‹ Des premières transformations historiques du christianismeChapitre 2 sur 22 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

« De même que dix millions de cercles ne feront jamais nn carré, les Toix nnies de myriades d'hommes ne donneront jamais la moindre réalité à ce qni est fau. i

(GOLDSMITI.)

a La vérité est grande, elle prévaudra. » Cette belle parole a été souvent citée sans indication d*origine. Frappé de sa simplicité et de sa haute portée» nous avons voulu savoir chez quel auteur et dans quelles circonstances s'est produite cette noble pensée. Elle est la conclusion d'une sorte de conte oriental aussi ingénieux que tops ceux des Arabes, mais beaucoup plus profond qu'ils ne sont d'ordinaire. Le voici, abrégé en quelques mots.

Trois jeunes hommes veillaient autour du lit où dormait le roi des rois après un festin magnifique offert par lui à tous les grands de sa cour, et aux satrapes des cent vin^t-sept provinces de Tempire. Ces jeunes gens étaient du nombre des pa^es on des gardes du corps qui recevaient, aux frais du prince, réducation la plus savante et la plus raffinée. Pour charmer les ennuis de la veille, un d'entre eux proposa à ses compagnons une de ces joutes d'esprit fort goûtées dans les cours de l'Asie, parce qu'elles faisaient passer plus vite quelques moments dans l'existence somptueuse et monotone des sérails. Qu'y a-t-il de plus fort au monde? Telle est la question que pose à ses deux camarades le page du roi t>arius; il est convenu que chacun écrira sa réponse et la déposera sous l'oreiller du monarque endormi : quand il s'éveillera, il sera prié de juger le concours et de récompenser, avec un luxe digne de lui, la solution la plus satisfaisante (|u problème.

. Le roi^ éveillé,, consent à. tout ce qu'on lui demande, et promet au vainqueur un prix dont l'opulence extra-

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