EXPOSÉ DU SUJET
Notre travail est une étude d'observation et de pratique.
Ayant assisté à un assez grand nombre d’extraclions de corps étrangers magnétiques par l'électroamant, ayant suivi pour plusieurs cas l’évolution de la lésion signalée à l’examen d'entrée, nous avons ainsi conçu notre plan.
Nous avons passé en revue les différents types d’éclats, dont la forme et laconfiguration nous semblent jouer un rôle important.
Nous prenons le blessé à son arrivée au centre ophtalmologique et le suivons dans les hôpitaux d’évacuation — il a élé trop peu souvent possible d'aller plus loin — et nous parlons :
De l'examen clinique — du diagnostic de présence
EM AVE de l'éclat intraoculaire, par la radiographie et l’électroaimant — du diagnostic de localisation dans le globe — ce dernier fort difficile à établir. |
De l'intervention. — Indications, manuel, différentes modalités de l'extraction par l’électro-aimant géant. On utilise à la Clinique de l’'Hôtel-Dieu celui professeur Rollet.
De l'évolution et du pronostic. — Les symptômes étant aggravés par la commotion et la contusion sont influencés par la durée de séjour de l'éclat dans le
globe.
Enfin, des résultats consignés dans nos observations. Ils sont parfois peu encourageants — moins encore
comme on le verra, que ceux de la pratique civile — pour tous les cas de corps étrangers intraoculaires.
Nous avons, par conséquent, écarté d'emblée les éclats de la cornée, de la conjonctive et de l’épisclère, extrails souvent dans les formations samitaires de l'avant, el, en tout cas, à l'aiguille à discussion, ou au couteau de Graefe, à la pince sans l'intervention de l’aimant.
Les éclats intraorbitaires sont exclus de notre étude, même s'ils ont perforé le globe ainsi que les éclats restés dans un moignon oculaire.
Nous n'étudions pas l’évolution anatomique des
lésions.
Nous sommes renseignés par la radiographie sur le siège des éclats péri-oculaires et péri-orbitaires cau- : sant des lésions indirectes du fond, qui n’entrent pas
LE et
dans notre cadre !, mais qui peuvent cependant s’associer à nos lésions directes.
-Nous avons suivi les idées’ générales du professeur Rozzer. Le D' Huaor a fait presque toutes les extractions à l’aimant ; nous avons bénéficié des examens cliniques qu'il a pratiqués, comme de ceux des D'S Verrer el PERRIN, médecins aides-majors, attachés au centre ophtalmologique.
Les matériaux et le plan de la question radiographique nous ont été aimablement donnés par le D' ARcELIN, médecin aide-major de première classe, chargé du Service de radiologie à l'hôpital militaire Desgenettes. Nous le prions d’agréer nos remerciements reconnaissants.
Nous remercions le D' Morax. Nous lui gardons notre gratitude. Nous avons mis à profit les idées qu'il nous avait émises, en causant, sur ce sujet.
Car il nous réserva un accueil plein de bonté, iors d’une visite récente, à laquelle nous tenions.
Qu'il sache bien le souvenir réconfortant que nous
en conser vons.
1 Cf, thèse de Lucien Mangini, Hémorragies el ruplures des membranes profondes de l’œil par blessures de guerre, sans lésion apparente du globe, Lyon, 28 juillet 1915.
— 16 — | Je prie M. le professeur E. Rorcer, médecin-major de première classe, directeur du centre ophtalmologique de la XIV° Région, notre Maître, de croire à mon attachement reconnaissant.
À mes juges :
Le professeur A. PorLossox, dont le fils fut l'élève de mon mari.
Le professeur J. Nicoas, médecin-major de première classe qui sait la gratitude que nous lui gardions.
Le professeur Lannoirs, médecin-major de première classe, chef de Service du personnel à la direction du Service de santé militaire.
J'adresse mes remerciements profonds.