‹ Des résidus industriels dans l'alimentation du bétail 1892Chapitre 10 sur 72 · PAR LA PULPE ALTÉRÉE OU DONNÉE EXCLUSIVEMENT ET AVEC EXAGÉRATION · texte numérisé non relu

PAR LA PULPE ALTÉRÉE OU DONNÉE EXCLUSIVEMENT ET AVEC EXAGÉRATION

Les pulpes sont facilement fermentescibles et rapidement envahies par de^ cryptogames; il en résulte des altérations ou des modifications qui font qu'elles ne sont plus consommées sans danger. Elles peuvent être : i° moisies; 2° avoir subi la fermentation alcoolique; 3° être envahies par des microbes producteurs de la maladie dite de la pulpe; 40 celles de pomme de terre renferment un alcaloïde vénéneux capable de produire un exanthème spécial; 5° données exclusivement ou à peu près, on les accuse de produire une maladie spéciale du système osseux, Vostéomalacie.

i moisies. — Les pulpes de sucrerie enissent latéralement et à la partie supéo. Elles moisissent aussi quand, fraîches, :posées à l'air. Mais cet envahissement issures prend fin aussitôt que les liquides t de la masse ensilée et qui primitivement es, deviennent acides, ce qui a lieu très Les pulpes de distillerie qui sont acides nt de leur production, ne moisissent pas. l'acidité de la masse constitue un milieu la végétation des moisissures. (Arloing.) >mie mal entendue ne doit pas pousser à -> pulpes moisies aux animaux ; elles sont appétées et une grande partie est gaspillée. »ar la faim, les bêtes les prennent, c'est Priment de leur santé. Plusieurs auteurs, tre autres, ont rapporté que la distribution insi altérées a occasionné de véritables lents.

>sures dont il s'agit n'ont point encore tes botaniquement ; il n'est donc pas posîiner une espèce plutôt qu'une autre. On empêché de dire si elles jouent réellement ites vénéneuses dans cette circonstance ou érations que leur mycélium fait subir à la réparent seulement le terrain à des cryptoes sortes, réalisant ainsi une de ces assot communes sans doute qu'on le pense ît, dans la flore cryptogamique. i ayant subi la fermentation al- - Avant l'introduction et la généralisation : de la betterave par la macération et la ; pulpes qui avaient subi simplement la fermaient toujours du jus sucré, resté en

quantité d'autant plus grande que les appareils étaient moins perfectionnés. Si les pulpes n'étaient point consommées de suite et que les conditions favorables à la fermentation se réalisassent, il y avait transformation du sucre en alcool. Ces pulpes alcoolisées étant distribuées aux animaux occasionnaient, notamment sur les bêtes bovines, de Vivresse et parfois une véritable intoxication alcoolique.

Les symptômes de cet état sont généralement plus alarmants que réellement graves. Sort-on de retable les animaux sous le coup de cette intoxication, ils chancellent et tombent de tout leur long, on les dirait paralysés ou encore foudroyés par Papoplexie cérébrale. Mais habituellement ces symptômes alarmants durent peu, les animaux se relèvent, se secouent et reprennent les attitudes de l'état normal.

Il est pourtant des cas où la terminaison n'est point aussi favorable ; les animaux meurent de congestion ou l'intoxication passe à l'état chronique si rien n'est modifié dans l'alimentation. Dans ce dernier cas, les allures sont incertaines ; il y a du balancement du train postérieur, de l'hébétude, de l'inappétence, les yeux sont enfoncés dans l'orbite, les muqueuses oculaires tuméfiées. Il ne reste qu'à choisir entre un changement de régime ou l'abatage immédiat pour la boucherie.

L'abandon des procédés à la presse hydraulique rend ces intoxications alcooliques par la pulpe de plus en plus rares.

3° Pulpes envahies par des microbes et occasionnant la maladie dite de la pulpe. — Cette maladie fait des ravages importants dans les pays de grande culture où l'on s'adonne à la fabrication du sucre et de l'alcool.

On l'a observée sur les boeufs et les moutons nourris

isilées. Elle se traduit symptomatologies troubles gastro-intestinaux, avec épanix dans le péritoine, de la météorisation ;, de la diarrhée. L'inflammation de la cailes lésions les plus constantes, aussi a-t-on

désigner du nom de maladie de la cail- )le des troubles visés; ce n'est que plus >t servi, en France, de l'expression de ma* Ipe (Rossignol, Butel), pour la désigner, i en rappelait Pédologie. En Allemagne, Jchnitzelkrankeit, maladie des cossettes, raison de différences dans les symptômes le mouton et sur le bœuf, il s'éleva un e les vétérinaires qui avaient occasion te maladie, sur le point de savoir s'il s'anême affection à symptomatologie diverse îs différentes. Il y avait lieu également de

les animaux succombaient simplement ne alimentation trop aqueuse ou si d'auntervenaient. Bref, une étude méthodique

de la pulpe s'imposait. Elle vient d'être î vétérinaire de Lyon par M. Arloing (i); ;n résumer les résultats principaux :

a d'abord recherché si les pulpes ensilées

par des microorganismes ; il ne les en a ussi riches qu'on pourrait le supposer, ce lable i ° à la température assez élevée à lalise les cossettes, 2° à l'acidité immédiate distillerie, 3e à l'acidification qui s'établit es pulpes quelle que soit leur origine. La înne des pulpes est composée de bacilles,

uche d'une Etude expérimentale de V affection des Ru- Vusage des pulpes de betteraves, 1892.

•sauf le cas où ces résidus se laissent envahir par le Leuconostoc mesenteroïdes* Ces bacilles sont aérobies-facultatifs. Ils végètent très bien dans le bouillon de bœuf peptoné, salé et phosphaté, neutre ou légèrement alcalin. Les cultures aérobies sont plus abondantes que les anaérobies, elles marchent avec rapidité à 35°-38°.

Fie. 4. — Bacille a.

En procédant à l'isolement des espèces de bacilles, M. Arloing en a trouvé trois dans les pulpes de sucreries et quatre dans celles de distillerie. Provisoirement, il les désigne sous les noms de bacille a, bacille p, bacille y, bacille 3.

Le bacille a (fig. 4) est formé d'articles de olum,ooio à o,un,,ooi2 de largeur, de omm,oo40 à omm,oo5o de lon-

anaérobies. On peut le trouver dans des pulpes de distillerie, mais on le rencontre surtout dans les pulpes de sucrerie.

Le bacille y (fig. 6) est, comme le précédent, fort bien caractérisé non tant par la forme et les proportions de

Fig. 6. — Bacille y.

ses articles que par le nombre sous lequel ces derniers se rapprochent quelquefois bout à bout. Les articles ont environ omm,ooio à omm,ooi2 de largeur et omm,oo37 à omm,oo4o de longueur. Quelquefois isolés, le plus souvent ils sont rapprochés par deux, quatre et au-delà. Ce bacille est commun aux pulpes de distillerie et de sucrerie.

Le bacille o (fig. 7) est un organisme très petit, d< omm,ooioàom,",ooi2delargeursur omm,ooi8àom,oo25 de longueur; les plus petits ne sont donc guère plu: longs que larges. Les extrémités sont légèrement arron dies. Cette espèce n'a été rencontrée par M . Arloing qui

Fig. 7. — Bacille g.

dans les pulpes de distillerie, notamment dans des résidus ensilés depuis deux mois. Il pense néanmoins qu'elle peut exister dans certaines pulpes de sucrerie.

Dans une étude expérimentale serrée, M. Arloing s'est assuré que les bacilles dont il vient d'être question sécrètent des matières toxiques qui imprègnent les pulpes et qui, introduites avec celles-ci dans l'organisme des

>estiaux, occasionnent la maladie de la pulpe. Suivant la oxicité de ces liquides, la dose ingérée et la suscepti- >ilité des animaux, un empoisonnement rapide survient >u de simples troubles fonctionnels. Ces troubles sontls répétés et prolongés, ils peuvent entraîner la phlogose le la muqueuse digestive, un état paralytique des vasonoteurs suivi d'exosmose intestinale et de diarrhée, i'épanchements dans les séreuses.

Par eux-mêmes, les microbes ne sont pas toxiques, ;e sont les produits qu'ils élaborent qui sont dangereux; leur rôle est donc indirect dans la production de la maladie de ia pulpe, mais l'état pathologique étant produit par les poisons solubles , ils peuvent consécutivement déterminer des localisations qui compliquent l'empoisonnement et hâtent le dénouement fatal.

M. Arloing a séparé les matières toxiques en deux catégories, les unes sont précipitables par l'alcool, les autres solubles dans ce réactif. Il s'est assuré que les unes et les autres jouissent de propriétés toxiques et contribuent à produire les troubles de la maladie de la pulpe, mais leur rôle dans la genèse de l'intoxication n'est pas le même. Elles altèrent profondément l'innervation cardiaque et l'innervation vaso-motrice, elles amènent l'hypersécrétion intestinale; la différence la plus considérable entre elles résulte dans leur action sur le système nervomoteur. Les substances solubles dans l'alcool sont convulsivantes, et par cela, plus dangereuses que les autres. Si elles s'accumulent dans l'économie , elles entraînent promptement la mort. Toutefois leurs effets ne semblent pas prédominer dans l'affection naturelle, vraisemblablement parce que ces substances sont relativement en petite quantité dans la pulpe ou que la lenteur de l'absorption intestinale les empêche de s'accumuler dans le. sang.

lisse ment des os avec agrandissement de la cavité médullaire; parfois un liquide jaunâtre est accumulé dans les articulations. Les lésions de la cachexie se superposent à celles-là quand elle vientterminer la scène morbide.

Ce n'est point en vertu d'une action propre et parce que les pulpes contiennent quelque principe spécial que, pendant l'alimentation avec ces résidus, Postéomalacie survient. D'autres causes la produisent et l'étiologie de ce mal est encore incomplète.

Parmi les théories enfantées pour l'expliquer, celle dite de l'inanition compte le plus de partisans. Elle admet que l'insuffisance des sels calcaires dans les aliments est le facteur principal. Quand à cette insuffisance se joint une déperdition de ces matières calcaires par la sécrétion mammaire, le mal apparaît plus rapidement, ainsi qu'on le constate sur les vaches laitières.

Quelles que soient l'étiologie ainsi que la nature vraie dç Postéomalacie, quand les pulpes entrent dans l'alimentation , il convient de les mêler à des aliments plus concentrés, de façon à avoir une relation nutritive convenable : c'est le moyen de n'avoir point à craindre la maladie en cause. A-t-elle apparu, il faut changer le régime, en substituer un très substantiel et riche en sels calcaires.

5° Production de l'eczéma par les pulpes de pommes de terre. — Les pulpes de pommes de terre sont seules en cause ici, celles de betteraves et de topinambours n'ont point été incriminées.

Quand on donne aux animaux de trop grandes quantités de pulpes et de vinasses de pomme de terre, et qu'on n'a pas la précaution d'y ajouter une proportion suffisante d'aliments substantiels et secs, on voit apparaître, quinze jours à trois semaines après le début du régime, un peu plus tôt ou un peu plus tard selon la

quantité de résidus de pomme de terre distribuée, de la rougeur et de la tuméfaction de la peau. Cette hyperhémk débute généralement parle paturon. * Les animaux on: quelque peine à reprendre l'attitude debout, les mouvements et les membres atteints sont gênés et la démarche est raide. Sur la peau hyperhémiée, douloureuse, apparaissent des vésicules souvent confluentes qui bientôt se déchirent; il se forme ainsi des surfaces humides où le derme est à vif; plus tard, ces lésions se dessèchent et deviennent croûteuses; les poils sont hérissés, l'extrémité du membre est engorgée. L'éruption envahit généralement tout le paturon et s'étend jusqu'au genou ou au jarret; elle peut même remonter à la face interne des cuisses, jusqu'aux bourses chez le mâle, jusqu'au pis chez la femelle. Dans certains cas, elle s'étend au tronc (abdomen, poitrine, encolure, dos, etc.), qui est parfois couvert de croûtes impétigineuses. La peau tuméfiée se plisse, se fissure, se crevasse, laisse suinter un exsudât liquide, purulent, qui se prend en croûtes plus ou moins épaisses. Avec ces altérations locales, il existe des troubles généraux. Au début, on observe une fièvre légère, de l'inappétence, .un retard de la défécation, J« l'injection et une hypersécrétion de la conjonctive, de la salivation. A ces symptômes s'ajoutent une diarrhée rebelle, de l'affaiblissement et de l'amaigrissement. Lorsque l'affection n'est pas enrayée, cet état s'aggrave et les animaux meurent d'épuisement, de septicémie, ou de pyohémie. Parfois en pénétrant dans les locaux où règne l'eczéma, on perçoit une odeur particulière de moisi (i) ».

Lorsqu'on dépasse 40 litres de pulpes et vinasses par

(1) Friedberger et Frohner, Pathologie et thérapeutique spéciales d*s animaux domestiques, traduction Cadiot et Ries.

our, on voit apparaître l'eczéma ; si on arrive à 80 lires, on le détermine à coup sûr.

A-t-on la précaution de modifier le régime, de sus- >endre l'administration de la pomme de terre pulpée, l'en réduire la proportion, la terminaison de l'affection eczémateuse arrive dans la quinzaine; il y a desquamation de l'épiderme et chute des poils, la diarrhée s'arrête et les malades se remettent en état. Si on ne modifie rien à l'alimentation ou si des causes déprimantes ajoutent leur action à celle de la pulpe, étables défectueuses, grande malpropreté, état déjà maladif des sujets, la mort peut être la conséquence de la maladie. C'est ainsi qu'en Galicie, pendant Tannée i885, Baranski a noté 20$ de pertes. Il y a d'ailleurs de grandes t susceptibilités individuelles parmi les animaux nourris à la pulpe de pomme terre.

Il est utile de savoir qu'une première atteinte d'exanthème ne préserve point d'attaques ultérieures; chaque fois qu'on revient au régime qui le produit, il se montre. On a observé des bœufs qui ont subi six fois dans une année les atteintes du mal.

Celui-ci n'est guère connu que depuis un demi-siècle, c'.est-à-dire depuis l'installation des féculeries et des distilleries,, et l'utilisation des résidus. Il est plus commun en Allemagne qu'en France, ce qui n'a rien que de très naturel puisque la distillation de la pomme de terre s'y fait beaucoup plus largement que dans notre pays.

Bien des opinions ont été émises sur sa nature; on a voulu l'identifier à la « maladie du marc » que produit quelquefois l'ingestion de marc de raisin et de drèches, au « feu d'herbe ou rafle» occasionné par les rafles et les feuilles de vigne et aussi par d'autres .plantes ; on l'a rapproché de la fièvre aphteuse, des eaux aux

nge verte ae ia pomme ae terre est îe même que ceiui qu'on retrouve dans les vinasses et les pulpes de cette solanée après son passage à l'usine. Je reconnais que quand on détermine expérimentalement un empoisonnement avec la solanine préparée chimiquement, on obtient des phénomènes de narcotisme et de paralysie qui ne se montrent pas dans l'eczéma; mais une longue expérimentation m'a appris qu'autre chose est de donner à des sujets d'expérience un alcaloïde chimiquement pur ou la plante entière qui l'a fourni ou encore le suc de celle-cî. Les phénomènes sont rarement identiques, soit parce que le toxique est trop dilué dans l'organisme du végétal, soit parce qu'il y est associé à des corps qui en modifient l'action.

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§ I. — Des résidus de brasseries.

Personne n'ignore que l'industrie du brasseur a pour but la fabrication de la bière, boisson alcoolique usitée dans tous les pays du Nord où la vigne ne croît pas ou ne mûrit pas ses fruits, à la place du vin dans la consommation journalière. Elle est également prise dans des pays de latitude plus méridionale, surtout en été, comme boisson rafraîchissante. La consommation en est considérable; il reste nécessairement une grande quantité de résidus pour une industrie aussi importante.

L'alcool de la bière provient de matières amylacées qui ont subi la saccharification puis la fermentation alcoolique. On y ajoute les principes aromatiques et amers du houblon pour donner à la bière la saveur particulière qui la caractérise.

On s'adresse généralement à l'orge qui fournit la substance amylacée à transformer. Pour certaines bières à goût spécial, comme celle de Louvain, on ajoute à Forge, du blé et de l'avoine moulus. L'avoine possède un principe aromatique analogue à celui de la vanille, mais beaucoup plus faible, qui communique à la bière une saveur particulière. On s'est servi quelquefois du maïs. Enfin on ajoute des matières sucrées, mélasse, glucose, qui rendent le travail plus facile, donnent du corps à la bière et en assurent la conservation.

On emploie les variétés d'orge les plus recommandables. Par la sélection, on en a créé qui doivent être choisies de préférence aux autres, comme on a créé des variétés parmi les betteraves à sucre et les pommes de terre à fécule. M. Mœrcker a reconnu que quand l'orge est très riche en protéine, une partie des matièrçs

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récoltés avant maturité, brûlés pendant la formation embryonnaire, en un mot incapables de germer. On les enlève avec une sorte d'écumoire. ,

i° Menues graines d'orge. — Elles fournissent un premier résidu qu'on emploie à la nourriture de tous les animaux de la ferme, depuis le cheval jusqu'aux oiseaux de basse-cour. Leur composition est extrêmement variable comme les causes qui les ont rendues incapables de germer. L'analyse d orge de bonne qualité a donné les résultats suivants à MM. Muntz et Girard :

Eau 16.46 96

Matières azotées 1 1 . 58 —

— grasses i.g3 —

— amylacées et sucrées 46.78 —

Cellulose saccharifiable 7.91 —

— brute 4.23 —

Substances indéterminées 8.9 —

Matières, minérales 2.21 —

Les grains d'orge enlevés lors du mouillage n'ont point une aussi riche composition; néanmoins, leur valeur n'est pas nulle.

20 Touraillons. — Une fois suffisamment hydratée, l'orge est portée au germoir. Là, une température de 140 à 180, aussi constante que possible, favorise la germination. Cette opération a pour butde faire développer la diastase qui doit opérer la transformation de l'amidon en glucose ; c'est une des plus délicates, car il faut qu'on obtienne suffisamment de diastase, et d'autre part, il faut éviter que la germination se prolongeant par trop, il y ait une trop forte consommation d'amidon. On admet que la germination est suffisante quand la gemmule a atteint une longueur égale aux deux tiers de celle du grain. Lorsque ce moment est arrivé, et cela se pré-

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grain ou son d'orge et aussi quelques grains entiers qui ont été enlevés avec les touraillons. Ils sont très avides d'eau et, d'après nos essais, ils en absorbent jusqu'à 5 fois et demie leur poids.

Ces touraillons ont été, jusque dans ces derniers temps, utilisés comme engrais. On les répandait directement sur les terres, on les plaçait sous les animaux comme litière ou enfin on les arrosait de purin. Payen, dans la 5e édition de son Traité de Chimie industrielle, publiée en 1867, ne signale encore que cet emploi.

On se privait ainsi d'un aliment excellent pour le bétail et très facilement accepté par lui. Sa composition chimique est la suivante :

Kau 11 .09

Substance sèche 89.91

Pour 100 de substance sèche, il y a :

Matières azotées 26.89

— grasses 2.33

— extractives non azotées 46.86

Cellulose brute 15.93

Cendres 7 .99

Sa teneur en protéine est très forte, et le rapport des matières azotées aux matières non azotées est :: 1 : 1,8. Sa digestibilité doit être élevée comme elle Test généralement pour les aliments fournis par des végétaux très jeunes. Enfin comme il est très sec, sa conservation est facile et son transport plus commode et moins onéreux que celui de la plupart des résidus. Voilà donc plusieurs raisons qui justifient amplement son introduction dans l'alimentation du bétail et l'éloge qu'on en a fait.

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