‹ Des Principales Causes de Mort Dans la Néphrite Interstitielle ChroniqueChapitre 5 sur 22 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

COMPLICATIONS URÉMIQUES

Parmi les complications de la Néphrite interstitielle qui peuveñt entrainer la mort du malade, nous devons placer en premièr ligne l’Urémie, qui se présente sous trois formes principales : +

4° L'Urémie dite cérébrale, offrant plusieurs variétés.

2° L'Urémie dyspnéique.

9° L'Urémie gastro-intestinale, caractérisée par une dyspepsie tenace, avec des vomissements fréquents, qui contiennent quelquefois de l’urée et du carbonate d’ammoniaque. (Charcot.)

Le plus souvent plusieurs de ces variétés urémiques se mélangent entre elles, et on a alors des formes mixtes.

Étudions d’abord rapidement la forme encéphalique.

A. — Urémie encéphalique

Une division pratique est celle qui classe les accidents nerveux sous deux formes, savoir : la forme aiguë ou rapide et la forme chronique ou lente.

AT es 4° URÉMIE AIGUË

— L'Urémie aiguë peut-être subdivisée en plusieurs formes basées chacune sur [a prédominance du phénomène symptomatique qui sertà la dénommer; ce sont:

1° La Forme convulsive.

2° Id. comateuse.

3° Id. mixte.

À. Forme convulsive ou éclamptique, — Les prodromes sont plus rares que dans la forme chronique; quand ils existent, ils sont caractérisés par une céphalalgie légère quelquefois, mais le plus souvent intense, opiniâtre, partielle ou générale, occupant tantôt la région frontale, tantôt la région occipitale. Elle est fugitive d’abord, apparaît à certains moments de la journée; bientôt elle devient persistante, continue. En même temps surviennent des étourdissements, des vertiges, des bourdonnements, ou bien une surdité incomplète.

La vue est plus ou moins diminuée, il y a quelquefois cécité absolue, sans que l’ophtalmoscope ne révèle aucune lésion appréciable. Les vomissements ne tardent pas à se produire; vomissements alimentaires d’abord, puis bilieux.

En mème temps apparaissent des troubles intellectuels, légers, tels que : perte de la mémoire, insomnie continuelle, ou bien, somnolence prononcée surtout dans la forme chronique. La durée de ces prodromes est fort variable.

Puis l'attaque survient revêtant des caractères variables, selon qu’on aura affaire à la forme convulsive ou à la forme comateuse.— Dansla forme convulsive, l'attaque ressemble à s’y tromper à une attaque d’éclampsie, avec perte de connais

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sance, convulsions toniques et cloniques, stertor et coma passager. Les convulsions consistent en tremblements, en soubresauts violents; elles occupent tout le corps, ou un des côtés seulement. La sensibilité est habituellement abolie pendant l'accès.

L'attaque dure peu, elle ne se prolonge jamais au delà de cinq minutes. A la période convulsive succède celle de coma, caractérisée par la résolution complète des membres, sans paralysie consécutive.

Deux cas alors peuvent se présenter; le coma diminue assez rapidement, s’il ne doit pas y avoir d’autre accès; ou bien on voit se renouveler les convulsions, et cela un très grand nombre de fois.

B. Forme comateuse. — Le malade tombe dans le coma incomplet au début, puis qui devient graduellement de plus en plus profond, sans que rien puisse y remédier. Il y a alors insensibilité complète à toutes les excitations.

La respiration qui assez fréquemment est accélérée, peut devenir d’une lenteur singulière. Il n’y a jamais de paralysie limitée. Cette première attaque de coma peut tuer, ce qui est rare ; ordinairement le coma présente quelques alternatives d'amélioration et de rechute, et la mort n'arrive alors qu’au bout de plusieurs jours.

GC. Forme mixte. — Le plus souvent le coma alterne avec les convulsions, et constitue la forme mixte qui est de beaucoup la plus fréquente. |

Formes rares. — Parmi les formes rares nous citerons :

4° La forme délirante, bien étudiée par Wilks, Lasègue et M. le professeur G. Sée. Cette forme est caractérisée par du délire précédé le plus ordinairement des prodromes que

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nous avons indiqués : céphalalgie, vertiges, étourdissements, troubles de la vue, somnolence, apathie intellectuelle. Le délire se montre avec une faible intensité, c’est un délire doux et tranquille ; il peut toutefois se montrer bruyant el s’accompagner d’une agitation extrême.

% La forme articulaire, signalée et décrite par M. le professeur Jaccoud, semblable de tout point à un rhumatisme cérébral, avec douleurs vives au niveau des grandes articulations.

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