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il parle. Il ne prouve même point que ces entrepôts aient jamais existé.
Nous devons donc, jusqu'à preuve contraire, conserver aux mots ^alinœ et mancipes salinarum leur signification usuelle, et entendre par là les publicains, fermiers des salines.
M, Colin a d'ailleurs traité plus légèrement encore le texte de Tite-Live, rapportant que Varbitrium venditio7iis a été privatis ademptum. Ce mot jjrivatis, suivant M. Cohn, désignerait les publicains. Il est difficile cependant de trouver deux expressions qui soient en opposition plus directe que celles-ci : privati, publicani. Ces hommes qui publico fruuntur^ dont les associations sont fréquemment appelées societates publicx, deviendraient dans le texte de Tite-Live des privali! Tant que M. Colin ne nous aura pas démontré que le texte même doit être modifié, et qu'il faut lire, au lieu de privatis le mot publicanis, nous nous refuserons à admettre son interprétation. Nous nous en tiendrons à celle qu'on a donnée jusqu'ici : elle n'a rien non plus d'absolument certain et d'absolument sûr. Elle a du moins l'avantage de respecter le sens évident des textes connus jusqu'à présent.
^ III. — Domaine public.
Outre les impôts, les publicains affermaient les domaines publics, terres arables ou de pâturages, mines, salines; enfin ils se rendaient adjudicataires des grands travaux publics.
I. — La République possédait de nombreux pâturages dans l'Italie et les provinces. Les principaux étaient en Apulie ' ; Cicéron parle également de pâturages en Sicile -, et en Asie 3 : Asia tam opima est ac fcrtilis^ ut et ubertate agroriim et varietate fnictuum, et magnitu-
1. Tit. Liv., lib. XXXIV, c. 29 — La guerre civile y prit naissance, suscitée par le pasteur Athcnion.