AVANT
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URINES., 4 Densité. 2 1,026 1,024 Matériaux solides... 462:,80 562,16
TEMPÉRATURE Pine NO 00026 900, 4 -7m; 070,2: 8.2886
Il résulte des recherches de l’auteur précité que la décharge urinaire (déchets avec augmentation de la quantité des urines) est presque constante dans les formes graves, et qu’elle précède (six fois sur huit) souvent la période de lysis; elle est exceptionnelle dans les cas légers. A cet égard, notre observation (p. 96) est fort instructive; elle correspond bien à un cas grave, au typhus abortif grave terminé rapidement malgré les complications (délire, péricardite). Cette décharge des matériaux solides par l'urine n’est pas toujours procritique, elle peut accompagner la période de défervescence dans toutes ses phases (1),
(1) Sur 100 cas de fièvre typhoïde pris en bloc, À. Robin note que : <É
55 fois a précédé de 1 à 6 jours le début de la période de lysis, 17 fois a eu lieu au début de cette période.
15 fois au cours de la convalescence,
17 fois elle manqua totalement,
la décharge urinaire
Enfin, de même qu’il existe une période prémonitoire de la défervescence (décharge urinaire procritique), de même il y a une décharge . . La . . Là ù « k 16 urinaire prémonitoire de la convalescence. La décharge des matériaux
retenus serait la cause de l’abaissement de la température.
En résumé il existe dans la fièvre typhoïde une désintégration organique exagérée et anormale.
Les matériaux incomplètement comburés sont retenus dans les tissus et s’échappent en grande quantité (décharge urinaire) à un moment variable de la maladie.
La crise urinaire est d'autant moindre que la forme de la maladie été plus légère,
Ces indications générales ont trouvé précisément leur application dans le cas de forme abortive grave que nous avons relaté plus haut. En suivant les courbes, on voit que dans cette observation l’élimination des matériaux solides de l'urine a été considérable et qu'en outre elle a procédé par poussées de décharges successives très abondantes. Trois fois (le onzième, le quinzième et le dix-huitième jour), le taux des matériaux à atteint des chiffres extrêmes (90, 91, 76 gr.), ces trois décharges sont séparées les unes des autres par des journées où le taux descend à la normale ou à peu près (50, 48 gr.); on pourrait croire que l’organisme, après avoir éliminé une dose énorme de produits nocifs accumulés dans son milieu intérieur, a besoin de quelques heures de repos avant de reprendre son travail d'expulsion.
Si nous groupons brièvement les détails symptomatiques qui précèdent, nous voyons qu’en clinique, la fièvre typhoïde abortive peut présenter {rois types assez distincts :
Le premier, type banal et commun, éyphus levis ; Se caractérise par un début brusque ou lent; les symptômes ne . pas à paraître graves, l’ensemble de la Alhdie peut être sérieux au point d’inspirer des craintes pour la vie du malade, le pronostic reste hésitant ; jusqu’au jour où un amendement considér able, parfois subit se produit, rapidement suivi d’une convalescence normale.
Le deuxième type est celui d'un malade assez sérieusement touché en apparence, dont l’état, dès les premiers jours de la maladie, s'améliore rapidement. Toutefois la convalescence précoce est souvent prolongée; quelques complications ont pu même survenir soit dans le cours
de la période fébrile (1), soit même pendant la convalescence: dans cette forme les rechutes ne sont peut-être pas très rares.
Enfin une troisième forme clinique consiste en un #yphus levissimus abortif, dans ces cas la maladie, bénigne dans sa marche, peut laisser une convalescence également courte ou au contraire entravée soit par une rechute, soit par un accident soudain, tel que le cas rapporté par Laveran d’une mort subite par syncope chez un convalescent de fièvre abortive.
La convalescence de la typhoïde abortive serait toujours longue pour certains auteurs. Ainsi Laveran fixe à quinze jours la durée moyenne de cet état intermédiaire à la santé et à la maladie. C’est bien la preuve révélatrice d’une maladie générale qui vient de s’éteindre et dont le passage nécessite des restaurations profondes et étendues dans l'intimité de l'organisme. Pour Guéneau de Mussy, il est rare de voir la convalescence troublée par quelqu’une des complications des formes complètes de la maladie, abcès ou névralgies. Quand une rechute survient, on dirait alors, selon l'expression de cet auteur, « que le processus mor- « bide partage en deux actes l'élimination du principe infectieux. »
Une complication, fréquente dans les formes communes, la fièvre de convalescence, décrite par M. Bernheim, est rarement observée après la typhoïde abortive. Cette fièvre, « qui peut être vespertine intermittente, continue ou rémittente, très élevée, très tenace, » ne se rattache à aucune altération matérielle appréciable, et serait due à « une certaine diathèse fébrile persistante, » à une « certaine modalité contractée par le système nerveux régulateur de la température qui conserve, de par l’habitude acquise, une aptitude facile à réaliser l’acte fébrile.» (2) Dans six cas seulement, M. Bernheim a vu la température remonter quelques jours après la convalescence.
Pendant cette convalescence, les suites de la fièvre typhoïde peuvent encore persister : c’est ainsi que la constipation opiniâtre si fréquemment observée dans la forme abortive peut se prolonger encore pendant la convalescence.
COMPLICATIONS DE LA TYPHOÏDE ABORTIVE. — Pour être ordinairement bénignes et souvent légères, les formes abortives de la typhoïde ne
(1) Nous avons relevé dans nos notes deux cas de péricardite aiguë (E. Hrrrz et A. Rognx). Nous signalerons plus loin une artérite fémorale observée par M. Vurprax. (2) Bernaen, — Loc. cit. 1885, p. 7.
sont pas à l'abri de complications. Toutefois il paraît résulter de ma statistique que les complications graves ne sont pas fréquentes dans le cours ou à la suite de cette forme, exception faite pour la question des rechutes. |
Je passe sur un cas de Lorain où l’on signale une wlcération aphtheuse développée sur le pilier antérieur et gauche du voile du palais (loc. cit., p. 137); je n'insiste pas non plus sur une observation d'otite moyenne unilatérale qui fait partie de mon dossier (un enfant) non plus que sur un cas de panaris, où sur les éruptions furonculeuses assez rarement citées. Je voudrais seulement rappeler que la néphrite typhoïdique à été quelquefois signalée dans ces formes abortives. Une de nos belles observations compliquées de rechute a précisément trait à un cas de forme rénale légère. L’albuminurie serait peut-être moins fréquente dans cette pyrexie abortive. Weil ne l’a constatée que cinq fois (sur 32 cas) (1); dans l’un de ces cas, il s'agissait d’une véritable néphrite. Weil signale en outre deux cas compliqués d’ictère. On comprend qu’il en soit pour les formes abortives de la dothiénentérie comme pour toutes les autres variétés cliniques : suivant certaines conditions qui trop souvent nous échappent, il est des séries où les complications sont relativement fréquentes et graves, d’autres dans lesquelles la maladie évolue le plus normalement possible. Ici, comme toujours, il est bien utile de connaître le terrain et la résistance organique du sujet frappé.
Cependant il est un groupe de complications qui, pour le cas actuel, semble avoir fourni un assez grand nombre d'exemples variés : je fais allusion aux complications portant sur l'appareil circulatoire. Les hémorrhagies intestinales, par exemple, ne sont peut-être pas aussi rares qu’on pourrait croire, étant données la courte durée de la maladie et l’atténuation évidente et précoce des lésions de la muqueuse intestinale. Lebon signale un cas d’hémorrhagie intestinale coïncidant avec la défervescence et se montrant presque comme un phénomène critique. Dans une des observations du Middlesex hospital Reports 1883, une fillette de cinq ans eut une hémorrhagie intestinale le cinquième jour de la maladie et entra en convalescence le onzième jour.
Je possède deux observations de typhoïde abortive, l’une recueillie sur une enfant de dix ans, l’autre sur un adulte de trente ans.
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(1) L’albuminurie aurait été : deux fois minime, trois fois très considérable.