VII. Cincltona gerobiculata
(Weddell , Hist. nat. Quinq., pag. 42, tab. VII.)
C. à feuilles oblongues ou lancéolées, aiguës des deux côtés, luisantes en dessus, glabres en dessous, scrobiculées ; dents du calice triangulaires, aiguës; capsules lancéolées, deux ou trois fois plus longues que larges.
Var. a. genuina, feuilles oblongues.
(C. scrobiculata , Humb. et Bonp., Plant, équin. — DC, Prod., IV, 352. — C. purpurea, LambJ, 111., 6. — C. micranllia, Lind. , Fl. méd., 412, n° 829.
Var. /?. Delondriana, feuilles sublancéolées plus petites que dans le type.
(C. Delondriana, Wedd., Ann. se. nat., 3e sér. X, 7.)
Hab. Les vallées subandines du Pérou, entre le 4' et le 49e lat. aust., à la même hauteur que le C. Condaminea, à Jaen, Cuzco, Carabaya, etc.
QUINQUINA SCROBICULATA.
Les deux variétés de cette espèce donnent, d'après Pereira, des écorces différentes.
A. Quinquina scrobiculata genuina.
(Quinquina scrobiculata, Wedd. , Hist. nat. Quinq., pag. U , tab. XXVIll. — Quinquina rouge de Cuzco, Del. et Bouch., pag. 27, pl. XIII, fig. 5-7 ; un des Calisayas légers du commerce (Guib., loc. cit., pag. 138). — Quinquina de Loxa rouge marron (Guib., loc. cit, pag. 104). — Vulgo Cascarilla colorada de Cuzco et Càscarilla colorada de S'a Anna. )
Les écorces jeunes ont l'aspect des quinquinas de Loxa : elles sont roulées un peu différemment les unes des autres; leur surface extérieure est pourvue d'une
croûte plus ou moins rugueuse, offrant toutes les teintes depuis le blanc jusqu'au noir. La surface du liber, souvent dénudée par la chute de petites plaques du périderme, présente une couleur ronge brun plus ou moins foncé. Ce liber, bien qu'assez compacte et se cassant assez net, montre toujours de nombreuses fibres, très-visibles à l'œil. C'est le quinquina de Loxa rouge marron de M. Guibourt. Les écorces plus âgées et plates sont un des Calisayas légers du commerce. Elles sont un peu moins denses que le Calisaya vrai : la surface extérieure, d'un brun obscur, est marquée de quelques impressions transversales très-lég ères et de cavités remplies d'une matière fongueuse ou de verrues irrégulières, ou encore de sillons digitaux analogues à ceux des Calisaya, mais moins profonds et séparés par des crêtes moins saillantes; la surface interne, à grain fin et droit, est d'un jaune orangé; la fracture transversale, plus ou moins celluleuse à l'extérieur, présente, à la partie interne, des fibres longues et flexibles. La saveur est amère et astringente. Ces quinquinas arrivent mêlés au Calisaya.
Richesse en alcaloïdes. — D'après MM. Delondre et Bouchardat, cette écorce donne 4 gram. de sulfate de quinine et 12 de sulfate de cinchonine par kilogr. ; les écorces roulées seulement de 6 à 8 gram. de cinchonine.
Examen microscopique. — Voir plus haut, pag. 36.
B. Quinquina scrobiculata ô Delondriana.
(Peruvian Calisaya, Pereira, 1610.)
Cette écorce, qui a la couleur du Calisaya, s'en distingue
par sa surface extérieure beaucoup plus unie et par la
longueur- cfô. §gç fibres. Elle est moins amère. D'autre part, elle est plus épaisse et plus dense que le quinquina précédent.