ÉTUDE CRITIQUE DES SYMPTOMES
Entrons ainsi dans l'étude symptomatique de la fièvre typhoïde abortive et cherchons les caractères qu’elle offre en clinique. Tàchons surtout dè savoir si elle présente des caractères distinctifs, propres à la faire reconnaître dès son début, c’est-à-dire des signes pathognomoniques, ou bien si elle ne diffère de la fièvre typhoïde commune que par certains points, dont le seul important et même capital est une durée écourtée.
Pour arriver à ce but, il nous faudra suivre pas à pas la symptomatologie didactique de la fièvre typhoïde ordinaire, ou du moins dans ses détails les plus importants.
Tout d’abord commençons par l'éncubation de la maladie. Il est évident que la notion exacte de la durée de la période d’incubation de la fièvre typhoïde pourrait présenter un grand intérêt au point de vue qui nous occupe.
On sait que dans certains modes d'infection, l'élément morbide arrive plus directement dans les voies digestives où il va dès lors se cultiver (pénétration par la voie gastrique ou intestinale de substances liquides, eau, lait contaminées, véhiculant les germes infectieux). Dans ces conditions pour ainsi dire expérimentales, la période d’incubation serait