‹ Des rapports conjugaux considérées sous le tirple point de vue de la population, de la santé et de la morale publique (volume 2)Chapitre 13 sur 25 · DESTINÉE DE LA FEMME SELON L'ÉTAT SOCIAL · texte numérisé non relu

DESTINÉE DE LA FEMME SELON L'ÉTAT SOCIAL

le champ de bataille les plus précieux attributs de leur sexe : la beauté et la vertu.

Dans les rangs élevés, j’ai signalé l’oisiveté et la dépravation du luxe, comme une cause de marasme du corps et de l’esprit.

Je voudrais, pour la femme en général, des travaux en harmonie avec ses aptitudes spécifiques. Pour les unes, — celles que l’opulence affranchit du labeur salarié, — les soins du ménage qui resteraient tout entiers à leur charge, par l’abolition de la domesticité. Pour les autres, — celles qui ne trouvent que dans leur activité le pain de chaque jour, — des fonctions appropriées à leurs vocations et non plus les métiers abrutissants réservés aux machines. Là serait la source véritable de leur émancipation, car la femme sera libre, le jour où elle pourra subvenir à ses besoins, aussi bien que l’homme, par le travail.

Pour toutes les femmes, enfin, je souhaite qu’une éducation sagement entendue développe

DU MARIAGE

intégralement leurs facultés, en vue de la mission que la Providence leur a dévolue ici-bas; que le mariage ne soit plus un trafic qui lie entre eux des intérêts matériels, mais l’union de deux cœurs qui se recherchent et s’harmonisent; qu’à cette fin, le consentement que la loi exige de la part de la femme, cesse d’être une fiction hypocrite, pour devenir un acte de sa pleine et entière spontanéité.

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