‹ Des procédés de dosage de l'hémoglobineChapitre 22 sur 41 · TABLEAU V · texte numérisé non relu

TABLEAU V

Produits des

Epaisseurs Capac. resp.

au color, LC#Pae respirat. | épais. par les rs Écarts. EN on

35 20,09 103,15 006 EME 03 31 19,17 109,29 18,98 010 37 19,03 704,11 18,98 — 0,05 36,5 19,00 693,50 | 19,24 + 0,24 40 17,75 10,00 17,56 — 0,19 55 13,09 7,19,95 12,17 — 0,32 41,5 16,80 697,20 16,92 + 0,12 47 14,80 695,60 14,92 0,12 39 17,75 692,25 18,01 -L 0,25 31 18,89 698,93 18,98 + 0,09

MoyenNE .... ‘102,39 |

Ces expériences montrent que le colorimèêtre peut servir à déterminer, avec une exactitude suffisante, la capacité respiratoire d’un sang, à condition que la valeur du produit e.c ait été préalablement établie par un nombre suffisant d'expériences. En effet, les écarts indiqués dans la dernière colonne des deux tableaux, rentrent dans les limites des erreurs que comportent les deux procédés de dosage de l’oxygène. En diluant le sang au 1/50, les épaisseurs colorimétriques observées sont plus fortes, et comme l’erreur absolue reste à peu près la même, les résultats sont plus exacts. C’est ce

Evo qu’il faut faire chaque fois qu’un sang, très riche en matière colorante, donne une épaisseur trop faible au colorimètre ; il est bien entendu qu’il faut tenir” compte, dans le calcul du résultat, du degré de dilution que l’on aura adopté, puisque le produit constant e.c a été obtenu en partant d’une série de sangs au 1/40. Mais si on opère sur des liquides trop étendus et qui donnent au colorimètre une épaisseur supérieure à 70, le procédé perd toute son exactitude; car, lorsqu'on fait manœuvrer le plongeur, les variations de teinte sont si lentes à se produire, que l’écart entre deux déterminations successives peut aller jusqu’à cinq ou six divisions.

Le produit e.c fixé pour le sang d’une même espèce animale, peut-il servir à déterminer, à l’aide du colorimètre, la capacité respiratoire d’un sang d’une espèce différente? On a vu (page 15) que l'identité des différentes hémoglobines, au point de vue optique, est infiniment probable. Des recherches toutes récentes et qui seront exposées dans le chapitre consacré à la méthode spectrophotométrique, viennent de trancher définitivement cette question. Je crois que les différences observées à ce sujet, par MM. Jolyet et Laffont (1) rentrent, pour la plupart, dans la limite des erreurs que comportent les essais colorimétriques; voici, du reste, les résultats de quelques analyses dans lesquelles la capacité respiratoire de quatre sangs de chien a été calculée à l’aide de leur épaisseur colorimétrique et de la constante é.c établie pour du sang de bœuf.

Capacité respiratoire Capacité respiratoire au colorimètre. à l'hydrosulfite.

Page 1