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n’a pas dépassé dix à quatorze jours. Dans la forme abortive, les lésions intestinales se terminent par résolution au lieu d'aller jusqu’à l’ulcération.
(1) Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux de Paris, séance du 98 janv.1870 : ibid 1872,
(2) Ibid., 1876, p. 240, 303 et 304, — et 1877 (p. 41, Laveran, rapporte sur 60 cas de fièvre typhoïde observés par lui, 18 observations de fièvre typhoïde abortive), et p. 124.
(3) Laverax. — De la fièvre typhoïde abortive ou fébrieule typhoïde. (Archives générales de Médecine, 1870, p. 424).
(4) Morcmisox. — La Fièvre typhoïde. Trad, Lutaud. Paris, 1878.
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Les caractères principaux de cette forme seraient pour Murchison : début ordinaire d’une fièvre typhoïde commune, quelquefois cependant très accusée; épistaxis, souvent constipation au lieu de la diarrhée habituelle; les taches rosées apparaissent souvent mais non pas toujours au septième jour. La présence de l’éruption rosée est le seul élément du diagnostic, ou bien encore le fait de l'existence de fièvres typhoïdes se montrant simultanément dans la même maison.
Lorain (1) rappelle la fréquence des formes abortives de la fièvre typhoïde, surtout en temps d’épidémie. Il tend à accepter l'hypothèse d’une typhoïdette. Il en rapporte trois observations fort intéressantes (observations XXIIT, XLVITI et XLVIIT). La première surtout est remarquable par une seconde éruption de taches rosées lenticulaires, à la fin de la maladie, trois jours après le début de l’apyrexie, alors que le malade était en pleine convalescence.
Le docteur Sorel (2) a étudié la fièvre typhoïde en Algérie, et a observé quelques cas terminés au treizième ou quatorzième jour par défervescence brusque. Ces cas abortifs lui ont paru proportionnellement plus communs qu’en France. Gueguen avait noté le même fait aux colonies (3).
Dans ses excellentes cliniques, Cadet de Gassicourt (4) décrit la fièvre typhoïde abortive. Il relate six cas rentrant dans notre cadre : un cas à duré dix jours, trois douze jours, et deux quatorze jours.
G. Homolle (5) admet que la fièvre typhoïde abortive résulte d’une infection peu profonde du sujet qui, grâce à sa résistance organique, lutte énergiquement contre une forte dose de virus. Il distingue deux types dans cette forme abortive : le premier caractérisé par sa courte évolution, le second par la bénignité de ses symptômes. Il admet un début brusque ; les maxima thermiques ne dépasseraient pas 40 degrés; l’éruption rosée lenticulaire et la tuméfaction de la rate sont peu mar-
(1) Lonaix et BrouarpeL. — De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladies, t. IX, p. 135. Paris, 1877. « Peut-être y a-t-il une typhoïdette, comme il ya une varioloïde ». — Voyez aussi les Observations" XLVII et XLVIIT, fig. 61 et 62, — Voyez en outre plusieurs Observations de fièvre typhoïde bénigne qui durèrent 13 jours (Obs. XVI, p. 65), 19 jours (Obs. XXIII), 14 jours (Obs. XXXVI).
(2) Sonez. — Mémoire de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 1880 : La Fièvre typhoïde en Algérie.
(3) Gurauex. — Archives de Médecine navale, 1878, t. XXIX.
(4) Canxr pe Gassicourr.— Traité clinique des maladies de l'enfance, t. I, p. 549. 1880.
(6) Homorre. — Article « Fièvre typhoïde », Nouveau Dictionnaire de médecine et chirurgie pratique, t. XXXVI, Paris, 1884.
quées.ou très précoces. La défervescence est rapide, commence les cinquième, sixième et septième jours et finit le quatorze ou quinzième jour. La convalescence serait courte. La maladie peut se compliquer de rechute, et si la rechute survient avant que la convalescence ait eu le temps de se confirmer, elle donne lieu à une forme qu’il appelle : forme abortive à rechute subintrante.
Guéneau de Mussy (1) range parmi les fièvres bénignes ces formes abortives qui peuvent débuter avec une grande violence puis se terminer du quatorzième au seizième jour. Il admet avec Griesinger que l’évolution de la maladie peut être encore plus courte et ne pas dépasser cinq jours. Il rappelle que Sennert, Plater, Rivière, Borsieri, Cullen, séparaient cette forme de la fièvre continue. « Pour moi, dit-il, j'ai < depuis longtemps défendu cette doctrine et considéré le plus grand < nombre des fièvres dites synoques où continues simples comme des «< formes abortives ou bénignes de la dothiénentérie. Il n’y a pas plus de « différence entre ces affections et la dothiénentérie confirmée, qu'entre « les formes légères des fièvres éruptives et leurs formes complètes, « Scarlatine, variole, coqueluche et autres maladies infectieuses. »
Le professeur Bernheim (2), consacre à la fièvre typhoïde abortive plusieurs études. En 1877, dans sa clinique médicale il admet et décrit le typhus abortif qui correspond aux cas où les plaques de Peyer se résolvent sans s'ulcérer. Contrairement à l’idée de Lebert qui veut que le typhus abortif soit la typhoïde atténuée dans son expression symptomatique, le professeur de Nancy déclare que-la qualification d’abortive ne peut convenir à la fièvre typhoïde que quand la durée de la maladie a été trop courte pour que l’évolution anatomique ait eu le temps de s'achever. Il admet les signes distinctifs créés en clinique par les auteurs allemands, début brusque sans prodromes, ascension rapide avec frisson, symptômes précoces: défervescence hâtive, du quatrième au quinzième jour, en terrasse, rapide, complète en vingt-quatre à soixantedouze heures. Les taches rosées et la tuméfaction de la rate se sont montrées du deuxième au cinquième jour. La fosse iliaque est presque toujours sensible (3).
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(1) Guéneau pe Mussy. — Clinique médicale, t. III; Traité théorique et pratique de la fièvre typhoïde dothiénentérique. Paris 1884,
(2) Berne. — Clinique médicale, 1877, p. 312 et suivantes.
(3) Voici le résumé de l’évolution thermique proposé par M. Bernheim : « L'évolution « thermométrique de la fièvte typhoïde non abortive est comprise dans la formule suivante : « Période initiale, 3 à 4 jours; période d'état, un à trois septénaires; période de déclin,