‹ Des Prédominances Symptomatiques et Anatomo-Pathologiques dans la Paralysie Générale et dans la Sénilité CérébraleChapitre 30 sur 48 · SALE · texte numérisé non relu

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Membres supérieurs : Force diminuée également (?) des deux côtés. Réflectivité des radiaux et du triceps augmentée des deux côtés.

Membres inférieurs : Pas de paralysie. Réflexes patellaires égaux et vifs. Trépidation épileptoïde rotulienne des deux côtés ; pas de plantaire. Babinski : extension très nette du gros orteil des deux côtés ; flexion des autres orteils. Marche à petits pas et détache assez bien la plante du pied. Sensibilité à la piqûre conservée.

25 mars 1909. S’affaiblit. Pupilles en myosis. Réflectivité irienne ? (négativisme de la malade). Au niveau de la face pas de déviations. Membres supérieurs, force également diminuée; réflectivité très vive. Membres inférieurs, mêmes constatations. Babinski paraît positif des deux côtés. Marche à petits pas ; frotte la plante, s'appuie aux lits.

26 avril. Très affaiblie. Extrémités violacées et froides avec sullusions sanguines sous-cutanées. Rythme cardiaque fœtal. Bouche entr'ouverte laissant échapper la salive. Déglutition difficile.

28 avril. Décès.

Ogservarion XLIII

Résumé. — Femme, soixante-neuf ans, Démence sénile. Pleurer spasmodique. Marche à petits pas. Ictus épileptiformes.

I... femme S..., soixante-neuf ans, est entrée à l’Asile le 15 septembre 1908 et y est décédée le 8 avril 1909.

Certificat d'admission : Démence sénile.

Antécédents héréditaires et personnels : Mère morte d’une attaque de paralysie. Un frère mort de la poitrine. Six grossesses ; quatre accouchements normaux; deux fausses couches, Ménopause vers cinquante-trois ans.

Les troubles mentaux remonteraient à dix ans.

16 septembre 1908. Etat mental: Affaiblissement prononcé des facultés intellectuelles et surtout de la mémoire. Pas d'idées délirantes.

Etat physique: Artério-sclérose. Réflexes pupillaires à la lumière affaiblis. Instabilité de la langue. Pleurer spasmodique. Hypertonie généralisée. Marche à petits pas en élargissant le polygone. Réflectivité tendineuse vive.

Certificat de vingt-quatre heures: Démence sénile. La sénilité physique se traduit par du pleurer spasmodique, de l'instabilité de la langue, des mains, de la réflectivité exagérée de la marche à petits pas, de l’artério-sclérose. Ces différents troubles paraissent liés à la cérébrosclérose lacunaire diffuse.

25 septembre. Crise caractérisée par convulsions toniques, occlusion des yeux, stertor. Durée: trois minutes. Le soir, quatre crises analogues.

26 septembre. Pas de résidu hémiparétique.

20 février 1909. S'affaiblit ; se tient avec grande difficulté debout. Raïdeur de plus en plus accentuée. Pleurer spasmodique.

4 mars. Crise caractérisée par convulsions toniques, bave, stertor. Durée : quelques minutes.

5 mars. Crise épileptiforme. Réflexes rotuliens existent. Babinski ? Depuis quelques jours déglutit difficilement,

21 mars. Congestion pulmonaire gauche. Eschare sacrée.

8 avril. Décès.

Si nous considérons maintenant dans leur ensemble tous les symplèmes qui paraissent relever de lésions du mésocéphale, nous voyons qu'il en existe de constants plus ou moins accusés dans la paralysie générale, de très fréquents dans la sénilité. D'abord tous les troubles de la motilité intrinsèque et extrinsèque de l'œil : réflectivité irienne, blépharospasme, ptosis, strabisme intermittents, parésie de la Ille paire; puis tremblement de l’orbiculaire des lèvres, de la langue, dysarthrie, mâchonnement, troubles de la déglutition, de la phonation, rire et pleurer spasmodiques, plus rarement le tremblement intentionnel, l’ataxie cérébrale et cérébelleuse, etc.

Il est certain que les symptômes du début de la paralysie générale sont mésocéphaliques, en général. Il semble qu'il y ait peut-être une exception pour certains cas à prédominance spinale postérieure où ces symptômes peuvent être réduits au minimum. Nous en parlerons plus loin. On en observe fréquemment au cours de la sénilité.

Il serait très intéressant d'étudier ces symptômes, non seule-

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ment dans les deux affections mentales qui nous occupent, mais aussi dans l’épilepsie où les troubles d'articulation phonélique ressemblent parfois à ceux de la paralysie générale, dans la démence précoce où l'on observe des secousses des muscles de la face, des spasmes, des troubles de la mimique divers eb même des troubles oculo-pupillaires déjà signalés. Mais c’est là un vasle travail de neurologie et de psychiatrie pour lequel le temps et la place nous manquent.

Nous avons voulu montrer par nos observations et nos considérations que la paralysie générale et la sénilité cérébrale touchent fréquemment cette région pédonculo-ponto-bulbaire et déterminent des symptômes dépendant de la localisation de la lésion prédominante. De plus, nous ferons remarquer que la ponction lombaire de séniles pseudo-bulbaires offre cette particularité : l’albumo-diagnostio est négatif, le cyto-diagnostic est posilif (Obs. XLT, LVIIT. On peut réunir jusqu'à 17 lymphocytes dans un champ d'immersion (Obs. XLI), jusqu'à 15 lymphocytes (0bs. LXIIT). Cela s'explique par un léger appoint méningé local, comme dans les cas de ramollissement cortical où la méninge est congestionnée et adhérente dans la zone directement en rapport avec le foyer. Ce fait n’enlève rien de sa valeur à la ponction lombaire. Nous ne la jugeons, en effet, positive que lorsque existent ensemble et l’albuminose et la lymphocytose du liquide céphalo-rachidien.

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