CHAP, I. QUESTION DE LA RÉFORME DE L'ORTHOGRAPHE
et encore moins aux besoins à venir. De là les efforts faits pour faciliter et simplifier les relations de peuple à peuple : le perfectionnement des voies de communication de toute nature, l’abolilion graduelle des entraves apportées au libre transport et à la libre circulation des hommes et des marchandises, et au commerce en général ; de là, le travail d’assimilation qui s'opère à la fois chez toutes les nations civilisées, dans les lois, les règlements, les usages et les mœurs; de là les recherches et les tentatives poursuivies jusqu ici avec plus d’ardeur que de succès pour arriver à l'unification des monnaies, des poids et mesures, de l'écriture, et enfin du langage.
Ce dernier résultat, à savoir l'établissement d’une langue universelle, serait certainement le plus utile, et dès lors le plus souhaitable de tous. Mais c'est aussi, à beaucoup près, le plus difficile à obtenir, et je suis même porté à croire avec la plupart de ceux qui se sont occupés de cette question, qu'une langue universelle ne peut sortir que de l’usage seul, et des modifications que le contact journalier des différentes langues, fera subir à chacune d'elles (1), plutôt que d’études et de spéculations scientifiques.
Au contraire, des études scientifiques bien dirigées me paraissent de nature à amener la so-