‹ Des quinquinas [electronic resource]Chapitre 28 sur 41 · QUINQUINA OVATA · texte numérisé non relu

QUINQUINA OVATA

(Quinquina ovala, Wedd., Ilist. nat. Quinq., pag. 162, pl. XXIX, fig. 12-18.— Carabaya bai h, Pereira, 1629. — Quinquina Carabnya plat sans épidémie et roulé avec épidémie, Del et Bouch., pag 25 et 26, ;>'. II. — Quinquina de Lima gris ligneux (Guib., loc. cit., pag. 111). — Vulgo Pala de Gallareta des Péruviens ; Cascarilla Carabaya; Zamba morada.)

Peu de Cinchona varient autant que le C. ovala, et c'est surtout dans les écorces que se font remarquer ces variations. Un même individu , nous dit M. Weddell , « produit fréquemment , de chaque côté de son tronc , des variétés distinctes d'écorces »; aussi me paraît il difficile de distinguer très-nettement les produits commerciaux des deux variétés. Voici ce que nous pouvons dire de plus positif à ce sujet :

D'après M. Howard', la Cascarilla Pat a de Gallareta, écorce roulée de C. ovala de Pavon , paraît ne venir qu'accidentellement dans le commerce. M. Pereira avait rapporté à cette espèce son « Ash Cinchona»; mais l'examen d'échantillons authentiques a prouvé à M. Howard qu'une pareille identification était impossible.

D'après M. Weddell2, le Quinquina ovata devrait être identifié à beaucoup de quinquinas roulés de Loxa et de Huanuco. « M. Guibourt, dit-il, a positivement reconnu dans l'un des échantillons que je lui ai communiqués , l'écorce qu'il désigne sous le nom de Quinquina de Lima gris fibreux (ligneux?).

Le C. ovata vulgaris paraît produire aussi les écorces

1 Howard, loc. cit.

* Weddell, loc. cxU

connues dans le commerce anglais sous le nom de Carabaya bark> et qui sont importées à Londres depuis 1846 ; au moins M. Weddell les a-t-il rapportées à cette variété ordinaire plutôt qu'au C. rufinervis ' , que son nom Cascarilla Carabaya aurait pu faire considérer comme l'origine de ces quinquinas.

Ce sont, d'après Pereira, des écorces légères, d'un brun de rouille plus ou moins prononcé; les écorces roulées ont la grosseur du doigt et une longueur variable. Elles sont tantôt recouvertes , tantôt privées de périderme. La surface extérieure est d'un gris rougeâtre, marquée de sillons longitudinaux plus rarement transversaux. Quelques écorces sans périderme ont une teinte d'un vert de thé ( lea-green Carabaya quills). Les écorces plates ( Fiat Carabaya ) sont formées seulement de liber et d'une partie de la couche cellulaire. La surface externe du derme est parfois noirâtre , avec des verrues plates couleur de rouille , d'autres fois d'une couleur foncée et comme saupoudrée d'une poussière jaunâtre. La couleur du liber à l'intérieur est ordinairement d'un jaune plus ou moins orangé; parfois aussi elle rappelle celle des quinquinas rouges {Red Carabaya bark).

L'écorce de Carabaya est surtout employée dans les fabriques de sulfate de quinine, où elle remplace le Calisaya. Elle donne 3 ou 4 °/0 d'alcaloïdes: cinchonine, quinine et quinidine.

Les écorces de la variété rufinervis imitent bien le Calisaya , et se trouvent mêlées avec ce riche produit. Elles

1 Voir Pereira, Mat. méd.

s'en distinguent en ce que « la fibce est beaucoup plus fine et plus serrée, et la surface extérieure présente des taches noires dues à des restes de croûtes cellulaires gorgées de suc brun. » (Guibourt, loc. cit.)

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