D NOTES
» Or la capacité respiratoire trouvée à la pompe à mercure est de A TEE) |
J’ai essayé de vérifier l’exactitude de cette méthode; mais je ne suis arrivé à des résultats convenables, qu’en faisant subir au manuel opératoire de MM. Jolyet et Laffont, quelques modifications de détails que je vais exposer. Il importe, d’ailleurs, dans l’emploi de cet appareil, d’observer rigoureusement certaines précautions, dont ces expérimentateurs ne semblent pas s’être préoccupés, et dont je vais essayer de faire comprendre Pimportance capitale.
On peut faire usage, dans emploi du colorimètre Duboscq, de la lumière naturelle ou artificielle. Dans l’un et l’autre cas, une opération préliminaire indispensable consiste à mettre l’appareil 4w point. Pour cela, on loriente devant la source lumineuse, en le faisant tourner sur lui-même, de telle sorte que les images des deux cuves paraissent également éclairées. On peut procéder alors à l’examen comparatif des solutions colorées. Mais si l’on vide les cuves, et que l’on change la position de Pappareil ou du miroir M, on a beau remettre au point avec un soin extrême; en procédant à une nouvelle comparaison des mêmes liquides, on retrouve la plupart du temps des résultats notablement différents des premiers. Si l’on s’est servi de la lumière naturelle, il suffit, par exemple, que le soleil se cache brusquement, pour qu’il soit impossible de retrouver les mêmes conditions d’éclairement.
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Avec une lumière artificielle, les résultats sont un peu plus exacts; mais le moindre déplacement de l’appareil assombrit immédiatement l’une des images, et fausse les résultats dans une proportion énorme. De plus, l’égalité de teinte obtenue pour un angle donné du miroir, n’existe plus pour un autre angle. Il faut donc de toute nécessité que les essais colorimétriques se fassent dans des conditions d’éclairement toujours identiques. Ce résultat peut être obtenu de la façon suivante.
On prend une caisse rectangulaire d’une longueur d'environ 0",60, sur 0",25 de largeur, et 0",10 de profondeur. On installe le colorimètre dans l’un des angles de la caisse, et on l’y fixe solidement. A 10 centimètres en avant de l'appareil, on dispose verticalement une plaque de verre dépoli d'environ 20 centimètres de côté, et qui sert à tamiser et à diffuser la lumière d’une lampe à gaz également installée dans la caisse. En déplaçant légèrement la lampe, on finit par trouver une position à laquelle correspond un égal éclairement des deux cuves. La lampe, la plaque de verre dépoli, le miroir et le colorimètre sont alors soigneusement immobilisés, et leur position exactement déterminée à l’aide de repères faciles à imaginer. Grâce à ce dispositif, les conditions d’observation restent identiques, et les résultats successifs sont rigoureusement comparables. Des variations même notables dans l'intensité lumineuse de la source, sont sans influence sur les résultats. .
Un deuxième point important est le choix du verre coloré qui doit remplacer la solution d’hémoglobine, et servir de type. J’ai essayé de me servir d’un verre à peu près semblable à celui de MM. Jolyet et Laffont, c’est-àdire correspondant environ à une épaisseur de 0°*,50 d’un sang de bœuf au 1/25. Mais les erreurs commises dans des comparaisons successives sont trop considérables. Les couleurs observées sont d’un rouge trop vif, pour que de faibles variations dans la valeur de ton puissent être saisies facilement. Jai préféré choisir un étalon coloré correspondant à une épaisseur d'environ 0,40 à 0°%,50 d’un sang de bœuf défibriné, et dilué au 1/40.
Dans ces conditions, les surfaces colorées à observer sont d’un rouge pâle légèrement groseille ; la moindre variation d’épaisseur de la solution sanguine fait aussitôt apparaître soit une teinte rouge vif, soit la coloration jaune du sang examiné en couche mince.