C. EPIGRAPHIE SÉMITIQUE
L'Académie des Inscriptions et Belles Lettres a continué et poursuit activement l'admirable publication du Corpus inscriftionum semiticantm. On sait avec quelle science, quelle conscience et quel luxe typographique ce recueil est patiemment formé et élaboré. Depuis 18S6, pour les branches hébraïque et araméenne, la collection s'est accrue de trois fascicules de textes et de trois atlas de planches. En 1887 a paru le quatrième fascicule du tome I. des inscriptions phéniciennes. En 1S89 le premier fascicule du tome i. des inscriptions araméennes a été publié ; il renferme : les inscriptions araméennes trouvées en Assyrie et en Babylonie, celles qui ont été découvertes en Asie mineure, celles qui proviennent de l'Atropatène et de la Grèce, et celles que l'Arabie a conservées. Parmi ces dernières nous lisons la fameuse stèle de Teima, dont le contenu est si instructif pour l'antique histoire religieuse du Nord de l'Arabie. Viennent ensuite les inscriptions araméennes d'Egypte. Il y a quelques mois le premier fascicule du tome II. des inscriptions phéniciennes a repris et continué la publication de la première série du Corpus.
L'œuvre magistrale entreprise par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres n'a point empêché l'apparition d'une foule de travaux et de monographies sur l'épigraphie sémitique : elle les a au contraire encouragés. Que de noms n'y a-t-il point à citer ici ? Ceux de MM. Euting, Schrader, Chwolson, Renan, de Vogué, Doughty, J. et H. Derenbourg, Berger, Clermont-Ganneau, etc., sont présents à la mémoire de chacun. C'est toujours la stèle de Mésa qui a été l'objet des principaux mémoires, parmi lesquels on peut citer ceux de Smend et Socin (Die Imchrtft des Konigs Mesa von Moab, 1886) et de Clermont-Ganneau (' La sÛle de Mha^ Journal asiatigite, 1887).
n. HISTOIRE OE LA RELIGION D'ISRAËI.
De même que l'archéologie nous a introduit dans le domaine de l'épigraphie, cette dernière science nous fait pénétrer au cœur des religions sémitiques : elle sert de pont entre l'histoire des peuples sémitiques et celle de leurs religions.
Ici encore c'est la religion d'Israël qui a été l'objet des plus nombreuses recherches ; nous avons déjà signalé la plupart des travaux qui y sont consacrés partiellement ou essentiellement, dans les paragraphes de cette revue qui traitent de l'histoire et de l'exégèse bibhques. À la liste déjà longue que nous avons dressée nous nous contenterons d'ajouter ici les
Ëtttdes hébrwùjues tt araméennes.
s apporte sur cette
composé sur l'obscure religion des Mandiens, e secte de véritables et nouvelles lumières.
Nous arrêtons ici notre bref aper\;u des progrès accomplis depuis 1886 dans le champ des études orientales (hébraïques et araméennes). Quelque: superficie] et incomplet qu'il soit, il donnera cependant l'impression de l'énorme activité que les savants y ont déployée, et de la riche récolte qu'd
lée.