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au sixième jour. Pour MM. Bernheim et Lebon, les taches rosées, la diarrhée, la bronchite, ne sont notées qu'à la Jin du premier septénaire, quelquefois dès le cinquième jour. Laveran ne les a trouvées que 10 fois sur 25 cas. Guéneau de Mussy affirme la confluence des taches rosées ; il note de plus un fait curieux, la persistance possible de l'éruption jusqu’à la défervescence.
Nous trouvons dans Lorain (1) une observation (la treizième) intéressante à ce point de vue : La maladie ne dépassa pas quatorze jours de durée. En pleine convalescence, au dix-septième jour, une nouvelle éruption rosée lenticulaire se produisit sans que la température dépassit 57 degrés. Pendant ce temps le pouls suivait, depuis le début de la convalescence, une ligne de descente qui devait le faire tomber de 80 à 46.
Dans les trente-deux cas de Weil, la roséole manqua dix-sept fois, fut douteuse deux fois et certaine treize fois seulement.
Sur mes quatre-vingts observations, les taches rosées sont observées trente-cinq fois environ; sept ou huit fois on les note comme très abondantes, plus fréquemment on signale leur extrême rareté (2) qui concorde bien avec l’état endémique actuel où les taches rosées, d’une manière générale, paraissent être bien plus rares qu’il y a quelques années. Dans deux observations de M.C. Paul nous ne trouvons qu’une et deux taches rosées.
Ce que nous venons de dire pour la fréquence de l'éruption rosée lenticulaire, nous allons à peu près le répéter à propos de son époque d'apparition. Si nous nous en rapportons à nos trente-cinq cas, les taches rosées ne paraissent pas beaucoup plus hâtives dans la forme abortive que dans les autres. Le cas le plus précoce apparût le quatrième jour. Assez souvent la poussée cutanée ne se fait que du cinquième au sixième jour, le huitième, le dixième jour, dans des fièvres dont la durée totale fut de quatorze et quinze jours.
Plusieurs fois même l’'éruption rosée fut notablement tardive, eu égard à la courte durée de la maladie, En voici quelques exemples :