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et incolore, on le prend après l’essai du sang, dans le liquide même où s’èst fait le dosage d'oxygène. Sitôt qu’on est arrivé à la nuance jaune rougeâtre, on note le point d’arrêt, on laisse couler dans le flacon 20 à 30 cent. cubes d’indigo titré de la burette I, et on ramène avec l’hydrosulfite à la nuance précédente. Le volume d’hydrosulfite employé à cet effet, représente le titre qu’il convient d'adopter. Exemple :
Sang de bœuf frais saturé d’oxygène ..... a De x 5 cent. c. HydrosuitenemplOTÉAERMMENENPAE CRC EEE PRES Tor Hydrosulfite nécessaire pour ramener la nuance après addition de 25 cent. Cubes dindisoit 2 AECREPR R OAEER 4,2 Egcentricube dé cetimdigo valait MAR E NE RRRERE NER 0®,01457 d'oxygène.
On trouve avec ces données que :
CS AU QUE 1 cent. cube d’hydrosulfite correspond à. — d’indigo,
4,2 15,1 d’hydrosulfite ou 5 cent. cubes de es BURN lCRLEE RE RE RE Te a d’indigo, 15.1 >< 0,01457 OU EHCOPO MR RE ARS EE ELU n — 15908 d'oxygène.
100 cent. cubes de sang contiennent donc. 1‘,308 X 20 = 26°,16 d’oxyg.
L’hésitation dépasse rarement trois dixièmes de centimètre cube d’hydrosulfite. Elle est moindre, quand lhydrosulfite est assez fort, et que les progrès de la décoloration sont rapides et nets après chaque addition de réactif. Il est vrai que l'erreur porte alors sur un nombre plus petit de centimètres cubes. Il est bon que 5 cent. cubes de sang exigent au moins 12 à 15 cent. cubes de réducteur. Dans l’exemple que j’ai choisi, un écart de 0*,2 donnerait les chiffres d’oxygène suivants :
15%,1 d'hydrosuliter tr 26,18 d'oxygène p. 100 15,3 ne 26°,52 —
Heart ER 0®,36 d'oxygène p. 100.
Si l’on fait deux ou trois dosages successifs avec5 cent. cubes de sang, sans vider le flacon, le liquide prend évidemment une teinte de plus en plus foncée, et la sensibilité du point d’arrêt diminue considérablement. En n’opérant plus que sur 2 cent. cub. de sang, on peut faire quatre dosages de suite dans le même liquide. Mais l'erreur commise est alors multipliée par 50, quand on exprime les résultats pour 100 cent. cubes de sang.
Une cause d’erreur assez importante peut provenir de l’eau bouillie, que Pon emploie pour rincer la pipette et l’entonnoir K. De l’eau distillée purgée d’air par une ébullition prolongée et distribuée encore tiède dans de petits flacons, ne tarde pas à s’oxygéner, malgré toutes ces précautions. Si la douille de l’entonnoir est un peu large, il faut au moins 25 à 30 cent. cubes d’eau pour rincer la pipette, et entraîner tout le sang dans le flacon. On peut, pour cette raison, remplacer l’entonnoir à baguette obturatrice par un simple entonnoir à boule muni d’un robinet, dont le maniement est tout aussi commode, et qu’on a soin de choisir à douille aussi étroite que possible. Ces détails ont leur importance. Il m’est arrivé bien souvent de constater que les 30 cent. cubes d’eau qui étaient nécessaires pour bien rincer la douille et pour ne plus y laisser trace de sang, bleuissaient une notable proportion d’indigo et exigeaient, pour leur réduction, deux à trois dixièmes de centimètres cubes d’hydrosulfite. Or, ceci entraîne, pour 100 centimètres cubes de sang, une erreur d’environ 0,40 d’oxygène.
Le dispositif que j’ai adopté et qui est représenté dans la fig. 1, supprime complètement cette source d’erreur et facilite, de plus, les opérations. On fait bouillir dans le ballon M, pendant une heure, deux à trois litres d’eau. : Pendant que l’eau est encore chaude, on installe le ballon sur son support, on le bouche, et donnant au siphon % une position convenable, on balaye Patmosphère du ballon par un courant de gaz venant de l’éprouvette L. Au bout de dix minutes, on est sûr que la vapeur d’eau et le gaz ont entraîné les dernières traces d’air. On amorce alors le siphon # et on installe la pince æ. On à ainsi à portée de la main et de l’entonnoir K, une provision d’eau bouillie, qui se conserve exempte d'oxygène, et qui suffit à une longue série d'expériences.
Afin d'apprécier pratiquement la limite des erreurs possibles, j’ai fait successivement une dizaine de dosages avec le même sang, en opérant chaque
Mit
fois sur 5 cent. cubes, et vidant le flacon après deux opérations. Le tableau suivant donne, dans la première colonne, les chiffres d’oxygène pour 100 cent. cubes de sang; dans la seconde, l’écart positif ou négatif, qui sépare chaque résultat de la moyenne arithmétique de huit résultats.
Oxygène. » Écarts.
DAS 60 AI ARE MEL + 0,26 DATA Aa tes has te "0,00 DLrelhiss retro es — 0,25 AA Le nv EC lo ect 0,00 DA RADAR RE A NE ee 0,00 D EE LE PRE RE à + 0,37 D lag 1 En PERSO nr AR — 0,21 RAR D ir ie sn en — 0,13
Moy. : 24,40
Ces chiffres permettent de calculer (1) l'erreur moyenne de chaque résultat, qui est de 0®,21, ou encore, ce qui est plus général, l’erreur moyenne de chaque résultat pour 100 cent. cubes de gaz oxygène, qui est de 0,88 p. 100 d’oxygène.
C’est là certainement une série heureuse. En opérant sur 2 cent. cubes de sang, l'erreur absolue reste à peu près la même, ce qui fait une erreur finale pouvant aller jusqu’à 0,60 d’oxygène. Voici encore quelques essais où il à été fait, pour chaque échantillon de sang, deux dosages seu-
lement.
(1) D’après Gauss, le calcul de l’erreur moyenne d’une série de » résultats doit se faire de la façon suivante :
On prend les écarts à, qui séparent chaque résultat de la moyenne arithmétique de tous les résultats; on fait la somme de leurs carrés, que l’on divise par le nombre des essais moins 4. La racine carrée de ce quotient est la vraie valeur de l'erreur moyenne. On a donc :
DS
Erreur moyenne — + ds È g n —1
L'erreur moyenne pour 100 s'obtient d’une façon analogue, en posant égale à 100 la moyenne arithmétique des résultats.
ren qe
Sang de bœuf, 5 cent. cubes :
Oxygène pour 100 cent. cubes de sang......... 22,50 —— sas AUS CD PAT DONS ENS 22 ,95
Sang de mouton, 5 cent. cubes :
Oxygène pour 100 cent. cubes de sang......... 20,42 —— LIT LOU | CHTRTIPLE 19 ,85
Sang de bœuf, 5 cent. cubes :
Oxygène pour 100 cent. cubes de sang......... 23,17 — D en ee 23 ,80
De ces dosages comparatifs et d’un grand nombre d’autres, je conclus que les résultats obtenus peuvent être entachés d’une erreur maxima d’environ 0®%,50 à 0,60, et que l’erreur moyenne commise est à peu près de 0°°,25, ce qui fait une erreur maxima d’environ 2 cent. cubes, et une erreur moyenne d'environ 1 cent. cube pour 100 cent. cubes d'oxygène.
Il était intéressant de comparer les résultats fournis par ce procédé à ceux que donne la pompe à mercure. M. Schützenberger avait déjà fait remarquer que les deux appareils fournissent des chiffres concordants pour l’oxygène dissous dans l’eau, résultat confirmé, comme on l’a vu plus haut, par mes propres essais. Pour le sang, les nombres sont plus forts de 4 à 5 cent. cubes pour 100 cent. cubes de sang, que ceux qu’on trouve avec la pompe. « Cette différence, ajoute M. Schützenberger, s’explique par la rapidité avec laquelle le sang abandonné à lui-même consomme l’oxygène qu’il renferme. Une opération d’extraction de gaz à la pompe, exige au moins un quart d'heure à vingt minutes, et il n’est nullement étonnant de voir disparaître 4 à 5 centimètres cubes d’oxygène à une température de 40° ou 50°, tandis qu'avec notre procédé, le dosage est instantané ».
Les considérations générales qui ont été présentées plus haut, au sujet des causes d’erreur inhérentes à tout dosage d'oxygène en présence de matières organiques, faisaient prévoir cet écart. Mais on pouvait se demander si la réduction de Poxyhémoglobine par l’hydrosulfite ne dépasse pas le
mo
but qu’on se propose. Rollet (1) dit qu’il est permis de supposer que la réduction ne s'arrête pas à l’hémoglobine, et Hoppe-Seyler (2) dit expressément, mais sans indiquer d'expériences, que la réduction va jusqu’à l’hémochromogène.
J’ai institué quelques expériences dans le but d’élucider cette question si intéressante. Et d’abord, il s’agissait d'établir, par des dosages comparatifs, la grandeur de l’écart. Le tableau suivant indique, dans une première colonne, les résultats fournis par l’hydrosulfite, et dans une deuxième, ceux qu’a donnés parallèlement la pompe à mercure. Une troisième colonne indique les écarts pour chaque sang; une quatrième, les écarts pour 100 cent. cubes d’oxygène fournis par l’hydrosulfite. Tous ces dosages ont porté sur du sang de bœuf frais, préalablement défibriné.