‹ Des Pseudo-Tuberculoses MicrobiennesChapitre 13 sur 24 · I. — PROVENANCE DES MICROBES · texte numérisé non relu

I. — PROVENANCE DES MICROBES

L'étude de la provenance des microbes pseudo-tuberculeux ne nous apprend rien qui vaille la peine d'être mentionné.

On les a rencontrés huit fois chez l’homme, quatre chez le lapin, trois chez le cobaye, deux chez le bœuf, une chez la vache, le mouton, l’antilope, le lièvre, la poule, une fois dans le lait, une fois dans l'air, une fois dans le sol.

La provenance du microbe dans le jetage de la vache de Nocard et Masselin reste douteuse.

À propos de provenance, ce qui mérite d’être remarqué, ce sont les faits de Malassez et Vignal, de Chantemesse et de Grancher et Ledoux-Lebard. Dans ces trois cas, les auteurs s’attendaient parfaitement à retrouver, dans les matériaux qui faisaient l'objet de leurs recherches, le bacille de Koch. Tel le nodule sous-cutané de Malassez et Vignal ; telles les bourres de coton de Chantemesse, sur lesquelles on avait filtré de l'air prérespiré par des phtisiques ; tel encore le liquide de Grancher et Ledoux-Lebard, liquide qui avaitt raversé une couche de terre préalablement arrosée avec une culture pure de Koch. Malgré les prévisions permises, ce ne fut pas le bacille de Koch qui apparut, ce fut au contraire un microbe pseudo-tuberculeux.

Il y a là une série de coïncidences qui : ne permet de tirer aucune espèce de déduction.

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