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la potasse qui doit y figurer, et aussitôt la végétation du parasite va tomber de 25 grammes de plante produits en six Jours, au taux de 1 gramme seulement. La récolte descend au 1/200° quand on retranche l'acide phosphorique, au 1/150° quand on enlèvel’ammoniaque, etc.; enfin l’adjonction d’une quantité infinitésimale de nitrate d'argent au liquide nourricier (un seize cent millième) fait avorter la récolte. Il suffit même que le liquide soit déposé dans un vase d'argent pour que l’aspergillus ne puisse éclore! La réceptivité morbide, toutes choses égales d’ailleurs, chez l’homme n’est sans doute qu’un ensemble de désordres physicochimiques, une perte d'équilibre dans les réactions incessantes qui assurent le fonctionnement de la vie, c’est la porte ouverte aux ennemis du dehors, ou même ce sont les rouages de la machine laissés sans défense aux ennemis du dedans qui s’empressent de les fausser. La maladie commence; mais que l’ordre se rétablisse en vertu de cette merveilleuse harmonie, qui préside aux fonctions organiques, et la pyrexie s'arrête aussi vite qu’elle a débuté, elle avorte et tout rentre rapidement dans l’ordre. L'économie, ayant cependant à réparer peu à peu les désordres plus ou moins considérables que la maladie a laissés après elle (altérations du sang, lésions des émonctoires), rendra possibles l'élimination souvent difficile des produits impropres à la vie et mal combinés, la régularité des échanges moliculaires, la calorification et les réactions muitiples du système nerveux.
En terminant ces généralités sur l’étiologie générale et la pathogénie de la forme abortive des fièvres, et à propos de l’êimmunité conférée par une première atteinte, nous nous demandons, sous toute réserve, si, bien souvent, la forme abortive d’une pyrexie n’est pas une récidive de la même maladie, la première attaque ayant été plus ou moins méconnue; nous réservons notre réponse, ayant encore plus d’une fois l’occasion de revenir sur ce point obscur.
On ne peut pas affirmer que les récidives de toutes les pyrexies sont régulièrement bénignes et légères, mais on peut avancer que pour bon nombre de maladies générales lés récidives sont ordinairement courtes et même assez souvent abortives; je citerai l’érysipèle à répétitions qui cède souvent au troisième ou quatrième jour, les pneumonies récidivées, les récidives de rougeole, de scarlatine et de variole, ces dernières bien moins fréquentes.
De l'étude qui précède, étude sans doute bien incomplète basée qu’elle est sur des notions récentes, essayons de tirer quelques conclusions :