CONCLUSIONS
RE | Faut-il, après tout ce qui vient d’être dit, exclure définiti- REA vement toute hypothèse contraire ? Nous ne le pensons pas.
En des questions si délicates, la plus grande réserve est de rigueur. Quelques faits, tels que le pléomorphisme de la bactéridie charbonneuse — exemple devenu classique —, les ne variations de la forme et de la fonction du coli-bacille, va- riations récemment observées par MM. Gabriel Roux et ; — Rodet (de Lyon), sont là pour nous servir d'enseignement.
AA À \ généraliser, peut-être un peu hâtivement, de pareils résul- = ais, on pourrait se demander si zooglées, bâtonnets courts, microcoques, ne sont pas les formes diverses d’un même élé-
ment: le bacille tuberculeux. Cela n’est évidemment qu’une | hypothèse, mais. nous ne pouvions la passer sous silence.
. Nous pensons même qu’il est bon pour l'esprit d’avoir toujours pareille hypothèse devant les yeux, sans toutefois se - lisse fasciner par elle. Free
Nous devions dire cela, afin d'expliquer que nous n’attachons pas une valeur absolue à nos conclusions. Elles n "ont | A et ne peuvent avoir qu'un caractère de probabilité actuelle ; fi
sa au surplus, elles ne s’imposeront pas par leur nouveauté.
Cette étude nous apprend: {1° que le tubercule, ayant perdu sa Soie fait être coIGeRe comme le pe de la
Hot ge que la ne Fe É n si pas la seule, et qu il existe, en particulier, d’autres tuberculoses microbiennes. Tout cela a été dit et nous ne pouvons que le répé- D SA UAE | 13
ER ter. Nous répéterons encore, avec d’autres, que toute classification des pseudo-tuberculoses ne peut avoir, à l'heure actuelle, qu'un caractère provisoire. Ce caractère provisoire est dû à l'obscurité qui plane sur le sujet. D’où provient donc cette obscurité? De diverses causes dont une au moins nous arrêtera, ne fût-ce que pour l’éliminer.
La découverte de Koch simplifia les choses; mais il semble que la question ait été, à nouveau, compliquée par la découverte successive des autres microbes pseudo-tuberculeux. C’est presque accuser la bactériologie d’être la cause de cette confusion. On serait également tenté de croire que la bactériologie démolit de ses propres mains ce qu'elle a élevé. | |
Aucun de ces reproches ne vaut, et la bactériologie ne saurait être rendue responsable d'interprétations exagérées qui se dissimulent sous l'apparence de déductions logiques. Souvenons-nous qu’elle est une science récente, que les découvertes du temps présent nous font bien augurer de l'avenir.
Si nous osions esquisser la direction des recherches ultérieures, nous dirions volontiers que c’est par l’étude bactériologique qu'il faudra débuter. La lumière jetée par la recherche du microbe sur les cas de Du Cazal et Vaillard, Hayem et Lesage, nous l'indique clairement. Plus tard la clinique, mieux armée, reprendra ses droits.
Nous pensons que l'opinion ne sera complètement éclairée sur ces faits litigieux que par des recherches bactériologiques systématiques dans tous les cas de tuberculose, et surtout dans les formes anormales. Par recherches nous n’entendons pas seulement la coloration, mais aussi les cultures et surtout l’inoculation aux animaux. Ce sera, certes, un travail considérable ; mais c’est le seul procédé qui permette d’accumuler rapidement les matériaux que, seul, jusqu'ici, le hasard s’est chargé de fournir.
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De tous ces matériaux réunis que résultera-t-il ? Espérons qu'apparaîtra bientôt l’architecte méritoire qui, fouillant les détails et harmonisant l’ensemble, élèvera l'édifice sur le terrain que, modeste terassier, nous aurons tenté d’aplanir et de débarrasser des ronces.
Vu et permis d'imprimer: Vu et approuvé :
Montpellier, le 20 juillet 1893. Montpellier, le 20 juillet 1898. Pour le Recteur, ; Le Doyen,
L'Inspecteur d'Académie délégué, J. YON. MAIRET.