‹ Des procédés de dosage de l'hémoglobineChapitre 20 sur 41 · ES · texte numérisé non relu

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Il est assez difficile de trouver un verre coloré ayant la même qualité de ton qu’une solution sanguine. Je suis arrivé, après quelques tâtonnements, à un résultat très satisfaisant, en associant un verre rouge jaunâtre et un verre groseille très pâle. Ces verres doivent être taillés en forme de petits disques et introduits dans l’un des godets. Dans ces conditions, on observe que la surface colorée qui correspond à la solution sanguine, à quelque chose de plus brillant que le verre échantillon. Cette différence de nuance rend la comparaison très difficile et surtout très variable, d’un observateur à l’autre. Mais on remédie facilement à cet inconvénient, en introduisant dans le godet qui contient l’étalon coloré, un peu d’eau dans laquelle on fait plonger le cylindre mobile T. De cette façon, les conditions de milieu sontles mêmes de part et d’autre, au point de vue de la réfraction de la lumière, et les deux surfaces qu’on doit comparer ont exactement la même nuance.

Si toutes ces précautions sont bien observées, mais seulement alors, des lectures successives faites avec un même échantillon de sang, diffèrent, au plus, de deux dixièmes de millimètre. En prenant la moyenne de cinq ou six observations, on arrive à un résultat qui est entaché d’une erreur maxima d’un dixième de millimètre. Les sangs de bœuf et de chien, dilués au 1/40, que j'ai observés, exigeaient une épaisseur moyenne d’environ 0,45 pour que leur couleur fut identique à celle de l’étalon. Ce chiffre est entaché d’une erreur de 0°",01 correspondant à 4 gr. pour 100 gr. d’hémoglobine.

J’ai vérifié d’abord à l’aide de cet appareil, comme l'avaient fait MM. Jolyet et Laffont, que du pouvoir colorant du sang, on peut déduire sa capacité respiratoire. J’ai pris, d’une part, l’épaisseur au colorimètre, d’une série de sangs de bœuf défibrinés, 5 cent. cubes de chaque sang sont étendus avec de l’eau distillée à 200 cent. cubes, additionnés de quelques gouttes d’ammoniaque et filtrés. Le liquide parfaitement limpide est examiné au colorimètre, en prenant chaque fois la moyenne de cinq ou six lectures. D’autre part on prend, à l’aide du procédé de Schützenberger, la capacité respiratoire de chacun de ces sangs.

Soit e, e’ les épaisseurs, au colorimètre, de deux sangs de bœuf, €, c’ leurs capacités respiratoires, on doit avoir, d’après MM. Jolyet et Laffont:

po CHENE À doute — ec!

PO

Le produit de la capacité respiratoire par l’épaisseur au colorimètre, doit donc être constant. S’il en est ainsi, on aura :

ete Dm pe

C’est à dire que la capacité respiratoire d’un sang quelconque pourra être obtenue, en divisant ce produit constant e.c, déterminé une fois pour toutes, par lPépaisseur observée au colorimètre.

Le tableau suivant montre que ces équations sont à peu près vérifiées par l'expérience. Une première colonne indique les épaisseurs colorimétriques observées; une seconde, les capacités respiratoires correspondantes trouvées à l’hydrosulfite; une troisième donne les produits des épaisseurs par les capacités respiratoires. La moyenne arithmétique de ces produits, divisée successivement par les épaisseurs colorimétriques, fournit les capacités respiratoires calculées dans la quatrième colonne ; enfin, une cinquième colonne indique les écarts qui existent entre les quantités d'oxygène trouvées directement et les quantités calculées. e

Les épaisseurs colorimétriques sont exprimées en prenant pour unité le dixième de millimètre.

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