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successivement : l'intensité, le point d'application, la nature.
- Causes dépendant du sujet. — Tout d'abord, il nous. faut noter l'influence de l’âge. On observe peu de psychoses véritables dans l'enfance. Elles sont également peu fréquentes pendant la vieillesse. Dans le cas particulier qui nous occupe, cela tient peutètre à ce que l'enfant et le vieillard se rendent mal, compte du danger couru et subissent, de ce fait, un shock nerveux moins intense que celui de l'adulte. Notons aussi que les psychoses de la vieillesse sont presque constamment explicables par une tare originelle héréditaire. |
La femme paraîtrait particulièrement exposée, étant donnée son émotivité spéciale ; mais, d'autre part, son genre de vié la met un peu à l’abri de ces accidents. |
Certains états physiologiques, comme la grossesse,
: l'accouchement, la lactation, et d’autres, comme la puberté, semblent favoriser le développement de certaines affections mentales.
Pour Mickle, le shock cérébral provoque plus facilement un trouble de l'intelligence dans les pays civilisés que chez les sauvages.
On pourrait encore citer beaucoup d’autres causes comme ayant une influence plus ou moins marquée sur le développement des psychopathies.
Causes dépendant de la brûlure. — La façon dont s'est produite la brûlure n’est pas indifférehte. Aussi
allons-nous considérersuccessivement l’influence de son intensité, du siège où elle s'est produite, de la nature de l'agent qui l’a causée.
En se plaçant au point de vue de l'intensité, il faut dans la brûlure considérer deux choses: d’une part sa profondeur et de l'autre son étendue. Les différents auteurs à la suite de Dupuytren se sont surtout basés sur les degrés de profondeur pour classer les brûlures. Dans les trois premiers degrés, la peau n'est pas complètement détruite, les. terminaisons nerveuses mises à nu sont lesiège de vives douleurs qui peuvent amener un épuisement du système nerveux. On conçoit que dans ces cas le shock nerveux déterminé par la brûlure puisse être très intense. Au contraire, à partir du quatrième degré, les douleurs sont bien moins vives, les terminaisons nerveuses ayant été complètement détruites. Gerdy lui, a essayé de-baser une classification des brülures sur leur étendue qu'il juge être un facteur plus important de leur gravité.
Cela est évident dans le cas qui nous occupe, car plus la brûlure sera étendue plus se manifesteront les phénomènes d'auto-intoxication.
Enfin si la plaie vient à suppurer, les résorbptions toxiques se faisant sur de vastes surfaces pourront d'autant plus facilement donner lieu à des accidents ultérieurs. |
Mais néanmoins on ne peut établir aucun parallélisme entre l'étendue de Ia brülure et la gravité de la psychopathie qui en résulte Celle-ci en effet n'est pas en raison directe du trauma matériel. Il semblerait plutôt