RP NES
tive le courant d'hydrogène qui vient remplacer l’eau du flacon. On amorce les deux burettes, et on introduit dans le flacon par l’entonnoir K : 1° 50 cent. cubes d’indigo non titré ; 2° 50 cent. cubes d’eau de kaolin à 10 p. 100; 3° 250 cent. cubes d’eau de fontaine chauffée à 45 ou 50°. Le kaolin supprime la transparence du liquide et permet de mieux saisir le point de décoloration de l’indigo en présence de la matière colorante du sang. De plus, le tube de lentonnoir K est rempli d’eau bouillie, exempte d'oxygène. Pendant ce temps, le courant d'hydrogène continue à traverser le flacon. On laisse alors couler de Phydrosulfite jusqu’à décoloration complète du milieu. Le liquide jaune qui en résulte ne doit pas bleuir à la surface, si l’air a été complètement expulsé ; il ne doit pasnon plus contenir un excès de réducteur, ce dont on s’assure en faisant tomber de la burette I quelques gouttes d’indigo qui doivent bleuir ou verdir le liquide. On détruit de nouveau cette teinte par une goutte d’hydrosulfite, et on a ainsi un milieu réducteur par lPindigo blanc qu’il contient, exempt d'oxygène, et ne contenant ni excès d’indigo, ni excès d’hydrosulfite. On est au pornt.
Le sang défibriné, préalablement saturé d'oxygène par l'agitation, débarrassé des bulles d’air par quelques tours de fronde, puis doucement rémué, est aspiré dans une pipette graduée de 2à5 cent. cubes etintroduit dans Pentonnoir. On rince la pipette à l’eau bouillie ; on laisse couler le liquide sanguin dans le flacon en soulevant la baguette obturatrice /. On rince également l’entonnoir etla. douille avec un peu d’eau bouillie, de manière à entraîner tout le sang dans le flacon. Il faut avoir soin, bien entendu, de ne pas laisser pénétrer d’air à la suite des liquides. Il ne reste plus maintenant qu’à détruire par l’hydrosulfite la teinte bleue qu’a prise le liquide trouble. On ajoute le réducteur tout en imprimant au liquide un mouvement giratoire, et l’on s’arrête lorsqu'on est arrivé à une teinte jaune rougeâtre franche, sans mélange de vert.
La couleur propre du sang, quelque dilué qu’il soit, et la présence du kaolin masquent une certaine quantité d’indigo bleu, comme il est facile de s’en assurer par un essai direct. |
On est donc amené à commettre une erreur en moins. Mais cette erreur se corrige par la manière dont on détermine le titre de l’hydrosulfite. En effet, au lieu de prendre ce titre avant l’essai du sang, sur une liqueur claire