‹ Des rapports de la religion et de l'ʹetatChapitre 2 sur 30 · DE LÀ DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LÀ DEUXIÈME ÉDITION

Ce livre, quand il parut pour la première fois, il y a vingt ans, portait le titre de Philosophie du droit ecclésiastique. Celui que je lui donne aujourd'hui : Des Rapports de la Religion et de VÉtat^ sera, je l'espère, mieux compris du public et traduira plus clairement la pensée de l'auteur. Toutefois, il est bon qu'on sache que c'est de droit qu'il s'agit ici, non de politique et de théologie; et le droit, tel que j'essaie de l'expliquer dans ces pages, en le considérant dans ses rapports avec les institutions civiles et les consciences religieuses, ce n'est pas celui qui se fonde sur une législation ou une convention particulière, mais celui qui dérive, selon la belle expression de Montesquieu, de la nature même des choses, je veux dire de la nature de l'homme et de la société.

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