Corn. Nep. InAlti"0, c
."j. Gicéron dans la leil. 19, liv. 1 ad Alticum, parle de l'afTaire d'Alllcus. Or si l'on rapproche cetle lettre de la suivuiilo et de la première du second livre, cette alTairc
VII. — Les sociétés de piiblicains prenaient différents noms, suivant qu'elles avaient affermé tel ou tel impôt. Asconius nous dit que les fermiers de la dîme s'appelaient decumani, ceux des pâturages publics pecuarii, ceux des douanes jjortitores i.
Les decumani percevaient l'impôt direct de la dîme {decùmœ) dans les provinces qui ne jouissaient pas du privilège de le lever ellesmêmes 2. Gicéron en parle souvent dans ses Verrines ; il les appelle principes et quasi senatores decumanorum^. Ils avaient coutume de faire avec les agriculteurs des conventions, qui leur assuraient une part de la récolte 'i. Ces pactes avaient pour but de prévenir les difficultés entre les provinciaux et les publicains. Gicéron dit qu'on devait s'y montrer accommodant : possunt in pactionibus faciundis, non legem spectare censoriam, sed potius commoditatem coîificiendi negolii et liberationem molestiœ'^. D'après ces conventions les magistrats provinciaux tranchaient les contestations <'. Les préteurs et les proconsuls, dans leur édit, promettaient de respecter les conventions entre publicains et provinciaux, pourvu qu'elles ne fussent entachées ni de dol, ni de violence. Entre autres conditions, les publicains stipulaient les intérêts, si l'impôt n'était pas payé dans les termes du contrat'.
Les decumani disparurent lorsque, sous l'Empire, les dîmes se convertirent en une redevance pécuniaire, dont la perception fut confiée à des agents de l'État.
n'est autre chose que la levée des impôts sur les Sicyoniens, que pressait Atlicus, soit en son nom, soit au nom des Publicains. Les Sicyoniens refusaient de payer les impôls, sous prétexte qu'un sénatusconsulte en exemptait les peuples libres, et qu'ils étaient du nombre.
1. Ascon. Pedian, in Divinat., cap. X. Mancipes, si questus sui gratia decumas redimunt, decumani appellanlur, siportum aut pascua fublica, porlttores et Pecuarii, quorum ratio scriptura dicitiir.