‹ Des Prédominances Symptomatiques et Anatomo-Pathologiques dans la Paralysie Générale et dans la Sénilité CérébraleChapitre 9 sur 48 · ES 1 ES · texte numérisé non relu

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de T,. M'° Pascal conclut : la forme aphasique relève de lésions

prédominantes dans la zone du langage ; à la partie antérieure : aphasie à prédominance motrice ; à la partie postérieure : aphasie à prédominance sensorielle. La même lésion peut irriter et épuiser le même centre, l'excitation se traduit par des hallucinations psycho-motrices verbales, si c’est le centre de Broca ; par des hallucinations sensorielles, si c’est le centre de la cécité et de la surdité verbales. Malgré les importants travaux de Pierre Marie et de son élève Moutier (1) dont on connait bien les conclusions : « La 3° circonvolution frontale gauche ne joue aucun rôle, etc., l’aphasie de Broca est un syndrome; aphasie de Wernicke + anarthrie — aphasie de Broca, etc.; il n’y a pas d'élément sensoriel dans l’aphasie, etc. »; Brissot (2), dans sa thèse, défend l’ancienne conception et conclut comme M'*° Pascal au sujet de l’aphasie dans la paralysie générale.

En ce qui concerne les troubles du langage intérieur dans la démence sénile, il y a peu de documents. Quelques auteurs, Seiler, Léri, Marchand (3) croient que l’aphasie motrice ou sensorielle dont paraissent atteints certains déments séniles n’est pas en rapport avec des lésions localisées sur les centres du langage, mais résulte de l’état démentiel du sujet. A. Liebmann et Max Edel (4) soutiennent même que l’aphasie sensorielle et la paraphasie sont des formes de la démence sénile. Parmi les observations peu nombreuses, citons celles de Leslie Meacham (5), Pierre Marie (6), Vigouroux et Naudascher (7), Moutier (8). Ce dernier a rencontré à l’autopsie un ramollissement étendu intéressant la partie postérieure des deux lèvres à la scissure de

(4) Mourir, L’aphasie de Broca. Thèse de Paris 1908.

(2) Brissor, Thèse de Paris 1910.

(3) MarcHanD, Loc. cit.

(4) LusBmanx (A.) et Max Enez, Die Sprache der Geisteskranken. Halle 1903.

(3) Leszie MEacaam, New York Neurological Society, 5 février 1907.

(6) Marie (P.), Bull. et Mém. de la Soc. méd. des hôp. de Paris, 1907, p. 104.

(7) Vicouroux et Naupascuer, Bull. et Mém. dé la Soc. anat. de Paris, janvier 1908.

(8) Mourier, Loc. cit.

Authier 2

SR

Sylvius, le gyrus supramarginalis, T,, T,, le pli courbe du côté gauche.

Dumora (1) fait une étude clinique et anatomo-pathologique de la paraphasie, la jargonaphasie et la démence. Il conclut : la paraphasie s'associe fréquemment à la surdité et à la cécité verbales, ele. Mais on l’observe à l’état de pureté. A la paraphasie et à la jargonaphasie correspondent habituellement des lésions du tiers postérieur des deux premières circonvolutions temporo-sphénoïdales. La démence, presque toujours, complique la paraphasie et la jargonaphasie, etc. Brissot (2) pense que l’'aphasie vient parlois compliquer la démence sénile; mais plus fréquemment, l’aphasie sensorielle, consistant surtout en surdité verbale avec paraphasie, simule chez les vieillards un état démentiel.

FORME CÉRÉBELLEUSE

Les troubles cérébelleux et les lésions du cervelet dans la paralysie générale ont été bien étudiés cet décrits par Anglade et Latreille (3). Aussi emprunterons-nous à la thèse de ce dernier un bref historique de la question.

Jusqu'à ces dernières années, très peu de documents anatomopathologiques sur le cervelet. En 1890, Meyer (4) étudie les lésions des libres cérébelleuses au cours de la paralysie générale. Plus tard, Weigert (5) étudie la névroglie cérébelleuse. în 1901, premier mémoire important de Rœcke (6), n’étudiant que les modifications névrogliques dans la paralysie générale ; la couche moléculaire serait d’abord atteinte, puis la couche des grains, puis la substance blanche.

En 1901, Alzheimer (7) décrit dans les formes atypiques de la paralysie générale la forme cérébelleuse. Les lésions, peu

(1) Dumora, Thèse de Bordeaux 1905.

(2) Brissor, Loc. cit.

(3) Laruns, Thèse de Bordeaux 1907.

(4, 5, 6, 7) Cités par LATREILLE.

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