RAMEAU HINDOU. I
nous nous bornerons à en citer quelques-uns, en allant du nord-ouest au sud-est.
Les Seiks sont un peuple belliqueux , professant un culte particulier, que l’on pourrait considérer comme le brahmanisme réformé ; ils se font également remarquer par la beauté de leurs visages allongés.
Les Djats > qui habitent avec les Seiks dans le nord-ouest de l’Hindoustan, s’en distinguent parce qu’ils ont embrassé l’islamisme.
Les Radj epoutes et les Mahrattes sont aussi des peuples belliqueux, surtout les Mahrattes, qui ont joué un rôle politique important dans le siècle dernier.
Les Bengalis , qui forment la majeure partie des habitants du Bengale et des contrées limitrophes, sont au contraire un peuple doux, livré au commerce.
Les Singalais y qui composent la majeure partie de la population de file de Ceylan, professent le bouddhisme.
Nous croyons devoir citer encore ici un
RACE BRUNE
peuple qui, malgré l’état d’abjection où il se trouve, n’en est pas moins très-remarquable par l’exemple unique qu’il présente d’un composé de familles isolées qui parcourent presque toute la terre sans demeures fixes et sans perdre leurs caractères particuliers; nous voulons parler de cette race vagabonde connue sous les noms de Tsiganes , Zigeunes, Zi n gars j Bohémiens , Égyptiens , Gitanos , etc., qui errent, soit en mendiant, soit en exerçant quelques branches d’industrie. Les mesures de police en vigueur dans les
Etats européens ont beaucoup diminué le nombre de ces espèces de nomades dans l’Europe occidentale, et sont parvenues, dans ces derniers temps, à en forcer quelques-uns à prendre des demeures fixes dans l’empire d’Autriche; ailleurs, notamriient en Valachie et en Moldavie, ils sont esclaves. Ce peuple a le teint basané, et on a reconnu que sa langue a beaucoup de rapports avec celles des Hindous, surtout de ceux des bords del’Indus, d’où l’on suppose qu’il descend