‹ Des résidus industriels dans l'alimentation du bétail 1892Chapitre 37 sur 72 · BREBIS ET CHÈVRES LAITIERES · texte numérisé non relu

BREBIS ET CHÈVRES LAITIERES

i° Tourteau de coprah o k. 400

Carottes o k. 5oo

Regain 1 k. 5oo

Paille o k. 800

20 Tourteau de sésame o k. 400

Drèche 2 k. 5oo

Paille 1 k. 000

TRUIES SUITEES

i° Farine de coco o k. 25o

Pommes de terre cuites 5 k. 000

Son o k. 5oo

Petit lait 4 litres

3io DES RÉSIDUS INDUSTRIELS.

2° Farine de palmiste o k. 200

Citrouilles 2 k. 000

Résidus de triperie 1 k. 000

Eaux grasses 6 litres.

Dans les exploitations où le lait est utilisé à la production du beurre et du fromage, on ne perdra pas de vue qu'il ne faut pas forcer la quantité de tourteaux, encore que les vaches les acceptent très bien. Les expériences du Dr Vœlcker ont, en effet, démontré que quand on dépasse les doses habituelles et qu'on arrive à 7, 8 et même 10 kilog. par tête et par jour, comme on Fa fait quelquefois, une partie de l'huile ainsi introduite en surabondance dans l'économie semble passer dans le lait sans avoir subi de transformation dans la mamelle , la crème se baratte mal, reste mousseuse , se prend difficilement en grumeaux et donne un beurre huileux, de consistance insuffisante. Au reste, une ration renfermant une forte proportion de tourteaux rie serait pas économique; cette raison à elle seule suffit pour engager le nourrisseur à se maintenir dans de sages limites.

c) Les tourteaux sont non moins à recommander pour les rations d'engraissement. Leur efficacité les a même fait utiliser pour le gavage des volailles. Toutes les bêtes bovines et ovines qui figurent dans les concours spéciaux d'animaux gras et dont on admire le fini de l'engraissement et le lustre du poil ont reçu des tourteaux ; ces résidus entrent à peu près toujours dans le régime de l'engraissement en stabulation. L'universalité de leur emploi pour cette finalité économique est une garantie de leur utilité qui a été démontrée dans plusieurs séries d'expériences.

Si les tourteaux poussent à la graisse, on leur repro-

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DES TOURTEAUX. 3n

che de donner à celle-ci une teinte jaunâtre, peu de consistance, ainsi qu'une viande fade qui prend une mauvaise saveur si les tourteaux distribués étaient rances. La constatation de ces faits est facile à faire sur le porc engraissé au tourteau dont le lard manque de fermeté et prend moins bien le sel que quand cet animal a été alimenté au maïs ou à l'orge.

La chair des oiseaux de basse-cour engraissés au tourteau contracte un goût qui rappelle l'huile de poisson et la déprécie.

Le manque de consistance de la graisse tient à la trop faible proportion de ses acides gras solides vis-àvis des liquides, ainsi que les recherches de M. Mûntz Font démontré. Cette proportion est moindre que dans les animaux ordinaires ; on se rappellera que la valeur industrielle des produits riches en graisses concrètes est plus élevée que celle où les graisses liquides dominent.

Le moyen d'éviter ces inconvénients est la suppression radicale du tourteau quelque temps avant de livrer les animaux d'engrais à la consommation et son remplacement par des grains et des farines. Il est indispensable, si le tourteau est rance; quand cet aliment n'a subi aucune altération, on peut en continuer l'usage, mais en réduisant la quantité primitivement distribuée et en donnant l'équivalent en grain cru ou cuit ou , ce qui vaudrait mieux si le prix n'est pas un obstacle, par du lait. Pour les oiseaux de basse-cour, on a proposé de mêler à leurs aliments, pendant les trois dernières semaines, du charbon pulvérisé; ce corps, par ses propriétés absorbantes, agirait efficacement pour faire disparaître le goût d'huile. Ce moyen, s'il a les qualités que lui attribuent Gil et Dingler qui l'ont préconisé, serait à essayer aussi sur le porc. L'emploi des

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glands nous a procuré de bons résultats dans l'engraissement de bêtes bovines dont les chairs avaient une fermeté qui ne laissait pas soupçonner la proportion de tourteau qui était entrée dans leur régime. Peutêtre que d'autres fruits, les châtaignes par exemple qu'on donne quelquefois dans le Centre, ou des graines comme celles du lupin, produiraient les mêmes effets. Les feuilles de chêne, de peuplier, de frêne, de tremble. d'orme et de bouleau pourraient être essayées sur les moutons.

Exemples de rations pour animaux à l'engrais :

i° Tourteau de colza. i k. 5oo

Pommes de terre cuites 20 k. 000

Regain "10 k. 000

20 Farine de coco 1 k. 5oo

Farines quatrièmes 2 k. 000

Betteraves 12 k. 000

Trèfle 12 k. 000

3° Tourteau d'arachides 3 k. 000

Pulpes de sucrerie 40 k. 000

Luzerne 5 k. 000

Menues pailles 5 k. 000

40 Tourteau de coton 1 k. 5oo

Drèche 20 k. 000

Graines de foin 5 k. 000

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