EH SUIS
son ou sont exposés les objets fabriqués par les détenus, tels que tapis, souliers, cartonnages, ouvrages en paHIe, etc. ; la vente s'y fait à prix fixe, d'après un tarif ; la personne qui tient le dépôt jouit d'une remise de 8 p. °/0 sur les objets Tendus.
C'est le travail à façon pour les particuliers que l'on préfère et qui est le plus lucratif. On fabrique des souliers, des mitaines et de la toile pour la maison et pour l'hospice des orphelins. Ces fournitures sont de peu d'importance.
Les travaux ne chôment jamais. Lorsque les autres ouvrages viennent à manquer, on emploie les détenus à tresser la paille , à faire des nattes , des paniers, etc.
Les détenus travaillent tous à la lumière, et jusqu'ici il n'en est résulté aucun inconvénient. Le produit du travail du soir a suffi, et au-delà, pour couvrir les frais d'éclairage. Cet éclairage s'opère au moyen de lampes ordinaires.
Voici quel était, en 1858, le classement des détenus pour les travaux :
4 tailleurs,
14 cordonniers, 1 sellier, *
10 fileurs , cardeurs , bobineurs et drousseurs ,
8 pileurs et trieurs de drogues , & coupeurs de bois de teinture ,
9 faiseurs de babouches en lisières ,
9 tresseurs de paille pour chapeaux et marchepieds
68 DU STSTfcME PÉIflTEKTIUKE
1 garnisseur de couvertures , 1 aide-cuisinier.
Le prix de 17,489 ajournées de travail s'est élevé à 11,527 fl. 11 s. La moyenne du prix des journées, calculée pour les hommes seulement, est de 8 s. 1 d. ; ce qui fait 2 deniers de plus que les deux années précédentes.
La somme placée, en 1835, à la caisse d'épargne pour les prisonniers, s'élève à 3,759 fl. 9 s., dans laquelle est comprise celle de 857 fl. 10s., ajoutés volontairement de leur quart disponible à leur quart de réserve légale , somme qui présente une augmentation notable d'économie sur toutes les années précédentes, tandis qu'en 1833 et 183-4, cet esprit d'économie avait successivement diminué. Ce résultat est dû à une mesure administrative qui est venue rassurer les prisonniers , en tout état de cause, sur la propriété et le retour à eux, ou à leur famille , de cette réserve volontaire. On a placé à la caisse d'épargne , depuis l'établissement de la prison pénitentiaire, comme réserve sur le travail des deux prisons, la somme de . . fl. 36,78*5 116 Retiré pour les prisonniers, hommes et femmes 30,128 6 6
Reste à la caisse d'épargne, outre
les intérêts courants fl. 6,657 5 0
La moyenne de la dépense par journée de détention a été, année commune, de 1826 à 1832, pour chaque détenu de fl. 2-6-8 ou de 1 fr. 15 c. ; les frais d'administration forment à peu près le tiers