CONCLUSIONS
Dans les psychoses à base de stupeur et de confusion mentale, on peut voir survenir des phénomènes musculaires spasmodiques caractérisés par de la raideur, des contractures ou des attidutes stéréotypées d’origine psychique.
— Ces contractures entraînent chez quelques-uns de ces malades, ainsi que l’a fait observer A. Cullerre - en 1904, des troubles trophiques dans les muscles
intéressés. |
— Les amyotrophies et les rétractions tendineuses ainsi produites paraissent être en rapport avec la durée de la contracture, et frappent particulièrement les muscles fléchisseurs des trois derniers doigts de la main.
— Elles atteignent un nombre relativement petit de malades, dont le système fibro-musculaire est spécialement vulnérable, et il semble qu’il y ait là une manifestation de la diathèse arthritique.
— Il s’agit vraisemblablement d’une forme attenuée et atypique de la maladie de Dupuytrer.
— Les modifications de l’état mental produisent un effet heureux sur La marche de l’affection locale, et la
guérison de la psychose peut entrainer la guérison
de la rétraction : il subsiste néanmoins un certain
déficit, et dans la majorité des cas, la restitutio ad integrun ne peut s'effectuer.
— Le traitement de la psrehose elle-mème peut suffire dans certains cas, mais on devra le plus souvent lui adjoindre un traitement local approprié,
— Ce traitement local sera celui des atrophies musculaires en gènéral; massage, mécanothérapie, électrothérapie, électroïonisation ; les opérations chirurgicales seront rarement indiquées.
| Va : Le Président de la thèse
JOFFROY Yu : le Doyen, LANDOUZY dr TS rrR De LIARD