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« courte, la fièvre cessant à peu près en même temps que la résolution « de la pneumonie, c’est-à-dire avant la fin du deuxième septénaire. » La nature de ces pneumonies est démontrée non seulement par les symptômes concomitants, mais encore par certains exemples d’épidémie domiciliaire où l’on vit éclater dans la même famille, et à peu près en même temps, pneumonie et fièvre typhoïde (cas de Barella, de Perroud). Il s’agit sans doute de pneumonies congestives absolument
(1) Lépine. — Sur les pneumonies du début de la fièvre typhoïde. (Bulletin de la Société
médicale des hôpitaux, décembre 1882, p. 287.) due | j Voir aussi: la Pneumo-typhoïde, revue mensuelle de médecine et chirurgie, 1878,
p. 881 et l'observation de M. Perroud (en note, p. 894),
comparables à celles que nous retrouverons dans un autre chapitre de ce travail lorsque nous étudierons les pneumonies abortives. Je rappelle en terminant que j'ai résumé, p. 85, une remarquable observation de pneumo-tvphoïde appartenant à M. Lépine et ayant offert la symptomatologie d’une fièvre typhoïde commençant par une pneumonie franche, simple en apparence, et jugée par une fébricule typhoïde abortive (1).
Enfin, les formes hyperpyrétiques, apyrétiques, les formes à exacerbation matinale, la forme intermittente, que l’on décrit dans la fièvre typhoïde commune, ne me paraissent pas avoir été signalées dans la typhoïde abortive. Je noterai seulement en passant que l’hyperpyrexie s’y rencontre parfois, témoin les hautes températures (40°,9-41 degrés) que nous avons signalées.
Il est une complication si fréquente qu’on pourrait peut-être sans inconvénient en faire une forme de la maladie. Je veux parler de la rechute, On à considéré la rechute comme un second stade dans l’évolution cyclique de la dothiénentérie ; il faut avouer que si la rechute était très fréquente dans la typhoïde abortive, il y aurait un argument sérieux en faveur de l’opinion dont nous parlons (2). M. Bernheïm a observé 4 rechutes sur 50 cas ; Weil la note 5 fois sur 32 observations. En dépouillant nos 80 observations, nous avons trouvé 6 rechutes, ce qui donne une proportion de 7,5 0/0. Tous ces cas ont été légers et se sont terminés par la guérison. Dans la plupart des cas on a constaté la tuméfaction de la rate et la roséole.
Etablissons les rapports de la rechute avec la durée de la première atteinte : la rechute s’est opérée :
1 fois alors que la défervescence s'était faite au 1° septénaire. 5 A 7 DIN ES
Il est également intéressant de connaître l’époque d'apparition de la rechute et sa durée. Le tableau suivant fournit ces indications :
(1) Consulter en outre : Caomer, lecons de clinique médicale.
RayxauD, Bulletin de la Société anatomique, 1837, p. 211.
GRIBSINGER, loc. cit., p. 316.
MurcuisoN, loc. cit.
LiepeRMEIsrER, JÜRGENSEN, Tomas, loc. cit.
BareLLA, Bulletin de l'Académie de médecine de Belgique, 24 février 1877, p. 124. Cet auteur observa dans la même famille : 3 cas de fièvre typhoïde légère, 2 cas de forme grave mortelle, 1 cas de pneumonie.
Guirceruer, Complication pulinonaire de lu fièvre typhoïde, 1878; thèse de Paris,
G. px MariGxAc, thèse de Paris 1881.
(2) Hume. — Convalescence el rechute de la fièvre typhoïde. Thèse agrégation, 1883, établit la fréquence des rechutes dans Ja £èvre typhoïde : 7 0/0. sale