Jurer ou prononcer inutilement le nom de Dieu1, pro
1 Lib. II Mos., XX, 7 et a Ti molli, u, 19.
»0U1 1ES rUHIS DIT OUÏS ET UBEftZBS. 423
férer des injures, tenir des conversations indécentes, sont des actes dont elles doivent s'abstenir rigoureusement.
7. Les cartes ou toute autre espèce de jeu, la lecture de pièces de théâtre , de romans ou de tout autre livre dangereux, comme aussi les chansons immorales, sont sévèrement défendues.
8. Tous les matins et tous les soirs, si la chapelle ne leur est pas ouverte , les femmes se rassembleront dans la salle de travail, pour y entendre la lecture d'un passage de récriture sainte1. A cet effet les surveillantes en second, chacune dans sa division, les rassembleront au premier coup de cloche, dix minutes avant le commencement de la lecture, afin qu'elles soient toutes prêtes au second coup; après quoi chaque classe, la surveillante en second marchant à la tête, va se diriger vers la place qui lui est assignée, et après la fin des dévotions elles retournent , avec le même calme et le même ordre, dans les cellules.
9. Toutes les femmes sont assujetties à la propreté , tant pour leurs personnes que pour leurs cellules, et chacune d'entre elles doit éviter soigneusement tout ce qui pourrait rendre l'accomplissement de ce devoir plus onéreux à sa voisine. Il est sévèrement défendu de mettre un vêtement «n gage.
10. Le comité attend des surveillantes en second qu'elles ne se contenteront pas de veiller exclusivement à la classe qui leur est assignée, mais qu'elles exerceront en général , toutes les fois que l'occasion s'en présentera, une inspection vigilante sur toutes leurs compagnes. Elles ne s'adresseront pas exclusivement a l'inspectrice en chef, lorsqu'elles croiront son intervention nécessaire ; mais elles rendront encore aux dames du comité, a chacune de leurs visites, un ctfmpte régulier et fidèle sur la manière dont leurs règlements ont été observés.
1 1 . Lorsqu'une surveillante en second enfreint un de ses
'Timolh.HI, i6cl 17.
424 iifsTiTvtioss piiriTnrmi*Bs icxnuiiis
devoirs, elle est destituée, et remplacée par une prisonnière mieux méritante.
12. Chaque prisonnière qui croit avoir à se plaindre d'un passe-droit de la part d'usé des surveillantes en second, exposera ses griefs, avec tranquillité et modération , à Tune des dames du comité ou à l'inspectrice en chef; mais tout acte de désobéissance ou d'insolence envers une surveillante fui s'acquitte convenablement de ses fonctions , est regardé comme un délit grave.
U. — Ordre de la semaine pour les femmes détenues à Nue gâte.
Tous les jours, excepté le samedi , les dames du comité rassemblent les femmes détenues avant le commencement des travaux, et leur lisent un passage de l'Écriture Sainte. Après que les femmes se sont éloignées, on fait venir les surveillantes en second, pour entendre leurs rapports sur la conduite des prisonnières : leurs renseignements, s'ils sont confirmés par l'inspectrice en chef, sont inscrits dans le registre des classes.
Lundi. Les deux dames chargées de l'inspection des écoles font leur tournée dans la prison : elles distribuent aux détenues les livres qu'elles jugent convenable de leur prêter.
Mardi, Ce jour la prison est visitée par trois ou quatre dames, qui font une liste exacte des vêtements d'enfants confectionnés dans la semaine précédente pour des familles indigentes, distribuent de nouvelles tâches pour la semaine qui a commencé , et paient aux détenues la moitié de leur salaire , retenant l'autre moitié pour la leur remettre à leur sortie de prison !.
Mcivredi. Visite des deux dames qui ont reçu entre les
1 Les détenues en état de récidive , et celles qui sont 4 Newgate pour U deuxième ou troisième fois, reçoivent, pour leur travail un salaire moindre que les autres condamnées.
roua lu IBUM9 Dit Eifuis it uasaiis. 42é
maint et Tendu les vêtements de grosse toile , de coton ou de laine , confectionnés par les femmes qui ne travaillent pas asse* bien pour être employées à faire des vêtement* d'enfants.
Jeudi. Visite dei trois dames chargées d'inspecter les tricoteuses , qui ne sont choisies que parmi les femmes incapables de coudre. Le même jour les détenues peuvent s'acheter, pour la portion de leur salaire qu'on leur remet, divers effets d'habillement. Les détenues étant soumises dans la prison à un habillement uniforme, ces effets sont numérotés et conservés par les soins de la maîtresse d'atelier, jusqu'à l'époque de leur déportation à Botany-Bay ou de leur libération '.
Vendredi. Ce jour, où cinq dames se trouvent dans la prison , est celui où l'on reçoit les visites des personnes étrangères. Ces dernières assistent é la lecture des Saintes Écritures ; puis on leur montre le travail des détenues ; souvent il arrive que les visiteurs achètent plusieurs des objets confectionnés. 11 leur est ensuite loisible d'examiner les différentes branches de l'administration, pour prendre connaissance des procédés employés par les dames du comité.
Samedi. Il n'y a pas de visite de la part des dames, les détenues étant occupées à laver et d nettoyer les chambres, les corridors et les cours, sous la direction de la maîtresse d'atelier.
Le comité d'administration se compose de plusieurs dames, qui, après la clôture de chaque session de cour d'assises, interrogent les femmes condamnées , inscrivent dans un registre leur nom, leur âge et la nature de leur crime, s'enquièrent si elles ont reçu quelque instruction intellectuelle on religieuse, quelles écoles elles ont fréquentées, et veillent à ce que celles qui ne savent pas lire soient admises à
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> Ces vêlements', qui appartiennent en propre aux déportées,
u empêchent pas le gouvernement de leur fonrnir le trousseau d'usage dans toute son intégralité.
il. 36.
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l'éeole établie dans la prison. Ce comité récompense les femmes en raison de leur conduite , telle qu'elle est indiquée par les renseignements portés au registre des classes. A chaque signe de mauvaise conduite qui se trouve dans ce registre correspond une déduction de trois sous sur la récompense qu'on leur destinait.
III. — Réglementé de la maison de refuge établie à Dublin pour les détenues libérées.
1. Gomme les habitantes de l'établissement y trouvent un refuge contre la pauTreté et le besoin, elles doivent songer qu'elles ont renoncé elles-mêmes è la faculté d'en sertir ou de recevoir des visites de leurs amies sans la permission du comité.
2. Aucune personne reçue dans l'établissement ne pourra le quitter avant le terme de trois mois au moins.
3. Pendant les trois premiers mois qui suivent sa réception dans l'établissement, aucune d'entre les détenues ne recevra une partie de son salaire ; après l'expiration de ce délai elles n'ont droit qu'à un quart du prix de leur travail.
4. Les femmes doivent en chaque occasion , obéir sur-lechamp aux ordres de l'inspectrice en chef; en cas de délit, il en sera rendu compte, dans le plus bref délai, au comité, qui déterminera la peine a infliger.
0. Lorsque les femmes n'obéissent pas aux règlements, le comité a le droit de les priver d'une partie ou même delà totalité de leur salaire , suivant les circonstances, et en cas de récidive , de les exclure de l'établissement.
6. Si l'un des objets confiés aux femmes pendant leurs travaux est endommagé ou perdu , sans qu'on puisse découvrir la coupable , toutes les femmes appartenant è la subdivision dans laquelle le fait aura eu lieu, en seront solidairement responsables, et le prix de la .chose perdue ou endommagée sera déduit de leur salaire.