‹ Des Pyrexies AbortivesChapitre 19 sur 57 · AAR · texte numérisé non relu

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La durée fut : dans 3 cas........:.. 12 jours. — — AICAS EE eee cr 14 — — — © LC OT TONe mis

Il admet que c’est la courte durée qui caractérise la forme abortive et non pas son appareil symptomatique.

Dans un mémoire paru l'an dernier, M. Bernheïm (1) revient en partie sur ses idées antérieures concernant le typhus abortif. En particulier, il s’empresse de rectifier quelques idées de l’école allemande. Il s'élève contre la doctrine de Liebermeister et de Jürgensen qui peut se formuler de la facon suivante : période d’augment plus rapide, symptômes de la maladie plus précoces, défervescence précipitée. « Si « ces données cliniques étaient exactes, dit-il, il faudrait penser que la « fébricule n’est pas tant une fièvre typhoïde avortée, c'est-à-dire « tournant court, arrêtée en chemin, qu'une fièvre typhoïde à marche « plus rapide, à allures précipitées, arrivant plus vite à sa fin parce « qu’elle s’est déroulée plus vite. Pareille conception me semble en « désaccord avec l’idée ‘que nous nous faisons sur l'évolution des « germes morbides. » M. Bernheim ne trouve aucune différence dans le mode de début; les symptômes (taches rosées, diarrhée, bronchite) ne sont nullement précoces, et dans 40 cas sur 22 la défervescence fut lente et non brusque comme Fadmettent la plupart des auteurs allemands. La fièvre de convalescence est rare à la suite des fébricules typhoïdes, la rechute s’y rencontre quelquefois (4 fois sur 50). M. Bernheim admet en outre au point de vue doctrinal qu’il ne s’agit pas d’une question de terrain, mais bien plutôt d’une question de germes, et que la fièvre typhoïde est une infection qui procède par intoxications successives, Si bien que la maladie proprement dite peut durer de quelques jours à

quelques mois.

= Un élève du professeur Bouchard, M. Winslow-Warner Skinner (2), étudiant la méthode réfrigérante employée par son maître dans le traitement de la fièvre typhoïde, rapporte une statistique empruntée à M. Bouchard et portant sur 274 cas observés avant l'emploi de la nouvelle méthode. Il résulte de son travail que 47 cas se terminèrent avant le commencement du troisième septénaire. Nous devons à la bienveillance de M. Bouchard communication de 249 observations dont une partie doit rentrer dans la statistique du docteur Skinner : nous en rendrons compte plus loin. M. Bouchard pense que la fièvre typhoïde

(4) Burxuetu. — Fièvre typhoïde abortive ou fébricule tÿphoïde, (Revue médicale de L'Est, 1885.) (2) Wixscow- WARNER SKINNER, — Thèse de Paris, 1885,

bien traitée dure en moyenne dix-neuf jours, et que plus la forme clinique a été légère, plus fréquentes paraissent être les rechutes. (Communication orale.)

Enfin, il y a quelques mois à peine, le docteur Weil, professeur à la Faculté de Heidelberg, à fait paraître un travail remarquable sur la fièvre typhoïde (1). Son étude est basée sur 105 observations, dont, de 99 malades guéris, 25 présentèrent la forme abortive (terminée avant le seizième jour). Weil distingue les formes légères de la typhoïde et ne les confond pas avec les formes abortives qui peuvent être légères ou graves. Il rapporte 8 cas de typhus abortif grave. Il a observé l’ascension rapide de là température, pouvant aller jusqu’à 40 degrés; la défervescence se fit le plus souvent par lvsis; il insiste sur la rareté relative de l’éruption rosée lenticulaire, sur l’existence de l’albuminurie dans quelques cas, sur la fréquence de la rechute (5 fois sur 32 cas), et sur la bénignité du pronostic. Enfin il semble accepter l’action favorable du calomel, des bains et de la quinine (Jürgensen). Nous aurons d’ailleurs souvent l’occasion de revenir sur ce mémoire, dont nous consignons les cas dans notre tableau statistique (2).

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