Burmann. de Vect. Cap. VIII, p
3. Cicéron. — I. Orat. agrar. contr. Rull. Plin. XVIII, c. 3. •1. Varr. II de Rust. lege censoria committere,
"). Cicér. De provinc. Procons-, cup. V. 6. Tit. Liv. XLIII, c. IG.
le prix de la concession sur un registre appelé hastarium^. Il est remarquable qu'au lieu du mot propre locallo ou conductio, on employait quelquefois, pour désigner l'adjudication de la ferme des impôts, le mot venditio ; c'était une sorte de vente des revenus, dit Festus, pour expliquer cette locution^.
Cette adjudication avait lieu à Rome pour les impôts levés sur tout le territoire de l'empire. Vectigalia locare nusquam licet, dit Cicéron, nisi hâc urbe, hoc ex loco, hoc vestrum frequentia^. Elle se faisait au mois de mars, parce que c'était, suivant les vieilles coutumes, le premier mois de l'année, et celui oii les magistrats entraient en charge'' ; au contraire les baux des maisons et des fonds de terre s'effectuaient aux calendes de juillet ^. Les impôts étaient à l'origine affermés pour cinq ans^ ou un lustre '^j durée de la magistrature des censeurs. A la fin de chaque lustre, les publicains devaient remettre aux censeurs la somme convenue dans le bail. Mais comme l'année n'était pas alors terminée avec exactitude, et qu'il y avait des jours intercalaires au gré des pontifes, ceux-ci allongeaient ou raccourcissaient l'année suivant que l'intérêt des publicains le demandait*^. On conçoit aisément que cette complaisance des pontifes se payait au poids de l'or.
1. TertuII. Apolog. cap. XII et XIII. — La vente à l'encan se faisait sub hasla {suh hasta vendi) ; elle était annoncée par une pique.
■J . Festus: Venditiones olim dicebantur censorum locationes, quod velut fructus publicorum locorum venibant.
3. Cicér. II. agrar. contr. Rullum, cap. 21. — Voy. encore I, ib., cap. 3.
4. Hoc (mense Martio) comilia auspicabantur, vectigalia locabant (Macrob. I. Salurn. 12.) L. 15. D. de puhlican.
f). Burmann. de Vect., cap. VIII, p. 105.
G. L. 356. D. de jure fîsci. Quum quinquemiium in quo quis pro puhlico conductore se obligavit excessit, sequenlis tcmporis nomine non tenetur. Il faut lire, au lieu depublico conductore, publici conductore, comme s'il y avait vectigalis conductore. En cfTet un peu plus bas les fermiers des impôts sont appelés conductorcs vectigalixi,m publicorum. Nous avons dit déjà que publicuni est souvent mis pour vectigal.
7. Il est vraisemblable que les Romains empruntèrent aux Athéniens l'usape de faire payer les impùls à la fin de chaque lustre, ainsi qu'une infinité d'autres usages. Xénophon, dans son opuscule sur la république des Athéniens, dit expressément que les impôts oe payaient à Athènes tous les cinq ans : rà <Jè fityivrov sïprjTat, Trph ui t«Çï<s tw ifàpta. TùJTO Si ytyvsTt/.j, «; tk tto/Ak Si Êtcoî itiiAnv..