‹ Des Psychopathies Consécutives Aux BrûluresChapitre 26 sur 34 · K PS LE OR · texte numérisé non relu

K PS LE OR

Pere

minutieuse sur le passé mental du père et de la mère du sujet. On se rappellera que d'une manière générale l’état morbide des pères a une tendance à se renforcer chez les enfants, surtout chez les fils; tandis que la mère tend au contraire, quand elle est normale, a contrebalancer les effets de la constitution pathologique du père. \On se rappellera également qu'en pathologie mentale l’hérédité similaire est l'exception et que l'hérédité dissemblable est la règle. Par conséquent, il ne faudra pas s'attendre a retrouver chez l'enfant les tares nerveuses constatées chez les ascendants. Enfin, ilconvient de rapprocher des influences héréditaires qu'on pourrait appeler permanentes, celles qui sont accidentelles ou temporaires. Il n'est pas douteux que l'état dans lequel se trouve passagèrement un des généra-

teurs au moment de la conception puisse influer sur le

produit de cette conception. C’est pourquoi, il faudra chercher à savoir si au moment de la conception, il n’y avait pas pour l’un des conjoints une cause d’ennui, de surmenage, d’épuisement., On tiendra compte également des différents faits qui ont pu accidenter la grossesse, tels que émotions, frayeurs, maladies de diverse nature, |

Nous avons dit plus haut qu'il était très difficile de faire la part de l’hérédité dans la genèse de la psychopathie ; il est cependant certains cas ou la forme de cette psychopathie permet de faire le départ. Les anciens auteurs frappés de la multiplicité des formes que revêtaient les délires traumatiques n'avaient pas hésité a conclure à l'existence d'autant de formes de

PNA

troubles psychiques qu’il existait de sujets frappés. C’est qu'ils avaient sous les yeux des malades a tare héréditaire réagissant chacun suivant cette tare pour faire : l’un un accès de manie, l'autre de mélancolie d'hypochondrie ou même de paralysie g'énérale.ll est au contraire d’autres formes ou l’hérédité ne joue qu'un rôle très accessoire, , et ou celui des causes déterminantes parait prépondérant. Tel est le cas de la confusion mentale, du délire onirique dont nous avons rapporté une observation détaillée. Cependant, mème dans ces cas qui paraissent aussi typiques que possible, certaines formes avec délire et hallucinations semblent exiger l'intervention d’une prédisposition vésanique. En effet, pour délirer il ne suffit pas d’avoir la fièvre, d’avoir absorbé des boissons alcooliques, d’avoir subi un shock quelconque ; il faut encore que le cerveau soit prédisposé à délirer. Les limites de résistance de l'organe dépendent de l’hérédité et varient avec elle.

On voit par là combien, même dans ces cas relativement simples, le problème est complexe et quels soins il faudra apporter pour lui donner une solution satisfaisante.

Une fois réglée cette question de l'hérédité, il faudra rechercher s’il existe chez le malade des prédispositions morbides acquises. De cet ordre sont les fatigues précoces de tout genre, tel le surmenage physique, intellectuel ou moral. Il faut signaler aussi les maladies infantiles. On a incriminé beaucoup de maladies, mais celle dont l'influence étiologique paraît être le mieux prouvée est la fièvre typhoïde.

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Parmi ces tares acquises, la plus importante de beaucoup est l’acoolisme. Nous avons vu plus haut ce qu'il fallait en penser. Disons seulement ici que si l'on voulait étudier l’action de ce facteur par rapport à la brûlure et à la psychopathie, il faudrait envisager trois cas : {°" cas, uu alcoolique chronique soumis à une brûlure ; 2° cas, un alcoolique par occasion (ivresse)

soumis à la même cause; 3° cas, un brülé devenant

alcoolique. — Les obsèrvations que nous avons recueillies ne nous ont pas permis de faire cette étude.

Enfin, il faudrait également étudier l'influence de la syphilis qui doit avoir une grande importance, et certaines causes, telles que là masturbation, sur l'influence desquelles on n’est pas bien fixé; pour celle-ci, par exemple, les uns y voient une cause, les autres un effet de la psychopathie.

Telles sont les causes adjuvantes qui peuvent diminuer plus ou moins, et même annihiler, le rôle de la brûlure dans la production de Ia psychopathie. Mais, même dans les cas où la brûlure paraît dominer toute l'étiologie du trouble mental observé, il ne faut pas perdre de vue les causes accessoires nombreuses qui, par leur action, contribueront à donner à chaque cas particulier sa physionomie spéciale.

Parmi ces causes accessoires, les unes tiennent au sujet. Celui-ci, en effet, tout en restant normal. peut présenter certaines modalités physiologiques ou sociales qui retentissent sur la psychopathie. Les autres tiennent à la brülure elle-même, dont il faut considérer

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