‹ Des principes de la versification françaiseChapitre 91 sur 97 · QUATRIÈME GROUPE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME GROUPE

Vers dérivés par catalexe.

Ces vers sont certainement les derniers dans l'ordre chronologique ; cependant quelques-uns sont usités depuis longtemps déjà : ils se sont formés en retranchant une syllabe au vers normal supérieur, ils sont

moins fréquents, ils n'ont pas de césure médiane ; tout cela est un indice d'anormalité.

Les pins anciens sont ceux de sept et de cinq syllabes, le premier surtout est très usité, mais beaucoup moins que son acatalectique, l'octosyllabe.

Le vers de onze syllabes n'a pas encore été accepté par la versification classique.

Nous avons indiqué les effets poétiques qu'on peut tirer de ces vers en mode mineur.

CINQUIÈME GROUPE Vers supérieurs a l'alexandrin.

Ces vers, non admis à présent, mais qui nous semblent avoir devant eux un vaste avenir, se forment comme multiples des vers ordinaires. Par exemple, le vers de 10 syllabes, dans sa formule 5 -f- 5 est 5 X a ; le vers de i5 syllabes est 5 X 3 ou iox i, 1/2 ; celui de 16 syllabes est 4 X A : celui de 18 syllabes est 6x3. Quant aux vers de 9, formule 5 —f- 4. de i4, formule 5 -f- 5 -f- 4, ce sont des catalectiques des précédents.

Telle est l'évolution probable des vers français Nous ne saurions apporter ici de certitude dans un sujet encore si controversé, mais de grandes chances de vérité en ce qui concerne les lignes principales. Nous n'avons pu non plus citer toutes les preuves à l'appui, mais celles ci-dessus nous semblent marquer la route.

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