflexes patellaires normaux. Pas de trépidation rotulienne ni plantaire.

Coordination et équilibre : La marche à petits pas n’est pas très nette; légère incoordination, le membre inférieur droit reste quelques moments suspendu en l'air, oscille comme un balancier de pendule, puis vient percuter avec le bord interne du gros orteil la malléole interne du côté opposé; à ce moment-là le corps est animé de légères oscillations dans le sens latéral. La malade se tient facilement debout, les yeux fermés, mais pas sur un seul pied; elle peut marcher suivant une ligne droite; légère titubation ; elle monte sur une chaise et sur son lit avec facilité et sans brusques mouvements de propulsion soit en avant soit en arrière ; la malade, pour s’asseoir sur son lit, ne soulève pas les jambes brusquement au-dessus du lit; pas d’asynergie ni de diadococinésie.

Evolution sans incidents jusqu’au 49 mars 1908. Ictus épileptiforme. Décès.

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OBsErvaTION XXX VII

Résumé. — Femme de quatre-vingts ans. Démence sénile. Troubles de la ; marche

Jeanne F..., veuve B..., quatre-vingts ans, est entrée à l’Asile le 19 juin 1906 et y est décédée le 4 octobre 1906.

Certificat d'entrée : Démence sénile.

Rien à signaler dans l’hérédité.

Antécédents personnels : Trois grossesses normales; trois enfants; deux bien portants; un mort à dix-sept ans de tuberculose pulmonaire. Jamais de maladie grave.

Histoire de la maladie. — Le début remonterait à trois ans. La malade fut renversée par une voiture, perdit connaissance, resta huit jours avec des tremblements généralisés et une légère difficulté de la parole. Puis elle perdit la mémoire, avait des idées de ruine et de spoliation.

20 juin 1906. «Je m'appelle F... de mariage. Je crois que j'ai cinquante-sept ans... Je ne vous dirai pas en quelle année nous sommes. J'ai une centaine d'années. Je suis ici depuis une quinzaine de jours. J'avais huit enfants... J'avais une grande armoire pleine de linge ; on m'a pris Ça. J'avais une pendule, des bijoux, tout est parti... ». Reconnait et nomme les objets qu’on lui montre.

Pas de troubles de la motilité oculaire, Pupilles égales, non déformées ; réflexe à la lumière conservé. Un peu d’instabilité de la langue. Légère dysarthrie. Marche à petits pas: élargit la base de sustentation ; tendance à la rétropulsion; marche un peu raide. Réflexes patellaires existent; réflexes achilléens plutôt vifs. Babinski en flexion des deux côtés. Pas de trépidation épileptoïde.

4 octobre 1906. Décès (pneumonie).

OgBservarTioN XXX VIII

Résumé. — Femme de soixante-neuf ans. Démence sénile, Troubles de la marche (Marche de P, Marie et Catola)

Catherine P..., femme G..., soixante-neuf ans, est entrée à l’Asile le 18 février 1906 et y est décédée le 31 mars 4906.

Certificat d'admission : Démence sénile. |

Antécédents héréditaires : Père mort tuberculeux. Trois enfants : une lille morte à l'Asile de Château-Picon, imbécile, hémiplégique ; deux fils, une fille morts.

Etat mental : Démence avancée; perte de la mémoire, inconscience ; pas d'idées délirantes.

Etat physique : Médiocre. Eschare fessière peu profonde. Râles de congestion aux deux bases pulmonaires. Bruits du cœur très frappés. Rythme régulier. Radiales sinueuses, dures. Incontinence d'urine. Urines troubles; pas d'albumine; présence de phosphates. Pas de troubles de la motilité oculaire. Réflexes pupillaires : à la lumière presque imperceptible; à l'accommodation nul. Pas de tremblement. Pas de paralysies. Marche impossible sans aide. Tendance à la rétropulsion, marche à pelits pas. Orteils en griffe, accrochant pour ainsi dire le parquet, tandis qu’elle s'accroche avec les mains à l'infirmière qui la soutient. Réflexes radiaux existent. Réflexe achilléen nul.

Latreille définit ainsi les signes cérébelleux dans la paralysie générale : vertiges apparaissant d’une façon précoce, mais persislant jusqu’à la fin, se produisant soit pendant la marche, soit au repos.

Titubation ressemblant à la tilubation ébrieuse. La marche devient une véritable préoccupation : le malade se raidit, écarte les jambes, regarde le sol, fait de petits pas, traine les pieds, glisse sur le sol. Le corps est balancé latéralement ou bien porté tantôt en avant tantôt en arrière. Cette titubalion peut aussi se produire dans la station debout immobile. L’obscurilé peut augmenter ces troubles ; on trouve alors quelque chose d’analogue au Romberg. On peut trouver des troubles de l’association même dans les membres supérieurs, mais rarement.

La force musculaire est, dans bien des cas, diminuée et surtout très vite épuisée. Il y a enfin chez les cérébelleux un manque de synchronisme entre la propulsion du pied et la translalion du pied en avant.

En résumé, « vertige, astasie, asthénie ».

Les séniles qu'a observées Calmettes présentent les symptômes suivants :

Couchées, les malades ont des vertiges causés probablement par l'artério-sclérose. Dans quelques cas, asynergie cérébelleuse, pas de diadococinésie de Babinski (la recherche étant difficile étant donné l’affaiblissement mental des patientes).

Si elles se lèvent, les malades ont un sentiment d'appréhension, elles marchent le corps penché en avant, la tête baissée, fixant un point sur le sol, les bras écartés du tronc: Dans la station debout, impossibilité de réunir les talons, rétropulsion, latéropulsion augmentées encore par l’occlusion des yeux. Le signe de Romberg existe donc chez la plupart des séniles (Thomas, Catola, Léri ne l’ont jamais rencontré).

Dans la marche, types très variables : marche à petits pas, marche en sautillant, etc., les bords internes du pied droit et gauche se touchant. Ou bien élargissement du polygone de sustentation, les empreintes des pas faisant deux lignes à peu près parallèles séparées l’une de l’autre par un intervalle d'environ 10 à 15 centimètres. Très souvent rétropulsion; il semble dans ce cas que le centre de gravité soit silué en arrière du corps; pour lui résister, les malades marchent en avant et leurs orteils rétractés semblent vouloir s’incruster dans le sol. Démarche ébrieuse.

Ces troubles cérébelleux, pour aussi semblables qu'ils soient dans la paralysie générale et dans la sénilité, ne sont jamais assez importants pour passer au premier plan. Ce ne sont que des signes surajoutés, des prédominances intéressantes surtout pour la conclusion que nous en tirerons dans la deuxième partie de notre travail.

Quant à l’évolution de la paralysie générale et de la sénilité avec syndrome cérébelleux, il semble, comme le dit Latreille, qu'elle soit plus rapide dans le premier cas, ce qui s'explique par une extension excessive des lésions, sans caractères particuliers dans le second.

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FORMES PÉDONCULO-PONTO-BULBAIRES

Nous rapportons ici deux ‘observations d’une paralytique générale et d'une sénile ayant présenté des symptômes les uns classiques, les autres encore mal connus, imputables à des lésions pédonculo-protubérantielles.

Ogservarion XXXIX

Résumé. — Femme, trente-huit ans. Paralysie générale. Affaiblissement intellectuel peu marqué. Ponction lombaire positive, Réaction de Wassermann douteuse. Ataxie cérébrale; ataxie cérébelleuse, tremblement intentionnel. Dysarthrie très accusée.

Laïda L..…., célibataire, trente-huit ans, lingère, prostituée. Est entrée à l'Asile de Château-Picon le 24 décembre 1907 et y est décédée le 5 février 1909.

Certificat d'admission: Paralysie générale progressive.

Antécédents héréditaires : Père mort paralysé à cinquante ans. Mère morte à quarante ans, d’une péritonite. La malade est la troisième de cinq enfants. L’aînée, morte à vingt-trois ans, d’une variole hémorragique; un frère mort? Une sœur morte il y à cinq ans, à l'Asile de Château-Picon. Un frère âgé de trente ans, bien portant.

Antécédents personnels : N'a jamais appris à lire et à écrire. Réglée

à douze ans, aurait eu à ce moment des troubles de la menstruation. Pas de grossesse. Très sobre. Jamais de crises de nerfs. Varicelle à seize ans. À perdu les cheveux il y a six mois; pas de maux de gorge, jamais d’éruption.

Histoire de La maladie. — Le début remonte à environ quinze mois. La malade ne pouvait plus travailler, gâchait son travail, vendait son mobilier, son linge à des prix dérisoires. Céphalée et difficulté de la marche ; difficulté pour parler depuis trois mois. Perte de la mémoire. Existence très irrégulière.

26 décembre 4907. « J'ai trente-huit ans; je suis ici depuis huit jours.

Je suis à Picon, une maison de folles, mais je ne suis pas folle... Nous sommes en 1907, à la fin de l’année; ce sera bientôt le premier de l’an; nous serons alors en 1908 ». Troubles d’articulation considérables. « Nous sommes à Bordeaux, dans la Gironde. Je suis née dans le Périgord; bien sür c’est en France. Nous sommes en République; le Président de la République, c’est Fallières. Je n’ai jamais été en classe ; je ne sais ni lire ni écrire. Je sais compter; cinq louis font 100 francs ».

46 et 12? » «22». «16 et 16? » «32». « 82 et 8?» «40». «Je viens de la salle 7; j'étais dans le service de M. Pitres. Je n’ai jamais eu de maladie, jamais de syphilis. »

« Contente d’être ici?» «Oui, je veux me soigner. Je n'étais pas riche... je n'ai pas le sou ». Très calme; masque indifférent.

Examen somatique: Appareils respiratoire, circulatoire, digestif, génito-urinaire: rien de spécial. Urines normales. Pupilles déformées. P D. P G. réagissant peu à la lumière et à l’accommodation. Tous les membres supérieurs sont animés d’un tremblement qui s'exagère pendant les mouvements volontaires. Ainsi quand la malade veut boire, le verre est animé d’oscillations, le liquide est en partie renversé, le verre choque les dents. La main plane au-dessus des objets qu'elle veut saisir et s'abat brusquement sur eux. Silôtqu’on veut faire asseoir la malade ou la faire descendre de son lit, le corps est animé d’un tremblement marqué; ne peut se lever ni se tenir debout toute seule; démarche raide, spasmodique, mais sans talonnement. La malade ne contrôle pas sa marche avec les yeux. Elle appuie sur le sol seulement avec la partie antérieure et le bord interne du pied; ses pieds sont rapprochés, il n’y a pas d’élargissement du polygone. Si on veut faire toucher avec la pointe du pied un objet situé au-dessus du plan du lit, la malade fait des efforts considérables pour diriger exactement la pointe de son pied. Elle n'arrive au but qu'après de nombreuses oscillations.

Tremblement excessif de la langue, fibrillaire et en trombone: librillaire de l’orbiculaire des paupières el des lèvres. Sensibilité conservée; la malade sent le sol sous elle. Réflectivité patellaire très exagérée, trépidation épileptoïde rotulienne et plantaire des deux côtés. . 45 janvier 1908. La malade est triste, pleure très souvent. « Pour-

quoi? » « Parce que je suis malade ». Reluse scuvent la nourriture; a

peur qu’on l’empoisonne. (« Qui veut vous empoisonner? » «Personne; je n'ai pas peur; je voudrais mourir, »

24 janvier. Pleure toujours. « Donnez-moi quelque chose pour m'achever, tuez-moi. Je souffre trop... je veux aller en bas; on me tuera aussi bien qu'ici... » « Jour? » « Je n’en sais rien ». « Mois? » « Octobre... Je suis ici depuis deux mois. »

31 janvier. Rétention d'urine. .

) mars. Urine depuis trois jours.

10 mars. (Il faut aller chercher un couteau et que quelqu'un me coupe le cou ». « Qui va vous couper le cou? » «Les gens d'ici, les infirmières. C’est la sœur qui le leur commande ». Pleure sans cesse.

41 mars. Ponction lombaire. Albumo et cyto-diagnostic positifs.

23 avril. « Age? » « Vingt-huit ans ». « Année? » « 1868, je crois ». « En quelle année êtes-vous née? » «Je ne me rappelle pas ». « Où ici? » « Chez Picon... une maison de fous ». « Vous fait-on souffrir ici? » « Pas encore ». « Malade? » « Je ne peux pas marcher ». (Avezvous des jambes? » « Oui ». Embarras de la parole extrème. Tremblement généralisé au moindre mouvement.

20 octobre. Ponction lombaire : cyto et albumo-diagnostic positifs. Wassermann douteux. |

29 octobre. « Ça va bien? » Rit béatement. « Contente ici? » «Oui ». « Des misères? » « Non, on fait pas des misères; on me soigne bien... je me porte bien. » ;

31 décembre. Spasmodicité généralisée; presque contracture généralisée, Eschare au niveau de la région sacrée.

45 janvier 1909. Malade fatiguée. Congestion pulmonaire à la base droite; température ? Tremblement toujours mêmes caractères : intentionnel : semble plus accusé du côté gauche que du côté droit. Réflexes radiaux : un peu plus vit à gauche qu'à droite et très vif des deux côtés.

2 février. S’alfaisse beaucoup; congestion pulmonaire; température. Eschares multipliées au sacrum, aux talons.

4 février. Rétention d'urine.

5 février. Décès.

OBservaTION XL

Résumé.— Femme, cinquante-cinq ans. Affaiblissement intellectuel; euphorie niase. Excitation et propos grossiers. Paralysie des muscles externes de la 3° paire. Dysarthrie, Albumo et cyto-diagnostic négatifs.

Marie P..., cinquante-cinq ans, est entrée à l’Asile de Château-Picon le 23 novembre 1905 et y est décédée le 20 décembre 1908.

Certificat d'entrée : Folie d’origine alcoolique probable; a fréquemment des crises d’excitation au cours desquelles elle crie, gesticule; a plusieurs fois essayé d’attenter à ses jours, Manifestations syphilitiques. Pas de renseignements sur les antécédents ni sur l’histoire de la maladie.

23 novembre 1905. « Nom? » « Pa.…, Marie ». « Age? » « Cinquantecinq ans ». « Quelle année? » « 1720, par là ». « Mois? » « Juillet, je crois. Je suis contente, mais je serais encore plus contente si j'étais chez moi. Je veux vendre des patates. Ici je suis à Pellegrin.… Le soir, j'irai faire le truc pour gagner des sous. ». Rit et pleure alternativement,.

Examen somatique : Haleine fétide. Stomatite, gingivite. Urines nor males.

Ponction lombaire : Liquide teinté de sang, 5 centimètres cubes environ; se trouble légèrement par la chaleur: culot composé d’amas d'hématies avec quelques polynucléaires, quelque rares lymphocytes.

Vision : OŒil droit, normal; œil gauche, ptosis; globe oculaire dévié en dehors, peut se mouvoir en dehors, immobilité en haut, en bas, en dedans. Sensibilité cornéenne normale. Réflexes pupillaires : à la lumière et à l’accommodation, normaux à droite, abolis à gauche. Audition : acuité normale des deux côtés. Olfaction : acuité normale des deux côtés. Goût : saveurs normales.

Pas de tremblements de la langue; pointe très largement déviée à droite. Force musculaire conservée à peu près égale des deux côtés. Marche normale; pas de titubation, ni de circumduction, ni de steppage. Sensibilité tactile conservée, Réflexes : patellaire très vif; achil-

léen vif; Babinski en flexion pour les petits orteils, douteux pour le gros orteil. Pas de trépidation épileptoïde rotulienne ni plantaire.

« Dites : Artilleurs de l'artillerie ? » « Artilleurs de l'artillerie ; artilleurs, à vos pièces, Bézuquet. » ù

27 novembre. «Je ne sais pas où je suis; je ne me connais plus. Ecrivez donc chez moi (pleure). Enlevez-moi donc cet œil. »

28 novembre. « Je suis mariée depuis huit ans; j'ai trois enfants : l’un à onze ans, l’autre dix et le troisième neuf ans et demi. On est bien ici, je suis contente. J'ai envie d’aller voir mon père à la Charité, il a soixante-dix ans. »

14 janvier 1906. «11 y a trois mois que je suis ici... Je suis née en 50. Je ne sais pas en quelle année nous sommes. »

2 mai. La paralysie est un peu moins accentuée, la malade peut ouvrir un peu l’œil et relever la paupière supérieure ; mêmes troubles de la motricilé du globe, avec une légère atténuation.

24 mai. Congestion pulmonaire des deux bases.

27 mai. Amélioration.

26 octobre 1907. Accueille le médecin avec bienveillance, lui demande des nouvelles de sa santé. « J’ai soixante ans. Je ne suis pas folle. Je veux voir Pierre, mon aîné, il a soixante ans (pleure). Je n'ai pas eu d’enfants, je n’ai eu que des fausses couches (érotique). Je suis très bien avec tout le monde. On ne me fait pas de misères. On m'a pourtant volé toutes mes frusques ». Mèmes troubles de la motilité de l'œil. Troubles de l'articulation phonétique. Peut souffler, silfler.

6 mai 1908. « J'ai soixante ans; je suis née en 50. Il y à deux jours que je suis ici ». Troubles dysarthriques très accentués. Pas de tremblement de la langue ni des lèvres.

A1 juillet. Examen oculaire: Paralysie des muscles externes de la 3 paire atteignant le releveur, le droit supérieur, le droit inférieur, le droit interne. Inégalité pupillaire ; léger myosis du côté gauche. Abolition du réflexe lumineux du côté gauche, conservé du côté droit ; parésie du droit externe et du grand oblique. Abolition des mouvements en bas et en dehors de l’œil gauche.

20 décembre. S’alfaiblit beaucoup. Diarrhée proluse. Décès.

Nous ne saurions mieux comparer notre première malade

(Obs. XXXIX) qu'à un malade de Raymond atteint d'un néoplasme de la région de la calotte pédonculaire. La signification fonctionnelle (1) de cet étage supérieur, dit Raymond, est encore bien imprécise. « Notre ignorance à cet égard vient en grande partie de ce que les lésions en foyer circonscrites à la calotte se traduisent surtout par des manifestations morbides imputables à la suppression fonctionnelle de territoires avoisinants dont le rôle est plus ou moins bien connu : tubercules quadrijumeaux antérieurs, noyaux et fibres de l’oculo-moteur commun, ruban de Reil ou faisceau sensitif. »

Raymond mentionne comme symplômes imputables aux lésions en foyer de celte région du mésocéphale :

1° La paralysie partielle ou totale de l’oculo-moteur commun ;

2° Des paralysies des mouvements associés des yeux ;

3° Des troubles sensitifs variés supertficiels et profonds ; anesthésie, paresthésie, hyperesthésie ;

4° De l'alaxie dite cérébrale, caractérisée par la maladresse et l'incoordinalion des mouvements intentionnels (retentissement de la lésion sur ruban de Reil ou sur faisceau pyramidal) ; 9° De l’ataxie dile cérébelleuse, caractérisée par des désordres de l'équilibration, au repos et pendant la marche (atteinte portée au noyau rouge) ;

6° Du tremblement intentionnel et des mouvements choréiformes.

Le malade qui faisait le sujet de cette clinique du professeur Raymond présentait, en plus de cet ensemble symptomatique, une dysarthrie très nette, «parole lente, monotone, explosive, difficile à comprendre » expliquée par une extension probable du néoplasme au faisceau géniculé. Or, notre malade présentait très nettement quelques-uns de ces symplômes : ataxie cérébrale, ataxie cérébelleuse, tremblement intentionnel. Par contre, elle n'avait ni syndrome de Weber, ni troubles sensitifs (peutn'ont-ils pas été bien recherchés), ni d'autres troubles oculopupillaires que la grande paresse des réflexes iriens. Enfin

(1) Raywown, Clinique des maladies du système nerveux, 1900-1901,

les troubles d’articalation phonétique classiques étaient, chez elle, poussés à un degré extrême.

Ce mème tremblement à caractère intentionnel, cette ataxie cérébrale ont été notés chez d’autres malades (Obs. XVIE, XX, LIV). ,

Ce sont des faits qui ne sont pas si rares qu'on pourrait le croire et qui demanderaient une observation plus attentive.

Ces symplômes trouvent leur explication dans la présence de petites lacunes dans la région de la calotie pédonculaire que l'examen sur la lable d’autopsie avait laissé passer inaperçues, mais très nettes à l’œil nu sur les coupes microscopiques.

Notre seconde malade (0bs. XL) se présentait avec de l'affaiblissement intellectuel, de l’euphorie niaise, des propos grossiers, une humeur alternativement gaie el triste, on observait de plus une paralysie totale de la III paire gauche (ptosis, strabisme interne, mydriase, réflexe irien nul), tandis que la mobilité de l'œil droit élait normale. Il y avait lieu de songer à la syphilis cérébrale ou à la paralysie générale. Une ponction lombaire négative fitécarter ce dernier diagnostic. Et denouveaux symptômes ayant apparu : troubles de la marche et de l'équilibre, rire et pleurer spasmodiques, dysarthrie très marquée, on put diagnostiquer syndrome lacunaire chez une sénile. L'autopsie montra, en effet, l'existence d’une lacune entre l’aqueduc de Sylvius et le noyau rouge du côté gauche, intéressant les fibres de la II paire à la sortie de leur noyau d'origine. S'ilest vrai maintenant que de tels faits sont assez rares, tous les troubles de la motilité et de la réflectivité oculaire caractéristiques de la paralysie générale ne traduisent-ils pas une atteinte plus ou moins sérieuse du noyau ou des fibres de l'oculo-moteur commun ? et parmi ceux-là nous citerons spécialement le ptosis et le strabisme intermittent (Obs. IV) ou permanent (Obs. VIT. EL ne rencontre-t-on pas chez des séniles mêmes du blépharospasme, de l'inégalité pupillaire, de la déformation des pupilles, de la paresse ou l'abolition du réflexeirien à la lumière (Obs. X, XII, XIII, XIV,. XXX, XXX VII).

Nous retiendrons aussi à propos de notre seconde malade

(Obs. XL) que c'était une prostituée ayant eu bien des occasions de contracter la syphilis, atteinte d’une paralysie de la IIl° paire qui, pour certains auteurs (Fournier), passe pour être toujours d'origine spécifique. Il est regrettable, dans ces conditions, qu’on ne lui ait pas appliqué la réaction de Wassermann. De même pour la malade de l'Observation XXIX, dont le mari affirmait avoir subi un traitement mercuriel. Il aurait été intéressant de savoir si, avec bien des signes cliniques de paralysie générale, un albumo et un cyto-diagnostic négatifs qui en faisaient des séniles, ces malades avaient cependant des antécédents personnels syphilitiques. <

En résumé, quoique les malades des Observations XXXIX et XL aient présenté des prédominances symptomatiques pédonculaires différentes, et dépendant de la localisation des lésions, nous conclurons cependant que la paralysie générale et la sénilité cérébrale peuvent réaliser des signes pédonculaires qui rendent le diagnostic différentiel difficile jusqu'à ce que la ponction lombaire permette une affirmation nette.

Les «petites bulbaires », dont nous publions trois observalions, sont des lémentes séniles (0bs. XLI, XLIT, XLIIT). Elles présentaient de la dysarthrie, de la dysphagie, de la dysphonie, du rire et du pleurer spasmodique.

Nous ne pouvons leur comparer des paralytiques générales, n'ayant pas d'observations personnelles. Nous rappellerons cependant que Klippel a décrit deux formes bulbaires de la paralysie générale : la forme glosso-labio-laryngée et la forme maladie de Basedow. Milian a publié l’intéressante observation d'un paralylique général présentant un syndrome du vague et d'angoisse caractérisé par : 1° de la sialorrhée, des vomissements avec digestions pénibles intercalaires ; 2° des palpitations et de la tachycardie permanente ; 3° une dyspnée conlinuelle, avec crises paroxystiques d'angoisse, indépendamment de toute manifestation psychique. Kræpelin, enfin, signale le rire inextinguible comme une manifestation d'une atteinte bulbaire. Nousmême avons observé quelques faits à l'appui desquels nous ne pouvons malheureusement apporter d'observation. Nous les

signalons cependant. Ce sont : des crises de rire spasmodique chez une paralytique générale; du pouls lent, mais intermittent chez une autre malade ayant fait quelques ictus épileptiformes. Enfin le docteur Robert nous faisait part dernièrement du fait suivant : il a eu l’occasion d'examiner un homme de trente-six ans qui, allant accomplir une période d'exercices, se signala tout de suite à l’altention de ses camarades de chambrée par des crises de pleurer spasmodique. Conduit à l’infirmerie, il présentait les signes cliniques caractéristiques de la paralysie générale.

Nous avons ici confondu à dessein les symptômes bulbaires et pseudo-bulbaires. Nous croyons, en effet, avec Oppenheim, Siemerling, que les lésions rencontrées au niveau du bulbe des pseudo-bulbaires suffisent bien à expliquer les signes cliniques observés.

OgservaTION XLI

Résumé. — Femme, soixante-sept ans. Début il y a trois ans par ictus épileptiforme. Démence sénile. Rire et pleurer spasmodiques. Dysarthrie. Albumo-diagnostic négatif. Cyto-diagnostic légèrement positif.

Marianne Et... Veuve S... R..., soixante-sept ans, est entrée à l'Asile le 28 février 1906 et y est décédée le 45 février 1907.

Certilicat d'entrée : Manie tendant à la démence.

Antécédents héréditaires : Père mort de paralysie après trois attaques ; mère morte à quatre-vingts ans. Cinq Îrères ou Sœurs ; trois enfants d'un premier mariage: un garçon, une fille qui a des crises épileptiformes ? une fille. Le premier mari mort à vingt-huit ans, phtisique; le deuxième, mort de bronchite chronique.

Antécédents personnels: Grossesses sans incident; mais accouchements difficiles, forceps chaque fois. Douleurs rhumatismales. Tousse et crache depuis quatre ans.

Histoire de la maladie. — I y a trois ans, crise « comme de l’épilepsie » ; la malade reste à la suite déséquilibrée pendant huit jours. Il y à un an, deuxième attaque; depuis n’est jamais revenue à l’état normal ; perte de mémoire, extravagances ; sort un jour à demi nue;

pas d'idées de grandeur. Il y a un mois. dernière crise ; début des pleurs ; violences.

4° mars 14906. « Bonjour Madame ». «Bonjour Monsieur ». Pleure abondamment et par saccades. «... Je suis ici depuis avant-hier ». Aux diverses questions qu'on lui pose sur le mois, le jour, l’année, le lieu, elle répond par des paroles inintelligibles et mal articulées.

Examen somalique : Athéromasie très accusée. Pouls hypertendu.

Pas de troubles de la motilité oculaire ; la fente palpébrale gauche paraît cependant plus grande que la droite. Pupilles égales, paraissentun

peu déformées ; le réflexe pupillaire à la lumière est conservé. Acuité

; auditive conservée ; pas de sifflements ni de bourdonnements.

Tremblement de la langue accompagné de troubles de la parole, -bredouillante, qui rappelle celle de l’organique plus que celle de la paralysie générale Légère instabilité des doigts dans l'attitude du serment.

Les mains serrent assez faiblement, mais également des deux côtés.

Crises de pleurer spasmodique, inextinguibles. Se tient debout seule; marche à petits pas ; avance péniblement le corps penché en avant. Ebriété de la progression. :

Réagit au pincement et à la piqûre. Réflexes rotuliens vifs. Babinski en Îlexion. Pas de trépidation épileptoïde.

2 mars. Désorientée dans le temps et dans le lieu ; lit quelques lettres. Pleurer spasmodique.

4 mars. Jargon.

15 mars. Rire et pleurer spasmodiques. Jargon. Fait signe qu’elle ne sait pas écrire. Bienveillante.

28 mars. Ponction lombaire : Pression 3 (jet très fort); liquide eau de roche; albumo-diagnoslic négatif. Cyto-diagnoslic : lymphocytose légère ; on arrive à réunir jusqu'à 148 lymphocytes dans un champ d'immersion.

30 mai. Diagnostic anatomique :

1° Etat lacunaire : Lacunes dans le noyau lenticulaire, capsule interne (faisceau géniculé et portion antérieure); dans le centre ovale en avant et en arrière dans les faisceaux qui relient le temporal au frontal. Lacunes bilatérales. È

2* Ou bien lésions corticales bilatérales intéressant toute la zone d'irrigation corticale de la sylvienne.

3° IL y a lieu de se préoccuper de l’état du bulbe et de la protubérance. Dans la protubérance et le cervelet les lacunes sont possibles, probables même. On n’en observe pas dans le bulbe ; mais le processus peut n’y être que scléreux, atrophique et expliquer néanmoins l’appoint pseudo-bulbaire.

2% janvier 1907. Bronchite.

15 février. Décès.

Ogservarion XLII

Résumé. — Femme, quarante-neuf ans. Démence sénile, Dysarthrie, dyspha- gie. dysphonie. Rire et pleurer spasmodiques.

C..., femme M..., trente-sept ans. Entrée à l'Asile le 43 octobre 4897. Décès le 28 avril 1909 (49 ans).

Antécédents héréditaires et personnels : Père mort de la poitrine. Mère morte d’un attaque de paralysie; huit grossesses dont aucune n'est arrivée à terme: les cinq premières : fausses couches entre le quatrième et le sixième mois ; Les trois dernières vers le huilième mois. Pas de renseignements sur la syphilis.

Etat mental : Débilité mentale. Psychose des dégénérés. Intermittence (1897). Vers 1907, affaiblissement des facultés intellectuelles ; amnésie, indifférence ; quelques idées hypocondriaques. Se plaint loujours de la

3 octobre 1907. Examen somatique : Masque très peu animé; parle toujours d'une voix geignarde et monocorde. Semble avoir un peu de rire et de pleurer spasmodiques ; se plaint toujours de la gorge quoiqu'il n'y ait aucune lésion ; se plaint de difficulté pour avaler; semble avoir un peu de dysarthrie pour certains mots. Face normale au point de vue moteur. Rien au voile du palais.

Membres supérieurs : Force musculaire diminuée des deux côtés ; pas de différence.

Membres inférieurs : Force diminuée des deux côtés. Réflexes rotuliens très vifs. Trépidation épileptoïde rotulienne à gauche; pas à droite. Babinski : le gros orteil en érection des deux côtés, les autres orteils en flexion. Marche : steppage à droite. Sensibilité conservée.

10 juillet. Etat moteur : Rien à la face.

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