SOUVENIR ÉMU
A ceux qui sont tombés aussi, à ceux qui sont restés sous la Redoute, et en particulier à la mémoire du Médecin auxiliaire À. PARIS, du 147° Régiment d'Infanterie, externe des Hôpitaux de Paris, deux fois cité à l’ordre du jour.
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Les premiers éléments de ce travail ont été recueillis pendant le printemps et l'été de l'année 1915 à VH6pital d'évacuation des Minimes où je prenais les observations des entrants.
Le service était fait par le D' Lucien Man@inr, nommé alôrs assistant au centre ophlalmologique de la XIV® Région, où il avait (ravaillé comme bénévole, pendant deux mois de congé de convalescence, à son évacuation du front, auprés de son maitre, le Professeur RozLer, médecin-major de première classe, directeur du centre.
Je dus quitter cette tâche de collaboration agréable; mon mari, non quéri, élant forcé de demander un véritable congé avant de reprendre-sa place au front, comme il le souhaitait.
Il avait soutenu sa thèse le 28 juillet 1915.
Il avait fait la campagne des Vosges, en 1914, comme médecin auxiliaire, dans un bataillon de chasseurs alpins, puis dans un groupe de brancardiers divisionnatres, où il jouissait de la sympathie d’esprits dis- {inqués.
Il put repartir dés le début de 1916, devançant l'appel. ;
Il était affecté au 147° régiment d'infanterie.
Il y vécut parmi des officiers conscients de leur rôle, qui surent lui témoigner une amilié profonde el de l'estime. Il élail heureux,
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Pendant qu'il faisait tout son devoir à son bataillon, dans les Iauts de Meuse, le Professeur Rorcer, qui gardait à son élève une affection bienveillante me recut dans son service, à l'Hôtel-Dieu.
Privée de travailler auprès de mon mari qui me. guidail, je m'élais adressée, sur son conseil, au D' Hucor, médecin aide-major de 1"° classe, attaché au centre ophtalmologique, pour étudier la question de l'extraction des corps étrangers intraoculaires
magnéliques.
Cette période fut courte.
Le 18 avril en marqua la fin.
Depuis, j'ai tenu à bätir el à écrire celte thèse que nous aurions aimé faire « après la querre ».
Je dois dire ici au D' HuGor, qui sait combien j'ai senti la délicatesse de ses encouragements, toute ma reconnaissance pour le secours précieux de ses indications depuis que j'ai quitté le service hospitalier.
ET maintenant qu'il me soil permis de dire ma pensée :
Dés l'enfance, j'ai eu l'exemple de l’effort, et j'ai appris de Mademoiselle Vaxez, directrice du Lycée de Bourg, vénérée de toutes ses élèves, à le diriger.
Plus lard je pouvais, ainsi, profiter de mes stages
d'hôpital.
J'en suis reconnaissante à mes maîtres D’EXTERNAT :
Le D' Léon Bérarp (suppléance été 1908) ;
Les D's Lericne et Derore (service du Professeur
. Poncet, in memoriam):;
Le D' Viexar, le Professeur FABRE, el à tous les chefs de service qui m'ont permis de suivre leur enseignement avant et depuis :
Les D's Virrarp, Devic; le Professeur WEizz, le D' Péau ;
Chez le Professeur Teissier, j'étais aux côlés de mon mari, alors interne de la clinique médicale.
Puis chez son maitre le Professeur RozLer.
Notre beau-frère, le D' Louis GALLAVARDIN à qui mon mari était heureux de devoir le qoût de l’ophtalmologie, m'accuetillit aussi avec amilié.
En/fin pendant les sepl premiers mois de la querre, je travaillais auprès de notre beau-frère, le Professeur Léon Bérarp, dans une atmosphère de cordial réconfort.
Au laboratoire d’histologie, je garde un souvenir reconnaissant pour les maîlres de mon mart avec mon admiration respectueuse pour le Professeur RENAUT.
Le Professeur Recau», de l’Institut Pasteur, médecin major de 1° classe, a entouré la mémoire de son élève d'un pieux souvenir à Dugny ef je ne pourrai oublier la bonté qu'il veut bien me témoigner.
« L'association républicaine pour favoriser les études médicales » m'est chère. Lucien Mangini y était le jeune maître aimé de ses plus jeunes camarades et de ses élèves qui lui ont fait toujours beaucoup d'honneur aux concours d’externat et d'internat.
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Enfin les D André et Joseph Cnarier savent bien que leur nom restera lié à nos souvenirs.
Ils nous ont amenés à l’externat.
Dans ce milieu de leur conférence, j'ai entendu ce qu'est une question brillante et notre bonheur avait commencé là.
Notre vie de presque six années (30 juin 1910- 18 avril 1916) souhaitait d'étre utile.
Tous ceux qui ont connu mon mari savent les promesses qui élaient en lui. El si jeune, il avait pourtant eu la salisfaction, déjà, de commencer à les réaliser.
Ils savent tous aussi ce qu'on peut gagner par cet exemple constant, pour l'esprit el pour le cœur.
Nous avions espéré ensemble pour l'avenir une collaboration, dans la (âche, de plus en plus entière.
30 juin 1916.