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exemple des endométrites à la fois polypeuses et hémorrhagiques, muqueuse et hémorrhagique : Hégar et Maïer ont constaté dans des caduques hyperplasiques, la présence de formations kystiques etc., etc.
9° ENDOMÉTRITES PLACENTAIRES.
Nous retrouvons exactement les mêmes lésions dans les cas désignés par les anciens auteurs sous le nom de placentites. Ici, c'est la caduque inter-utéro-placentaire, de même que la portion maternelle du placenta, qui est intéressée.
Les détails que nous avons donnés plus haut à propos des endométrites déciduales nous permettent de raccourcir ce chapitre.
L’endométrite hyperplasique peut avoir pour conséquence l’adhérence anormale du placenta (Brachet). Simpson, Robert, Meckel, Braum, Schrœder, Spiegelberg, Hégar et Maïer ont observé des cas analogues. Virchow et Slavjanski ont rencontré cette forme dans la syphilis.
L'endométrite polypeuse s’observe moins au niveau du placenta que sur la caduque vraie : pourtant elle existe parfois au voisinage des villosités choriales, sur lesquelles elle exerce une influence néfaste ; dans le cas de syphilis, elle donne lieu à ce qu’on a décrit sous le nom de gommes placentaires.
Hégar a décrit une endométrite portant sur les glandes et ayant déterminé la transformation kystique de la caduque placentaire. Ce sont des faits à rapprocher des inflammations déciduales, kystiques ou catarrhales.
Les apoplexies, ou hémorrhagies de la caduque placen-
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taire, ont été bien étudiées par Dervilliers, Jacquemier,
etc., etc. Elles ont une importance capitale au sujet de l'interruption prématurée de la grossesse. Quant aux endométrites purulentes de la sérotine, elles sont discutées.
Pourtant Cruveilher et Bérard ont constaté du pus bien ca-
ractérisé à la surface externe du placenta et de la caduque.
« Dans une de nos observations d’apoplexie utéro-placentaire (c’est Jacquemier qui parle), il y avait de la matière purulente déposée à la surface du placenta et infiltrée dans son tissu.
Ainsi la présence du pus sur la surface externe du placenta et de la caduque, ou même dans leur épaisseur est un fait certain » (Jacquemier).
D'ailleurs l'observation de Donat, citée plus haut, confirme complètement cetle opinion.
B. — Endométrite du col.
Les endométrites cervicales de l’utérus gravide peuvent être groupées de lamême manière que celles du corps.
Une première forme, plus ou moins voisine de l’endométrite hyperplasique, peut avoir pour résultat l’agglutination de l’orifice externe, ou l’occlusion cicatricielle d’une étendue variable du canal cervical. Dans le premier cas, l'orifice externe se ferme par l’accolement superticiel des surfaces muqueuses opposées, au moyen d’un épithélium épaissi ou d’un tissu conjonctif embryonnaire résultant d’une inflammation adhésive liée à une endométrite cervicale. Schræder (1) en fait une suite de la blennorrhagie.
(1) ScHR&DER, Manuel d'acc.