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placenta pour rentrer dans la circulation maternelle el vont s'ajouter aux {oxines retenues dans Porganisme maternel. On comprend que les accidents anlo-gravidiques éclateront d'au tant plus facilement qu'une aecumulation plus grande de produits toxiques se fera dans l'organisme maternel. Or il est cerlain que plus il y aura de fœtus dans l'utérus, autrement dit plus la source de toxines sera abondante, plus la femme enceinte sera exposée aux complications éclampliques.
Celle question de l'influence du fœtus dans l’éclampsie parait avoir été peu étudiée Jusqu'ici. Tandis qu'on Irouve partout de longs et intéressants travaux sur le passage de la mère au fœtus d'éléments solubles où même figurés comme les microbes on ne lroue presque rien dans les auteurs sur les échanges qui se font du fœtus à la mère.
Nous citerons cependant dans cet ordre d'idées Îles travaux de Delore, Zweifel, Charpentier, Gusserow.
Delore, dansson article Placenta du Dictionnaire Dechambre, fait remarquer que le fœtus puise dans l’organisme maternel la quantité précise d'éléments nécessaires à son accroissement physiologique. Malgré cela, ajoute-t-il, il doit sefaire une excrétion parce que la vie propre du fœtus, sa calorification qui lui font parfois dépasser la température de sa mère, ses mouvements actifs ne peuvent se produire sans l’accumulalion de leucomaines. D'ailleurs le courant d’endosmose quise produit au niveau du placenta à pour conséquence d’après les lois de physique un courant d’exosmose c’est-à-dire un échange réciproque des matériaux contenus dans les deux sangs maternel et fœtal.
Lweifel a fait des expériences qui démontrent que le fœtus absorbe de l'oxygène etrend en échange del’acide carbonique: il à ensuite prouvé que dans certaines conditions d’asphyxie de la mère le fœtus chargé lransitoirement d’une plus grande quantité d'oxygène en rendait à l’organisme maternel.
Gusserow, ayant injecté dix fois de la strychnine dans la cavité amniolique, ilvit trois fois seulement contractions tétaniques se produire chez la mère au bout de vingt minutes.
Toutes ces expériences ne sont pas bien concluantes. Il n’en est pas de même des recherches si intéressantes de Lannois. Lannois à entrepris sur des cobayes et des lapines à terme, deux séries d'expériences, les unes en se servant de l’iodure de potassium et du salicylale de soude, les autres en utilisant le bleu de méthylène. Voici comment il procède : L'animal étant altaché sur une planche, il pratique une laparatomie médiane afin d'extraire l'utérus de la cavité abdominale. Ceci fait, il vide la vessie de l'urine qu’elle contient et il mel une ligalure au niveau de l’uretère. Grâce à la minceur de l'utérus, il saisit Le fœtus de façon à l’immobiliser : il introduit l'aiguille de la seringue de Pravaz chargée du liquide à injecter dans la cavité périlonéale du fœtus et, une fois l'injection faite, il referme la cavité abdominale après avoir remis l’utérus à sa place. Quelque temps après. il recueille l'urine et le sang de la mère puis il la sacrifie et il ouvre l’utérus etle fœtus pour s'assurer que l'injection a été bienfaite.
Sur quatre expériences failes avec la salicylate, trois ont été posilives : après une injection de salicylate dans la cavité péritonéale des fœtus, il en a retrouvé dans le sang, l'urine et le rein de la mère. Quant aux recherches avec l’iodure deux sur trois ont été négatives ella (roisième n’a pas été assez démonstrative pour permettre une apprécialion. La conclusion de ces premières expériences c’est que le placenta laisse bien passer certaines substances du fœtus à la mère, mais il se comporte différemment suivant la nature des produits qui doivent le traverser : il agit, en un mot, camme un filtre sélateur.
Les expériences faites avec le bleu de méthylène ont été plus démonstratives el plus concluantes. Le bleu injecté dans la cavité abdominale du fœtus a été retrouvé chaque fois dans
l’urine-et la vessie de la mère soit à l’état de bleu soit.à l'étatde chromogène. On peut done en conclure que les substances injectées directement au fœtus traversent le placenta et peuvent A * NET Pro à . { TA PCRNTE a ] { être retrouvées dans les Ussusell urime de la mere. Cesuonnees
expérimentales expliquent très bien certains faits cliniques assez curieux signalés par la plupart des accoucheurs. On a souvent constaté qu'après la mort du fœtus l’albuminurie de la grossesse disparait complètement en même temps que les divers accidents qui la compliquent. L'amélioration considérable qui s’observe dans ce cas dans l’état de la mère doit être attribuée à la suppression de la circulation placentaire et à la cessation de l’empoisonnement du sangmaternel par les produits toxiques résullant des échanges du fœtus à la mère.
Au deuxième Congrès international de gynécologie et d’obstétrique tenu à Genève, en 1896, quelques accoucheurs se sont déclarés partisans de cette théorie. John Byers exprimait la même opinion au nom des médecins anglais : « Mes collègues dit-il, ne croient plus maintenant que les convulsions soient toujours consécutives à une lésion du rein : en revanche ils attachentactuellemeut beaucoup plus d'importance à l'influence du fœtus comme cause de l'éclampsie ».
Mais si les matériaux toxiques d’origine fœtale peuvent contribuer à faire éclater l'éclampsie dans le cas de grossesse simple on comprend que leur rôle soit d'autant moins négligeable dan le cas de grossesse gémellaire où leur source est forcément plus abondante. .
Il. — 2 Pour expliquer la fréquence si grande de l'éclampsie au cours de la grossesse gémellaire en dehors des fœtus producteurs de toxines augmentant l’auto-intoxication maternelle, il faut faire intervenir une autre cause adjuvante plus importante : c'est la compression des uretères par suile de la grande distension de l'utérus gravide. Ceite
Sos compression des urelères provoque l'apparition d'une néphrite ascendante qui restreint le champ de l'émonctoire rénal et favorise par suite l'insuffisance rénale.
Morgagni parait avoir le premier fail ressortir ce fait que l'utérus gravide peut, dans quelques cas, comprimer Îles uretères au point d'empêcher la descente de l'urine dans la vessie.
Après lui Cruveilhier observa que l'uretère peut être comprimé par suile de la dilatation du segment inférieur
Halberisma au Congrès de médecine de Londres en 4881 en s'appuyant sur des observations analomiques, soulint que la plupart des cas d’éclampsie étaient dus à la rétention de l'urine produite par la compression et le Uraillement des uretères. Cette théorie d'Halbertsma, dite théorie mécanique, fut vivement combattue : cependant beaucoup d'auteurs ont publié depuis des observations qui paraissent la confirmer en partie.
Lohlein a trouvé chez 9 femmes ayant succombé à l'éclampsie, la dilatation de l’uretère localisée à la portion située au-dessus du détroit supérieur : la dilatation est fusiforme, elle est de À, 5 à 3 centim, le plus ordinairement son calibre est celui du petit doigt. Quand les deux uretères sont altemnts la lésion est prédominante à droile : quand la dilatation n'existe que d’un côté, c’est toujours du côté droit qu'on la rencontre.
Lohlein a encorè publié une nouvelle série de trente aulopsies de femmes éclamptliques et il dit avoir rencontré la dilatation de l’uretère 16 fois c'est-à-dire 25 0/0:par contre sur 123 femmes ayant succombé à des lésions différentes il n’a rencontré la dilatation de l’uretère que 4 fois c'est-à-dire