‹ Des procédés de purification des eaux d'alimentation des villes et de leur prix de revientChapitre 4 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L’eau peut être le véhicule d’une foule de maladies. Enumérons: fièvre typhoïde, choléra, diarrhée infantile, helmiathiases diverses, etc Outre ces affections, nettement hydriques, la qualité de l’eau influe sur la morbidité et la mortalité générale d’une ville, probablement par des germes que nous ne connaissons pas encore. À

La morbidité et la mortalité générales, en dehors des maladies nettement hydriques, s’améliorent nettement à mesure que la quantité et la qualité de l’eau s’améliorent. Cette règle d'hygiène générale est capitale et a été prouvée par de nombreuses statistiques.

La prophylaxie dont nous disposons emploie deux moyens:

1° Distribuer une eau irréprochable définitivement à l'abri des contaminations;

2 rendre inoffensive une eau habituellement ou accidentellement suspecte.

De ces deux moyens, le premier l’emporterait sur le seconde, mais il est pratiquement irréalisable, car l’eau, quelle que soit son origine, se présente rarement dans des conditions de pureté idéale. En admettant même qu’elle soit pure à son origine, il est difficile de la garantir d’une façon ab-

solue contre toute cause de contamination; et telle eau présentant aujourd’hui des qualités suffisantes pour être utilisée sans opération préalable, peut se souiller d’un moment à l’autre et devenir ainsi le point de départ d’épidémies meurtrières. Ce fait est trop courant pour qu’on doive y insister particulièrement.

Donc, en pratique, le devoir des hygiénistes consistera à essayer de rendre inoffensive, en vue de l'utiliser, une eau habituellement ou accidentellement suspecte:

Dans les villes et les agglomérations de peu d'importance, l’action des services ’dhygiène municipale étant souvent déficiente le problème de l’eau potable est souvent assez mal résolu, chaque particulier devant s'assurer comme il peut son alimentation.

Dans les centres plus importants, il appartient aux pouvoirs publics de livrer à la consommation de l’eau potable ou rendue potable. Ce problème qui intéressait déjà les anciens (Hypocrate conseillait de boire de l’eau bouillie) a suivi les progrès qu’a connus la science pendant ces dernières années.

Il y a cinquante ans à peine, seule la filtration de l’eau était connue et des statistiques nombreuses ont montré l’heureux effet de cette purification grossière de l’eau sur l’évolution des maladies infectieuses et des épidémies. La filtration, quoique encore actuellement employée, s’est montré souvent d’une efficacité incomplète et quelquefois d’une fragilité extrême, et on a alors pensé, en vue de purifier l’eau, à l’usage de substances antiseptiques.

De nombreux corps ont été proposés, et disons qu’actuellement, le chlore et l’ozone sont les seuls utilisés dans la pratique courante.

Le chlore s'emploie, soit à l’état gazeux, soit par l’intermédiaire de l’eau de javel. Ce dernier procédé appelé javelli-

sation, est réalisé depuis quelques années, d’une façon spéciale appelée verdunisation.

Avec la chloration, la verdunisation et l’ozonisation, il semble que le problème de l’épuration de l’eau d’alimentation soit de nos jours résolu d’une façon heureuse. La preuve en est que les municipalités qui recourent à la filtration, ont tendance à compléter la purification de leurs eaux d'alimentation par l'emploi de l’un de ces trois procédés.

Les prix de revient de l’eau purifiée sont excessivement variables. Dans ce travail, nous pourrons en donner une idée, sans avoir la prétention d’apporter des prix de base.

Avant d'aborder notre sujet, qu’il nous soit permis de dire à M. le Professeur CARRIEU, toute la reconnaissance que nous lui devons pour avoir bien voulu accepter la présidence de notre jury de thèse.

Nous tenons également à exprimer notre gratitude à Mme RAMBAULT, chef de travaux pratiques au Laboratoire d'Hygiène, pour l'intérêt qu’elle nous a toujours témoigné.

MM. les Professeurs PUECH, JANBON et VinaL ont bien voulu accepter d’être membres de notre jury, nous les en remercions vivement et leur exprimons ici, tous nos plus respectueux sentiments.

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