‹ Des procédés de dosage de l'hémoglobineChapitre 16 sur 41 · EE · texte numérisé non relu

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Décolorim. Méth. opt. Méthode directe. | Méth. à l'hydros. | But ae 1208r,6 112rr 1168r,1 1168 Chen nr 158 160 151 ,3 152 dE ee | 150 4 153 145 147 UC RER 1195; 121 113 ,4 114 Vous 84 ,5 86 FÉPRC) mou pouere uen 13 ,8 75 fil, 6 so Fémnme.:s....s 193 ,3 126 — 119 ,6

» La décolorimétrie, la méthode optique et la méthode directe donnent des nombres très semblables : toutes trois mesurent l’émoglobine totale ; les chiffres obtenus par la méthode à l’hydrosulfite sont inférieurs, puisque le procédé n’apprécie que l’hémoglobine active. »

Ce procédé séduit au premier abord par sa simplicité. Fondé sur l’emploi de liqueurs titrées faciles à préparer, il ne nécessite qu’un appareil instrumental fort simple, qui peut être improvisé rapidement. De plus, il a l’avantage de doser directement l’hémoglobine, et de n’exiger qu’une quantité de sang assez faible. J’ai essayé de me rendre compte, par une série d’expériences, de la valeur pratique de ce procédé.

J’ai opéré avec une eau chlorée contenant, par centimètre cube, 05',0048 de chlore. |

J’ai constaté d’abord que l’apparition de la teinté limite gris verdâtre est, en effet, assez nette. Des échantillons de 1 cent. cube du même sang de bœuf ont exigé successivement, pour leur décoloration, les volumes suivants d’eau chlorée :

PT qe 16%,8 — 16%,2 — 17,0 — 16,6 — 15,8,

Le dernier de ces chiffres, qui est le plus faible, est le résultat d’un dosage mené moins rapidement que les précédents. Je me suis demandé à ce propos, si le chlore successivement ajouté au liquide sanguin, disparaît immédiatement, auquel cas le dosage peut étre mené rapidement, ou si, au contraire, il peut rester un certain temps en excès et à l’état libre dans la solution.

Pour cela, j'ajoute par portions successives 2 cent. cubes d’eau chlorée à 1 cent. cube du même sang de bœuf. Je constate à ce moment, à l’aide d’un papier ioduré et amidonné, que le liquide ne contient pas de chlore libre. Au spectroscope, on aperçoit les deux bandes de l’oxyhémoglobine, et dans le rouge une troisième bande assez faible, dont le milieu correspond environ à la région C 54 D. Le liquide est resté limpide, et sa couleur est d’un brun foncé, avec une faible pointe de rouge.

On continue l’addition d’eau chlorée. À 2,5, pas de chlore libre dans la solution ; au spectroscope, on voit que les bandes de l’hémoglobine vont en pâlissant.

À 3 cent. cubes, le chlore reste en excès, malgré une agitation de quelques minutes. Les bandes de l’oxyhémoglobine ont complètement disparu, tandis que celle qui s’est produite dans le rouge augmente de netteté.

A partir de ce moment, et jusqu’à apparition de la teinte limite, le liquide contient du chlore libre, malgré une agitation prolongée. Bien plus, si l’on ajoute à 1 cent. cube du même sang de bœuf, 8 cent. cubes d’eau de chlore, la moitié par conséquent de la quantité nécessaire pour amener la coloration finale, on constate encore, 5 heures après, la présence du chlore libre dans la solution.

Si l’on continue l’addition du chlore, le liquide prend une couleur vert brun, et au spectroscope la bande qui s’est produite dans le rouge diminue à son tour d'intensité. Finalement la solution se trouble : il se produit un coagulum vert-grisâtre, auquel est due la teinte limite de M. Quinquaud. Le liquide filtré est légèrement coloré en vert et ne présente rien de particulier au spectroscope.

Je n’ai pas poussé plus loin l’étude de ces réactions. La bande observée

dans le rouge est due probablement à de la méthémoglobine. D’autres fois, j'ai pu constater une formation d’hématine. Les phénomènes spectroscopiques ont été sous ce rapport trop variables, et cette étude trop rapide, pour qu’il me soit possible de conclure à ce sujet.

Je ne veux retenir de ces expériences qu’un fait constant, à savoir que la destruction de l’hémoglobine est presque immédiate, et qu’elle est achevée alors qu’on est encore loin de la teinte finale. A partir de ce moment, le chlore n’agit plus que sur des produits de décomposition, qui semblent résister un certain temps à son action ; il reste en excès dans le liquide, et c'est à cette circonstance que j'attribue les oscillations des résultats cités plus haut. L’expérience suivante en est la preuve :

Je suppose que 16 cent. cubes d’eau de chlore soient nécessaires pour amener la coloration finale avec 1 cent. cube de sang. Si l’on n’en ajoute que 14, la réaction finale se produit spontanément au bout de 5 à 10 minutes, sans addition de nouvelles quantités de réactif. ,

Il est donc permis de se demander si la composition du sang, la concen tration de l’eau chlorée, la rapidité plus ou moins grande du dosage n’influent pas sur la nature des produits de décomposition, et par suite sur la quantité de chlore nécessaire pour arriver à la réaction finale.

Des expériences plus complètes et plus nombreuses sont nécessaires, pour qu’on puisse se prononcer d’une manière définitive sur la valeur de ce procédé. x

J’ajouterai encore une remarque à propos d’une méthode de dosage que M. Quinquaud qualifie de directe, et qui consiste à extraire du sang l’hémoglobine cristallisée, à la sécher et à la peser. Ce procédé ne se trouve décrit nulle part. Ni Preyer, ni Hoppe-Seyler n’en font mention. Du reste, quel que soit le manuel opératoire, on peut affirmer que pour obtenir des cristaux purs, il faut se résigner à voir passer dans les eaux mères des cristallisations successives et dans les eaux de lavages, au moins les 7/10 de l’hémoglobine contenue dans le sang mis en traitement. On est obligé par conséquent de déterminer par un procédé optique la quantité considérable de matière colorante qui a échappé à la cristallisation, de sorte que la méthode cesse d’être directe et se confond avec le procédé optique em-

ployé.

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