XV. C/'incIioom Hiacciriibra
(Pav., Quinol,, in Howard, loc. cit. — Klotzsch, in Habband. der Académie derWissench. zu Derlin, pag. 60. — C. ovata y erylhroderma, Wedd., Hist. nat. Quiaq., 61.)
Arbres à feuilles largement ovales, brièvement acuminées, pubescentes en dessous, surtout sur les nervures; écorce sèche, rouge foncé, à tunique cellulaire persistante.
Habite Huaranda , dans la province de Quito.
QUINQUINA SUCCIRUBRA.
(Quinquina rouge vrai non verruqueux et verrvqueux, Guib., loc. cit., pag. 121-124. — Quinquina rouye vif cl rouge pâle, Del. et Bouch., 29, pl. VII, et 30, pl. VIII. — Castarilla roxa verdndera, Laub., Bull ph., II. — China rubra ; rothe China, Bergen. — China rubra ; cortex China} ruber, Gôbel et Kunze , 69, pl. XI, fig. 1-5. — lied Cinchona , Pereira, Mat. medic, pag. 1641. — Vulgo Cascarilla colorada de Huaranda.)
Le quinquina rouge , estimé à juste titre pour sa valeur en principes actifs, a été tout d'abord rapporlé au C. obloïKjijolia de Mutis , qui n'est qu'un Cascarilla dépourvu de tout principe fébrifuge. M. Guibourt le premier montra, par l'examen d'un échantillon authentique du C. oblongifolia apporté par M. de Humboldt, qu'il fallait chercher ailleurs l'origine des quinquinas rouges officinaux. La solution fut presque donnée par M. Weddell qui, dans son Histoire naturelle des quinquinas, fut tenté de rapporter l'écorce en question au C. ovata erythro-
derma. Enfin , M. Howard , d'après des échantillons authentiques du G. succiriibra de Pavon, admit que cette écorce devait, en elïet, être attribuée à ce C. succiriibra. Ses vues ont été confirmées par la découverte laite par Spruce de l'espèce elle-même. Les observations microscopiques concordent du reste avec toutes les autres preuves pour corroborer cette opinion.
Nous empruntons à MM. Delondre et Bouchardat la description de ces écorces , renvoyant pour les détails aux divers auteurs que nous avons cités.
« Quinquina rouge vif. — On trouve ce quinquina dans les forêts de la province de Quito ; il arrive au port de Guayaquil en surons ou en caisses de 50 à 60 kilogram. Les écorces plates sont épaisses de 5 à 12 millimètres; l'épiderme est quelquefois très-épais , fendillé en tous sens , tantôt d'un blanc argenté se détachant facilement, et tantôt d'une nature fongueuse. D'autres écorces ont un épiderme si adhérent , qu'il forme pour ainsi dire corps avec le derme; il est sans fissures, couvert de points rugueux proéminents , d'un rouge brun foncé. La surface interne est d'un rouge brun, qui devient un peu rose à la cassure. La texture est unie, à fibres courtes et fines, se détachant facilement et pénétrant dans la peau en y causant de la démangeaison, comme celles du Calisaya de Bolivie. Il existe au-dessous de l'épiderme un cercle résineux très-épais. L'amertume se développe facilement et est légèrement styptique. Ce quinquina contient de 20 à 25 grammes de sulfate de quinine et 10 à 12 grammes de sulfate de cinchonine. On peut retirer du
sulfate de quinine une notable proportion de la cristallisation appelée quinidine1. »
Les écorces roulées, qui rappellent dans leurs principaux traits les écorces plates, sont décrites sous le nom de quinquina rouge pâle.
J'ai sous les yeux de jeunes écorces provenant de C. succirubra de trois ans, cultivés à Hakgnlle(Ceylan). Elles sont extérieurement d'un gris foncé, avec de toutes petites verrues assez régulièrement distribuées; la surface interne est jaune brun, à peine fibreuse.
Examen microscopique. — L'étude microscopique de cette écorce a été faite par MM. Klolzsch2, Howard5, Phœbus4, etc. Les fibres corticales rappellent dans leur disposition celles du C. Calisaya; il y a beaucoup de cellules et quelques vaisseaux laticifères à cristaux dans l'écorce moyenne. M. Howard a parfaitement vu au microscope des cristaux de kinovate de quinine5 qui se sont précipités des sucs de l'écorce en dehors des cellules.