Pro lege Manil., cap. VI
dine pastionis, et multitudine earum rerum quœ exportantur, facile omnibus terris antecellat.
Les pasteurs payaient aux fermiers par tête de bétail, un droit appelé scriptura, parce que les propriétaires devaient déclarer les bestiaux qu'ils voulaient envoyer aux pâturages, et les faire inscrire sur un registre tenu par les publicains \ Le bétail non inscrit tombait en commise; il était confisqué au profit du publicain, qui pouvait le mettre en fourrière dans un parc isolé ^.
IL — Les mines et carrières {métallo) furent de bonne heure l'une des sources de la fortune publique.
Dans les premiers temps de la République, on exploita en Italie même des metalla, qui fournissaient des revenus importants; mais quand on eut conquis des provinces, renfermant des mines en abondance, on interdit l'extraction des métaux en Italie. C'est ce que rapporte Pline : Italiœ parcitum est velere interdicto patrum, aUoqiiin nulla fecundior metallorum quoque erat telliis (Lib. xxxiii, c. 4). L'Espagne, la Macédoine, l'IUyrie, l'Afrique, la Sardaigne, produisaient surtout les métaux. C'est Caton qui, le premier, tira de l'Espagne ce revenu : Pacata Provincia, vectigalia magna instituit, ex ferrariis argentariisque, quibus tum institutis locupletior in dies provincia fuit. On trouvait aussi en Espagne une quantité d'or considérable, soit dans les entrailles de la terre, soit en paillettes dans les sables aurifères ^. Il y avait encore en Espagne des mines dd plomb ^ , et des mines célèbres de minium {cinabre &); Pline raconte minium adulte-
1. Festus. Scripturarius ager publicus appellatus, in quo, ut pecora pasca7itur, certum. xs est, quia piiblicanus seribendo conficit rdHonem curn pastore.