‹ Des Romains, Lettres Persanes et Temple de GnideChapitre 169 sur 263 · LXXXIX. USBEK A RHEDI · texte numérisé non relu

LXXXIX. USBEK A RHEDI

A Venise. „

A Paris rgone, la libei;té4t^ l'égalité. La naissance, la vertu , le méritêmémé de la guerre , quelque brillant qu'il soit. ne sauve pas un homm.e de la foule dans laquelle il est con-

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fondu. I^.i;ilcmsi»-4ks rnn^rs y est tm^uinîT?. On dit que le premier de Paris est celui qui a les meilleurs chevaux à son carrosse. / J (^ /Un grand seigneur est un homme qui voit le roi , qui parle ' aux ministrëFTqui a des ancêtr^ , des dettes et des pensions. S'il peut avec cela cacher son Js^fi?^ par un air empressé, ou par un feint attachement pour les plaisirs , il croit être le plus heureux de tous les hommesj) ^ j En Perse, il n'y a de grands que ceux à qui le monarque \^^' oOnne quelque part au gouvernement. Ici , il y a des gens qui sont grands par leur naissance ; mais ils sont sans crédit. Les rois font comme ces ouvriers hahiles qui , pour exécuter leurs ouvrages, se servent toujourSjdes^ machines les plus simples. La faveur est la grande (imnité des Français. Le |sii^istre ostlegrand prêtre, qui lui offrehien des victimes. Ceux qui l'entourent ne sont point habillés de blanc : tantôt sacrificateurs, et tantôt sacrifiés , ils se dévouent eux-mêmes à leur idole avec tout le peuple.

A Paris , le 9 de la lune de Gemmadi 2, 1715.

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