On ne peut opposer aux créanciers inscrits une cessiou
de fruits faites par antichrèse. Ils ont droit à ces fruits du moment que l'action de l'hypothèque les immobilise , et ils tombent sous le droit de suite.
778 bis. Il faut en dire autant des cessions de fruits à échoir. Dissentiment avec la cour de cassation et la cour de Nîmes , qui croient que les inscriptions suffisent pour immobiliser les fruits.
778 ter. Pour avoir le droit de suite , il faut être inscrit. Vice de rédaction de l'art. 2166, en ce qui concerne le privilège. Les hypothèques légales des femmes on des mineurs ont le droit de suite sans inscriptions. Dissentiment avec la cour de cassation.
778 quat. Néanmoins , quand la femme ou le mineur vcul.nt
agir en délaissement, ils doivent s'inscrire.