INTRODUCTION
, Considérations gènérales sur l’endomèétrite en dehors TASER de la grossesse et de l’état puerpéral. Endométrite et stérilité.
L'inflammation de la membrane interne de l'utérus, | porte tantôt sur le col, tantôt sur le corps, tantôt enfin sur RP la totalité de la muqueuse. De là les endométrites cervi- ; cales, les endométrites du corps ou endométrites propre- Re ment dites, et les endométrites totales. .
JL | Toutes sont de nature infectieuse. Les unes sont dues à l'introduction de matières septiques plus ou moins banales Den procédant de l'extérieur. D’autres, plus graves, relèvent de | 1 Ne la blennorrhagie ; d’autres encore et des plus fréquentes NT sont les suites de l'infection puerpérale consécutive à l’avortement ou à l'accouchement. Enfin certaines maladies ; infectieuses générales peuvent retentir sur l’endomètre ; Las tels le choléra, la fièvre typhoïde, la variole etc. La syphilis et la tuberculose ont une place spéciale dans celte $: étiologie. FACE es Ê 1228 Les symptômes principaux consistent en des douleurs HEC localisées ou plus souvent irradiées, en des pertes leucor- HSE rhéiques sanguines et parfois hydrorrhéiques ; dans quelques formes rares, des morceaux de muqueuse sont éliminés (Dysménorrhée membraneuse). Localement, l'organe
malade est ou augmenté de volume, ou ulcéré dans sa région cervicale, etc., ete...
L'endomètre ainsi modifié par l’inflammation aiguë ou chronique est-il capable de fournir une base d’implantation à l’ovule fécondé ?
L'essentiel est d’abord que le spermatozoïde puisse pénétrer dans la cavité utérine, Or certaines formes de métrite et en particulier l’endométrite cervicale glaireuse, empêchent la progression du sperme, en lui opposant un obstacle mécanique. Le col est obstrué par un bouchon glaireux épais et la stérilité est la conséquence de l’encombrement permanent de sa cavité.
Nous pourrions aisément fournir des observations à l'appui de cette assertion. Qu'il nous suffise de rappeler
entr'autres les deux cas de M. Budin relatés dans la thèse
de Couturier (1). La guérison de l’endocervite a été rapidement suivie de l'apparition d’une grossesse.
Plus difficile est le problème lorsqu'il s’agit d'endométrite du corps. Il est vraisemblable que poussé à un certain degré, elle rend la muqueuse inapte à fixer l'ovule fécondé. Il faut cependant se souvenir de la facilité avec laquelle cet ovule peut dans certains cas, se greffer sur un terrain aussi peu préparé que possible à le recevoir. Nous faisons allusion aux grossesses extra-utérines et surtout aux formes abdominales primitives de ces gestations ectopiques, qui bien que rares sont néanmoins avérées aujourd’hui.
On comprend dès lors que l’endométrite du corps soit rarement par elle seule une cause puissante de stérilité. Il
(1) CoUTURIER, Thérapeutique intra-utérine, Paris, 1890. En général pour
tous les documents cités, voir l'index bibliographique. Roy 2
semble de qui ’un nn quelconque puisse res Mr <
nutrition d’un œuf développé sur lui. Sans parler de he à muqueuse salpingienne dont l’analogie embryologique
avec l’endomètre serait logiquement invoquée pour ex-
pliquer les grossesses tubaires, le péritoine, le tissu cellulaire des ligaments larges, se modifient parfois au point de
nourrir un produit de conception.
Mais dira-t-on, ces tissus sont sains. Le processus pathologique subi par la muqueuse utérine, n'est-il pas capa-
ble de produire la stérilité? La clinique démontre sura-
bondamment qu’il en est autrement dans la majorité des cas. Mais ces grossesses se ressentent souvent de l’altération de l'endomètre. Ce sont les accidents auxquels elles donnent lieu, que nous avons essayé de rassembler dans ce modeste travail. |
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